‹ Aide-mémoire de médecine, de chirurgie et d'accouchements [electronic resource]Chapitre 99 sur 180 · V. s. a. électuairc : 3 à 5 cuill. à café · texte numérisé non relu

V. s. a. électuairc : 3 à 5 cuill. à café

par jour.

If Digitale pulvérisée 1«V-5

Racine de gentiane 4 gr-

Esu bouillante 200 H

Oxymel scillitique 30 ~j

1 cuill. à bouche toutes les heures.

MALADIES DU PÉRITOINE. 3 99

A l'extérieur, friclions stimulantes, diurétiques teinture de scillc et de digitale, âa lOOgr.), etc.

449. Paracentèse. — Déterminer par la palpation et la percussion le lieu où se fera la ponction : c'est habituellement sur le milieu de la ligne qui s'étend de l'ombilic à l'épine iliaque antérieure et supérieure. Appareils: Trocart de 5 millim. de diamètre, armé de sa canule et graissé au cérat ; baquet pour recevoir le liquide ; diacliylon ; \inaigre ou éther en cas de syncope; compresses et bandage de corps. — Tendre la peau avec la main gauche et enfoncer brusquement le trocart avec la main droite : faire exécuter quelques mouvements légers de latéralité à l'instrument ; si le liquide coule mal, on désobstrue la canule avec un stylet boutonné ; comprimer méthodiquement l'abdomen.

Injections iodées quand l'ascite n'est pas symptomatique : injections d'éther sulfurique(l5 gr., Girault).

% Teinture d'iode 150 gr.

Iodure de potassium 4

Eau distiIlée 150 à 500 gr. (Boinet).

4 30. Carreau ou Tuberculi8a<ion de* ganglion* mésenter,«ue8. - Symptômes. - Développement considérable du ventre des enfants • à la palpation sensation de tumeurs plus ou moins grosses, irrégulières, le long de. la colonne vertébrale et de 1 ombilic ; quelquefois douleur et dilatation des veines du ventre, anasarque : amaigrissement, rachitisme: troubles digestifs, constipation, plus souvent diarrhée. A* pas confondre avec rachitisme (294), entérite chronique(422)

Traitement. - Régime sévère : bouillons, lait, œufs pei" cuits ; purées, de légumes de viandes et de po ssons; compte" et fruits bien cuits ; vin de Bordeaux coupé. S'il y a constina ion bouillon de veau ; s'il y a diarrhée, eau a'ibum n euTe 2 a 5 blancs d œufs battus dans un litre d'eau), eau dénomme

de chaux (2 a . U^Sià^^^ (2 à 5 gr/, au sous-nitrate de bismuth (2 à H n salés, sulfureux, iodés bromure i l 1 g }' CtC' Bains à riodure de plimb (2 à 4 T) dVnn! °n8 ^ Pommade* Irait de ciguë? (2 à 4 gr ) aonltnH fT(2 à 4 gr'}' à r«* les 3 ou 4 jours anolni'p PP f 10nsde teinture d'iode tous ««me, T^^tT^T^ V°lanlS

SECTION IV

450 bis. Blessures, contusions, etc. [voir 406, 407, 408].

451. Néphrite simple, aiguë. — Symptômes. — 1° Locaux et fonctionnels : Douleur locale, s'irradiant dans le voisinage, plus ou moins vive, rarement pulsative, plus souvent avec tension, augmentant par les mouvements du tronc, par la toux, l'éternument, par le décubitus "sur le côté malade, la chaleur du lit, quelquefois avec exacerbations : urines moins abondantes, rares, sanguinolentes, albumineuses quelquefois, rouges, brunâtres quand la néphrite est traumatique ; plus souvent pâles dans la néphrite spontanée ; purulentes ou non.

2° Généraux : Nausées, vomissements; inappétence, altération, constipation; testicule rétracté ; pouls dur, fréquent; peau sèche.

Quelquefois formation dans le rein d'aôcésqui peuvent s'ouvrir dans le bassinet.

Ne pas confondre avec lombago (297), colique hépatique ou calculs biliaires (4H), colique néphrétique (457j, psoïtis (458), péritonite (446)*

Traitement. — Saignées générales de 350gr. et locales répétées, 15 à 30 sangsues; ventouses scarifiées; cataplasmes, bains prolongés ; boissons aqueuses, émollientes, délayantes, graine de lin, mauve, orge miellée, chiendent, lait, etc. Lavements émollients, huileux, matin et soir; purgatifs, huile de ricin, limonade au citrate de magnésie, etc. Repos absolu ; diète sévère.

Contre les vomissements : Boissons gazeuses, glace pilée; sinapismes, révulsifs.

452. Néphrite simple chronique. — Symptômes. — 1° Locaux et fonctionnels : Douleur persistante avec exacerbations passagères, le plus souvent sourde, profonde, obscure, spontanée ; douleur à la pression ; pas de rétraction du testicule, pas de suppression d'urines ; urines peu abondantes, alcalines au moment de l'émission, troubles, contenant habituellement des sels calcaires, phosphatiques, ammoniaco-magnésiens et des globules muqueux.

2° Généraux : Peu marqués ou nuls.

Ne pas confondre avec lombago (297).

Traitement. — Régime animal préférable au régime végétal;

lavements opiacés et camphrés pour calmer la dysuric ; onctions narcotiques ; bains de siège fréquents ; ventouses scarifiées, exutoires, vésicatoires, cautères, moxas aux lombes : repos. Alterner les boissons toniques et résolûmes selon les symptômes; narcotiques, thériaque (I gr.), diascordium (1 gr.), extrait thebaïque (0,05 en 4 pilules \ Tisanes de houblon? de goudron, d uvaursi, etc. Eaux d'Évian, de Vais.

453 Albuminurie, Néphrite albumineuse, Maladie de Br,8h<. Symptômes. - t<> Caractéristiques: Dans les urines albumine que l'on constate par rébullitidh ou à l'aide de quelques gouttes d'acide nitrique ; il se forme alors un précipité analogue au blanc d'œuf : présence des tubuli. P 2° Généraux : Lassitude, courbature, pesanteur et fatigue

l'ig. l»6. - Rétinite albumiuurique (*)

rose, amblyopie, diplopie, etc., déterminées par l'hypérémie de la rétine. A l'ophthalmoscope, papille du nerf optique infiltrée, opaque, blanc rougeûtre ; contours confondus avec la partie environnante de la rétine ; veines engorgées, artères pâles, voilées par l'exsudation aa ; tacbes rouges hémorrhagiques ddle long des vaisseaux ; taches blanches graisseuses disséminées sur la rétine (fig. 196). Névralgies, surdité; troubles digestifs ; urémie ; complications cardiaques, pulmonaires, pleurétiques, spléniques, gastro-intestinales, etc.

L'albuminurie est accidentelle, passagère ou permanente : ce dernier cas constitue la maladie de Bright.

Formes : Aiguë, — chronique.

Ne pas confondre avec ascile (448), néphrite simple (451).

Traitement. — 1° Forme aiguë: Saignées générales et locales; ventouses scarifiées aux lombes ; tisanes rafraîchissantes et nitrées ; purgatifs peu énergiques d'abord, eau de Sedlilz, huile de ricin : quand l'hydropisie est peu considérable, purgatifs drastiques, gomme-gulte, jalap, aloès, etc. (voir Ascite (448). Bains simples, de vapeurs, tous les jours ou tous les deux jours ; fumigations de baies de genièvre : quelquefois diète lactée et oignon. Couvrir le corps de flanelle.

2° Forme chronique : Tisane de busserole ou uva ursi (5 gr. pour 1/2 litre), de raifort sauvage (25 gr.), de sommités ou fleurs de genêt (15 gr.). Ventouses aux lombes ou sangsues a l'anus en cas de recrudescences aiguës : oxymel scillitique (15a 50 gr.); poudre, pilules de digitale ; teinture de canthandes (30 à 50 gouttes par jour) ; acide nitrique (2 à 4 gr. par jour dans l'eau sucrée}; alcool nitrique (1 à 2 gr.), sudorifiques (voit Ascite.) Insister principalement sur le régime tonique : commencer par les aliments légers, puis nourrissants ; eau vineuse, vins de Bordeaux ; quinquina, ferrugineux [voir Chloro-

ù1tt SL rte8 rein,. - Symptômes. - Douleurs lombaires plus ou moins vives ; pissement de sang ; urines noirâtres, couleur marc de café ; quelquefois tumeur formée par le rein dégénéré. Inappétence, amaigrissement, vomissements, diarrhée: cachexie cancéreuse ; œdème des membres inférieurs, quelquefois ascite. m .

Ne vas confondre avec hématurie simple (455).

Traitement. - Symptomatique, palliatif; calmant : exutoires aux lombes; eaux d'Évian. Symptômes.

4 SH némorrhaffic rénale OU Hématurie. - ^MP™ME=- Jf.'ZoZnnels : Â la suite de contusions, de chocs, d'efforts

violents, de lésions organiques, sous l'influence de certains climats chauds, après la suppression d'hémorrhagies habituelles, etc. : urines rougeâtres, noirâtres, contenant du sang en quantité variable. Après le refroidissement elle repos de l'urine, caillots noirâtres, fibrineux, gélatiniformes ; concrétions fibrineuses filiformes : arrêtés dans l'uretère ou Turèthre, les caillots ont une forme allongée et pourraient en mposer pour un ascaride, un strongle.

2e Généraux: Variables selon la cause.

Ne pas confondre avec hémorrhagies de la vessie (o ! 1), vers ascarides ; chercher à déterminer si l'hémorrhagie est essentielle, accidentelle, symptomatique, supplémentaire, etc.

Traitement. — Si le sujet est fort vigoureux, l'hémorrhagie active ou supplémentaire; expectation ; précautionshygiéniques, température douce, chambre aérée, repos horizontal, lavements émollients et froids ; îégime doux, léger, laclé ; boissons adoucissantes, un peu acidulées ; dans quelques cas, saignées révulsives ; manuluves sinapisés.

Si l'hémorrhagie est considérable: Eau froide, boissons froides, acidulés, glacées; eau froide, sachets de glace sur les reins ; lavements froids, vinaigrés ; repos sur un it dur et peu couvert.

Si l'hémorrhagie 'récidive et si le sujet est faible : Préparations froides de quinquina : vins de quinquina ; ferrugineux, protoiodure de fer en pilules ou sirop (voir Chloro- anémie) : extrait de ralanhia (2 à 4 gr.), acide tannique (0,10 à 2 gi\), seigle ergoté (i à 4 gr.), ergotine (I à 4 gr. en potion).

"2f Ergot de seigle pulvérisé 4 gr.

Acide tannique 1 gr 50

M. et div. en 6 paquets : 1 à 4 par jour.

Si l'hématurie est symptomatique d'un cancer des reins. Voir (454).

Règles hygiéniques douces ; pas d'excès de fatigue ; continence sexuelle; changement de climat.

456. Gravelle, Calculs rénaux. — VOLUME : 1° Sable - — 2° gravelle, du volume d'une tôte d'épingle ; - 3" graviers plus gros, mais pouvant passer par l'urèthre; - 4» calculs, ne pouvant plus franchir le canal; - 5« pim calcul tres vo]umi neux.

Forme : Corps oblongs, ovales, lisses ou rugueux ; quelquefois les formes sont bizarres, variables selon la composition de la gravelle ou des calculs.

Composition et variétés: 1» Présence dans l'urine de sable fin,

rougeâtre, jaunâtre, se consumant entièrement parle feu, — constitué par l'acide urique, et donnant lieu à la graveîle urique ou rouge.

2° Sédiment blanc et crayeux dans les urines; verdissant le sirop de violettes, soluble dans les acides; noircissant sur les charbons ardents et répandant une odeur ammoniacale, — constitué par les phosphates de chaux, de magnésie, d'ammoniaque, par le phosphate ammoniaco-magnèsien, et donnant lieu à la gravelle phosphatique ou grise.

3° Les graviers de phosphate de chaux pur sont très-rares, ainsi que ceux de carbonate de chaux qui donnent lieu à la gravelle blanche.

4° Sédiment composé de graviers d'un jaune brun, quelquefois noirâtre ; brûlés au chalumeau, il ne reste qu'une poudre blanche qui est de la chaux, — constitués par Yoxalate de chaux, rarement seul, le plus souvent associé à l'oxalate d'ammoniaque et aux sels uriques, ils donnent lieu à la gravelle oxalique ou jaune.

5° Sédiment dans lequel on trouve l'acide urique, le phosphate de chaux, cristallisés autour des poils et donnant lieu à la gravelle pileuse.

Symptômes. — Variables selon le volume de la gravelle; nuls pour le sable et la gravelle, quelquefois sentiment de gêne ou de douleur sourde dans les reins.

Si les graviers peuvent traverser les uretères; fourmillement, engourdissement dans les reins, urines foncées en couleur, laissant déposer au bout d'une ou deux heures un sédiment rougeâtre; douleur rénale, engourdissement, coliques néphrétiques.

Si les graviers ne peuvent traverser librement l'uretère, douleurs vives, coliques néphrétiques, hématurie. Dans ces trois cas, urines aussi abondantes qu'à l'état normal; présence dans les urines des sels ci-dessus, et de sang, .de pus, d'albumine, de mucus ; acides, troublées par l'acide nitrique quand les graviers sont composés d'acide urique ; alcalines, s'éclaircissant par l'addition de quelques gouttes d'acide nitrique, quand les graviers sont phosphatiques.

Ne pas confondre les différentes variétés de gravelle ; ne pas confondre avec névralgie lombo-abdominale (297), calculs biliaires (441).

Traitement. — Quelquefois saignées locales en cas de vives douleurs; bains prolongés; fomentations émollienles, narcotiques [voir Calculs biliaires (Hi)], chloroforme à l'intérieur, à

l'extérieur, en inhalations : augmenter la sécrétion urinaire par des boissons abondantes, par les tisanes de chiendent, de queues de cerises, de pariétaire, d'uva ursi (busserole), de graine de lin, de reine- des-prés, additionnées de nitrate ou d acétate de potasse (1 à 5 gr.); bière légère; eaux gazeuses; sucs déjeunes pousses de bouleau (2 à 3 cuillerées par jour); térébenthine ; eau de goudron.

"if Poudre d'uva ursi ou busse- ] IL Térébenthine de Venise. . . 2 m-

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