AIR. — CLIMATS
ses, par une bonne noumlure, un exercice suffisant, eu. ; si sa propre lempératiire descend à 2fl°, la mort arrive. (Pour les autres maladies dues à la chaleur et au froid Toy. Climali^, p. 20).
D, Vknts, ciHcuLATior( mniriHE. — Les venls soBti des courants plus ou moins rapides qui se forment! dans l'air quand sa densité cesse d'être éftale sur J quelques points de l'atmosphère : en un point, Tai s'échauffe, se dilate, s'êlëve, un courant plus froid le remplace ; ou bien il j a condensation de vapeurs en un point, où l'air est raréfié et aspiré. Près de l'équateur, des masses d'air surchauffé s'élèvent jusqu'aux dernières limites de l'atmosphère, d'oil elles se déversent vers les pûles, en même temps que l'aii' froid des pôles vient remplacer le précédent : de là deux courants réguliers, généraux et constants, nommés venta alizfy et t-.ontre-aliiéi, qui, en raison de la rotation de la terre de l'ouest k l'est, ne vont pas du sud au nord et du nord au sud, mais soufflent du sud-ouest et du nord-est, dans notre hémisphère. Localement, on retrouve, dans la région méditerranéenne, l'alizé et le contre-alizé, représentés par le mUtrat, vent froid qui vient du nord-est [Cévennes], et par le sirocco, vent chaud qui souffle du sud-ouest (Sahara). On connaît aussi des vents périodiques: les moussons, qui, dans la mer des Indes, soufflent du nord-est d'octobre en avril, du aud-ouest d'avril en octobre, amenant la sécheresse dans le premier cas, les pluies dans le second, et dus à ce que les plateaux du continent asiatique et la mer indienne sont alternativement surchauffés ou refroidis suivant la position du soleil ; les vents éUdens, qui régnent sur la Méditerranée pendant l'été, dont le courant inférieur est nord-sud, le courant supérieur sud-nord, et qui tempèrent la chaleur de la canicule.
' B vent esl dit fimliré cju'.mA \\ ça.îtoxMV'ï. n
par seconde ; frais, 10 mètres ; grand frais, 15 mètres ; très grand frais, 20 mètres ; à 25 mètres, tempête; à 35 mètres, ouragan. Les cyclones et typhons des régions intertropicales sont dus à un très rapide déplacement de l'air par un double mouvement de tournoiement et de translation.
Le vent, surtout sec, favorise l'évaporation et la perte de calorique du corps, assainit le sol et Tatraosphère en diffusant les particules suspectes, sans pourtant transporter bien loin les germes morbides, règle l'état de sécheresse ou d'humidité d'un pays : c'est un des éléments importants des climats.
Les courants d'eau qui sillonnent l'océan ont la môme origine, sont soumis aux mêmes lois que les courants atmosphériques. Pendant que le Gult- Stream déverse les eaux chaudes de la mer des Aqlilles vers les côtes occidentales de l'Europe centrale, dont il améliore le climat et augmente la fécondité, des courants partis des régions polaires poussent jusqu'à Terre-Neuve des masses de glaces et d'eaux froides.
E, Électricité atmosphérique. — L'atmosphère, môme sans nuages, contient de l'électricité, habituellement positive, d'autant plus abondante que l'altitude est plus grande. Il y a quotidiennement 2 maœima électriques (9 h. du matin, 3 h. du soir), et 2 minima (midi, 9 h. du soir). Les orages sont bien plus fréquents et plus redoutables dans la zone torride que dans nos climats : à leur approche, les individus nerveux, malades, convalescents, éprouvent du malaise et de l'anxiété. La chute de la foudre, plus fréquente eu été, le jour que la nuit, à la campagne que dans les villes, détermine la mort immédiatement, par choc direct ou par choc en retour; ou bien produit seulement des brûlures ,des paralysies, etc.
Climats. — Le climat est l'ensemble des conditions
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F almosphéi'iquea qui caractérisent ua pays : latitude, I allitude, température, état de sécheresse ou d'Iiumi dite, vents, Électricité. Mais ea pratique la température seule sert de base à la classiUc.ilion des climats, ce qui permet de distinguer fi ïoaes climittëriques : lorrides, chaudes, tempérées, froide9 et poluires.
K. Cliuats tobrides, — Situés entre les deux lignes isothermes de + W, ils n'existent pas en Europe, et comprennent : en Asie, l'Arabie, t'Hindoustan, rindo< Chine; en Afrique, le Sénégal, U Guinée, le Congo, le Sahara, le Soudan, l'Alyssinie, Mozambique, Madagascar; en Amérique, le Mexique, l'Amérique centrale, les Antilles, la Colombie, la Guyane, le nord du Itréail; eiiMalaisie, les Philippines, les Moinques, la No nv elle -Guinée, les Carolinea, les Marquises, les Iles de la Sonde.
La pression barométrique, la température, l'humidité, y varient peu. Les habitants ont un tempérament mou et une tendance h l'atonie générale. La phtisie y a une marciie rapide. On y observe surtout : les fiivrcs palustres, à type souvent irrégulier, intermittentes simples ou pernicieuses {délirante, comateuse, dysentérique, cholérique, syncopale), ou rémittentes (bilieuse, ictérique, algide, cbolériforme) ; * la dysenterie, très fréquente et très grave ; Vht'patile; le typhus des kauls plateaux ; l'anémie du Gabon (galopante, souvent mortelle] ; l' insolation, qui tue par accidents cërébraus après l'action directe du soleil (coup de loleil), ou par asphyxie à la suite de l'élévation de température de \'a.it amii\a.nl {coup de chaleur); la maladie du sommeil : Vkémalurie clylease; Vulcêre pkaiji'dénique des pays chauds (ulcère de la Guyane, ' de; Mozambique, plaie deirvémen); le bouton d'Alep i et le bouton d'Ambrdne, le frarnbxsia et le pian (tubercules de la peau); divers insectes {hicilieoa mouohe ' 'jù-ofc, cAiçye ou puce péju!frQule,f
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dinsy dragonneaii) ; la lèpre (dont la contagiosité est contest^*e) ; la dengue, fièvre épidémique, non mortelle, avec douleurs dans les membres et éruption cutanf^e.
B. Climats chauds. — Etendus entre les isothermes de -f- 25'> et -f- i5°, ils comprennent, dans Vhémir Rfilière nord : en Europe, Espagne, Italie maritime, Grèce, littoral méditerranéen de la France; en Asie, nord de l'Arabie et de la Perse, Turquie d'Asie, Arménie, Afghanistan, Turkestan, sud de la Chine ; en Afrique, Maroc, Algérie, Tunisie, Tripolitaine, Egypte; en Aménque, nord du Mexique, sud des États-Unis; en Oc(^anie, îles Mariannes, Magellan, Sandwich ; — dans Vhémisphère sud : en Afrique, Cap, Hottentots ; en Amérique, Pérou, Brésil ; en Océanie, Australie, Nouvelle-Calédonie .
La température moyenne annuelle est de i6» à 20" ; les variations de température sont peu marquées le jour, mais considérables la nuit. Nice a un climat trop variable pour les malades ; la température, plus uniforme h Hyères, est surtout égale et douce à Cannes et à Menton. Les fièvres paludéennes sont fréquentes en Algérie, où elles prennent le type rémittent, sont souvent pernicieuses et suivies de cachexie palustre ; on y observe aussi le bouton de Biskra, la gale bédouine, le ver solitaire, la diarrhée et la dysenterie; en Egypte le bouton du Nil; en Asie Mineure le bouton d'Alep; h la Nouvelle-Calédonie, les maladies pulmonaires et intestinales, le tonga (voisin du pian).
C. Climats tempérés. — Situés entre les isothermes de -1-15° et -f-o°, ils comprennent, dans Vhémisphère nord : la plus grande partie de VEurope; en Asie, Mongolie, Chine septentrionale, Japon ; en Amérique, États-Unis du nord ; — dans Vhémisphère sud : en Amérique, Chili, Palagonie; en Océanie, Tasmanie, Nouvelle-Zélande.