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III. Substances gazeuses ou vohtiles, — Dans Vair

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■ CLIMATS

libre, en plua Je l'acide cai'bouique (voj. p. laj, i IrouïÊ coninie impuretés gazeuses : l'ammoniaqVB, qui abonde près des foyers de décomposition organique, qui mesure la proprelé des localités, et qiii'j n'est dangereux qu'aux doses, rarement atleinte^T de 13 à 20 p. iOOO ; Vliydrogéne sulfuré, produit de lu putréfactiou, toxique à la dose, rare à l'air libre,!' 3 à& p. 100; l'hydrogène earboné, propre à rial {gas des marais) et des mines [grisou) ; Vhydrogèttâ phosphore et arsénié, les vapeurs d'acide sulfur sulfuriqm, le ohlore, l'acide cklorkydrique, le sul/U lie carboné, le sulfhydrate d'ammoniaque. Ces (laz, dait^ les proporlioiis où ils sout dans l'air libre, sont s' plement irritants pour les voies respiratoires. '. dans les aleUere et usàies, ofi ils sout plus abondauts ils peuvent causer des accidents graves [voy. Hygiène'^ professionnelle, p. lâl). L'air des fosses ifaisances, da^'M êgouts, des cimetières, peut être vicié à un haut degri par l'hydrogène carboné et sulfuré, l'azote et l'acidl carbonique en excès, le sulfhydrate d'ammoniaqu;' (voy. Hygiène des habitatiuns, p. S'i ; et Hygiène des villa p. t04}. Enfin l'air des habitations renferme diverses substances volatiles qui caractérisent l'a»' confina.

Des substances gazeuses qui précèdent ou peut rapprocher les miasmes, virus, eonlagcs, principes que le microscope et l'analyse chimique ne peuvent ra-^ connaître, mais qui manifestent leur présence pur /et maladies infectiemvs qu'ils provoquent (voy. p. 143m

Air marin. — Il a une composition chimiquK presque identique à celle de l'air terrestre : " ferme seulement une proportion d'ozone un peu plus élevée. Mais l'air du la mer, au large, ne renferme presque pas de microorganismes: 10 mctres cubes ne fournissent que 4 n ti bactéries, lOU fois moins que l'air des habitations de Paris. Leur quantité augmenle a mesure qu'on a^çTorta à^'i tfsV^b't-, ■^■*--

tefois l'air du littoral, épuré par le vent de la mer, est encore très pauvre en germes cultivables ; c'est par là qu'il se distingue de Tair de Tintérieur des terres, et qu'il lui est supérieur au point de vue hygiénique.

Air confiné. — Air que renferment les enceintes où séjournent des êtres vivants, et qui n'est pas ou qui est insuffisamment renouvelé. Il est vicié; 1° par la respiration des habitants, qui diminue la quantité d'oxygène (de 2\ p. 100 elle peut tomber à 1^) et augmente celle de l'acide carbonique (un enfant de huit ans en exhale 9 litres par heure, une femme adulte 12 litres, un homme 20 litres au moins) ; 2° par les produits de la transpiration cutanée ^ qui, contenant un peu d'acide carbonique et beaucoup d'eau, rapprochent^ l'air de l'état de saturation aqueuse ; 3° par les gaz qui s'échappent du tube digestif; 4° par les foyers d'éclairage et de vhauffage, qui fournissent de l'oxyde de carbone et de l'acide carbonique ; 5° par les matières organiques, émanant du corps de l'homme : débris épidermiques, matière sébacée, produits d'exhalaison pulmonaire, nasale, buccale, etc., et par les gaz de décomposition des aliments, ordures ménagères, etc.

Tantôt la viciation de l'air est subite, les effets sont immédiats : malaise, maux de tête, vertiges, nausées, gêne de la respiration, parfois suffocations, sueurs, délire, mort. Tantôt, à la suite du .séjour habituel dans une pièce mal aérée, surviennent l'anémie, la pâleur des téguments, l'inappétence, l'altération profonde de la santé. On prévient ces accidents en fournissant à chaque personne un minimum d'air (cubage d'air), et en l'entretenant à l'état de pureté [ventilation] (voy. Hygiène des habitations, p. 78).

Propriétés physiques de Tair. ^ A. Pression

' \T!iurpHÉmi.>i K. — Ole équivaut, eu moyenne, a, celle '

d'une colonne de mercure haute de 730 millimètres, ce qui donne une pression de plus de 1 .000 grammes par centimètre carré : le corps d'an homme de taille moyenne, ayant une surface de 20.000 centiraélres carrés, supporte une pression de 20.000 kilos, qui |

tait équilibre à celle qu'exercent de dedans en dehors I

les liquides et les gaz do l'êcODomie. La pression j

atmosphérique est soumise b. des oscillations dans ^

ua même lieu et d'un lien à l'autre : entre les tropiques, ofi elles sont le plus manifestes et régulières, le mercure descend de 10 heures du matin k 4 heures du soir, monte de 4 heures h il heures, redescend de II heures du soir à i heures du luatio, remonte Jusqu'à 10 heuies (l'amplitude de ces oscil- ,

lations diurnes est de S millimètres); il descend de janvier à juillet au nord de l'équateur, monte de i

juillet à janvier (2 à 4 millimètres), c'est l'inverse i

pour l'hémisphère austral ; l'amplitude est plus ^

grande près de la mer que dans les terres ; la régularité des oscillations va eu décroissant de l'équateur vers les pôles. Les oscillations de 13 à 20 millimètres n'influencent pas la santé : il en est autrement pour celles qui ont beaucoup d'étendue, en plus (air com-

. primé) ou en moins (air raréfié).

I I. -lie numpnmé. — Les ouvriers qui travaillent

dans un air comprimé à 1 , 2 ou 3 atmosphères (scaphandriers, forage des puits, fonçage des piles de pont) éprouvent dans les oreilles une douleur due

. au refoulement de la membrane du tympan; les sens i

sont émoussés, le pouls filiforme et ralenti, la respi-

i ration moins fréqueute et moins ample, la peau pâle.

1 Au sortir de la cloche (décompression), surviennent,

quand la compression a dépassé 3 atmosphères, des douleurs musculaires et articulaires, de la faihU.'t.^s!. i membres ou de la para,ç\fe^e, 4&^ i^w^î,*.'i"v.\o"KB

'ti IIÏGIENE.

uéi'ëtiialcs, de reiii[jbysênie, dei hémoptysies ; I pression avait aUeinl 20 atmosphères, coDVulsioail iDorL. Ces acuidenLs sont dus à raugmBiitatioaj lensiuii de l'oxygène du sang ; nu moment de 11 compression, les gaz du sang, repaasanl à Vm libre, ont les ell'ets d'une inJecLion d'air JaniJ veines. Pour les éviter, on envoie dans les ctoa uu air pauvre en oiygêne, on opère la décompreu lenlement, en maintenant l'ouvpierdaii» des c' d'équilibre pendant une heure.

Les aspirations d'air comjii'ini'' ont de bous dans l'aslhme, l'emphysème, lu tuberculose, némie.

II. .1(1' ntfé/ié, mal des montagnes. — La près diminuant de 1 centimètre par tOo mètres d'él lion, n'est que de B9 ceDtimëli'es a. 2,000 mètli .ï2 centimètres à 3,01)0, etc.

L'homme soumisàces dépressions (as itéronautes} souflre de troubles nommés montagnes : soif, inappétence, nausées, vomissemeï respiration fréquenle et pénible, pouls accéléré, p pilalions, battements des tempes, hourdonnemes d'oreilles, céphalalgie, brisement dans les n afl'aiblissemeut des sens, prostralion, syncope, accidents sont dus à la diminution de 1 l'oxygèue, qui produit son insurtisance dans le & et une anémie particulière, l'anoxhémie. Le moyen de les prévenir est de se munir d'oxygène comprimé.

Ils n'existent pas chez les habitants des plateaux élevés, même dans certaines villes d'Asie et d'Amérique qui ont 2, 3 et 4,000 mètres d'altitude, parce que leur organisme est fait b. ces conditions : la largeur de leur thorax, l'amplitude de leur respiration, l'activité de leur drculation, compensent la rareté relative d'oxygène. Le séjour dans les lieux l'ievé!', facilitanl la i:trL'ula1iijn et la respiration, est

- CLIMATS

utile aujt lymphatiques, phtisiques et cardiaques, ne préfeatent aueun phénomène d'excitation. L' ration dans l'airraréllé a de bons efTetâ dans les ladies du poumon ou du cœur en ventilant le pou. et facilitant l'expulsion de l'acide carbonique. Dans les adhérences pleurales, on associe l'inspirati d'air comprimé n l'expiration dans l'air raréflÉ.

B. Humidité de l'air. — L'humidité absolKe, quantité de vapeur d'eau contenue dans f mèLi cuhe d'air {en moyenne, 1 p. 100 en volume), reSHe moins rhyjjiéue que Vhumidité relative o hijgrométriqut de l'air, qui est le rapport de l'humidité ahsolue à la quantité d'eau quf l'air contiendrait à la même température s'il était saturé. Cet étal hygrométrique, qu'on mesure à l'aide de l'iiygrométre, varie beaucoup. Bu été, l'humidité augmente du point du jour à iieures du matin, .jusqu'à 4 heures du soir, augmente ensuite; en hiver, son maximum est à 2 heures, son miuimi coucher du soleil. L'air est moins see sur le litton qu'ailleurs. Les venis ont une grande inlluence sur] Ihumidité ; le voisinage des montagnes et des forèli l'augmente; elle suit une marche inverse de la température moyenne d'un lieu ; elle est plus faible daat les régions élevées de l'atmosphère que dans les; parties basses.

En vingt-quatre heures un adulte perd,enmoyei 280 grammes d'eau par les poumons, 500 â 1.S00 grammes parla peau. Dans un air chaud et liumide, presque saturé, l'évaporatlon pulmonaire et cutanée se fera difScilemen), la déperdilion de la chaleur du corps sera ralentie, la température extérieure sera mal supportée ; dans un air aussi chaud, mais sec, l'évaporalion se fera, et emportera l'excès de calorique de l'économie. L'air sec est salubre ; l'air humide, de l'atmosphère et des tiii.b\\.a\.\.Q'n4, Kï.Y^«a

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rhumatisme, aux atl'eclions respiratoires, à Ja scrofule.

G. TKMPéRATiiRB DE l'air. — Elle est soumise à de nombreuses influences (latitude, altitude, vents, courants marins, humidité, etc.), et varie 'suivant les lieux, les saisons, les heures du jour. On nomme isothermes les lignes fictives qui passent par les points du globe dont la température moyenne de Tannée est égale ; isothéres, celles qui correspondent à une température égale pendant l'été, isochimènes pendant l'hiver ; elles ne suivent pas les parallèles géographiques. La température décroît de Téquateur vers les pôles. Près de l'équaleur, les températures moyennes diffèrent peu d'un mois et d'un moment du jour à l'autre ; les différences augmentent à mesure qu'on approche des pôles. La température diminue de 1<> par 180 mètres d'élévation en moyenne. Le voisinage de la mer (et des eaux en général) tend à l'égaliser ; d'où la distinction des climats marins^ remarquables par leur égalité de température, et des climats continentaux. L'air des forêts est plus chaud et plus égal que celui de la plaine. A Paris, la température moyenne de Tannée est + 10«,81 (3,59 en hiver, 10,29 au printemps, 18,01 en été, 11,26 en automne). La chaleur de l'air accélère la circulation et la respiration, active les fonctions de la peau, diminue l'abondance de l'urine, déprime le système nerveux, alanguit l'appétit et les digestions. Les températures très élevées provoquent Tinsolation, le délire aigu, ou une dépression de l'organisme. Le froid modéré augmente Thématose, dispose à l'activité physique et intellectuelle; les grands froids, au contraire, ont une action paralysante qui peut amener la mort, par anémie cérébrale dans le refroidissement brusque, par congestion dans le refroidissement lent et continu. L'homme peut lutter contre des froids inten-

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