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HYGIÈNE DES MALADES

[lilerie, meubles, papiers peints) doivent 6tre biea déainfecfés.

VIII, Diphtérie. — Éminemment contagieuse, parasitaire, transmissible par l'air, par le contact des fausses membranes avec les muqueuses ou la peau dénudée, et probablement par inoculation, presque toujours trÈs grave, procédant surtout par foyers avec recrudescences êpidèraiques, la dipbtérie est jusliciable de toutes les mesures d'isolement et de dâsinrection énumérées précédemnfenl, et rigoureusement appliquées.

IX. Malaria, Maladies des maraù. — Lorsqu'un sok peu perméable renferme des détritus organiques^ susceptibles de fermenter, sous l'influence de l'eau, de l'air et de la chaleur, il s'en exhale des miasmes dilB paludéens, qui engendrent les maladies palusb'es, telluriqueê, ou de mamis (dëvi'es intermittentes, rémittentes, pernicieuses, larvées, cachexie). Le plus souvent, les miasmes émanent d'un marais, terrain incomplÈlenient recouvert par une eau stagnante; parfois aussi, d'un sol non marécageux en apparence, mais qui, à une faible profondeur, contient une eau immobile et de nombreux éléments organiques; ou encore ils surnissenl, après de grands travaux dO' terrassement, dans un pays salubre jusque-là.

Les maladies de marais sont surtout fréquentes et graves dans les climats chauds et humides (pays tropicau):]; elles existent en France (Bresse, Sologne, Cliarenle], mais moins qu'autrefois, grâce à l'assai- □issement du soi. L'agent d'infeetion est un microor^anisme, dont la nalure est imparfaitement connue : d'après Klebs et Grudelli, ce sont des bltonnels. en forme do haltères (ÈflciHusmalaï'/œ); pour Laveran, des éléments dont les uns sOnt allongés, effilés ou en croissants, les autres arrondis et pouivus de (ihiQents {kimoiilasmodiei ou himatozoaires). Cet agent

ne se transmet pas par contagion : il est véhiculé par Tair et absorbé par les bronches; d'après Laveran, c^est Teau de boisson qui lui sert de véhicule.

La prophylaxie consiste à dessécher les marais^ eu drainant le sol et le couvrant de plantations (surtout de pieds ^'Eucalyptus globulosus, qui se développent vile et largement); ou, si le dessèchement est impossible, à tenir le marais complètement inondé, pour éviter les alternatives de sécheresse et d*humidité, favorables au développement du miasme paludéen. Celui-ci se répandant surtout à la faveur de la rosée et du brouillard, les habitants du pays devront éviter de sortir le matin et le soir.

X. Syphilis. — La prostitution créant un danger public par les contages qu'elle dissémine dans la population, il est indispensable qu'elle soit surveillée, et s'il y a lieu réprimée par les pouvoirs publics. 11 est incontestable que la prostitution libre, c'est-à-dire non surveillée, est désastreuse pour la santé publique. Quant a la provocation publique (autour des collèges et lycées, dans les brasseries et débits de vin) qui constitue le seul mode de manifestation extérieure par lequel la prostitution peut être atteinte légale* ment, elle doit être combattue et réprimée sous sesdiverses formes (Alfred Fournier).

B. Maladies exotiques. — I. Choléra asiatique, — \l diffère du choléra nostrast en ce qu'il est seul spécifique, dû à un agent infectieux (probablement le bacille virgule ou komma bacillus, de Koch). La diarrhée cholérique et la cholérine sont des degrés atténués du choléra asiatique, et peuvent le transmettre ou être transmises par lui.

Endémique dans l'Inâe, où les chaleurs et les pèlerinages le font passer à l'état d'épidémie, il ne prend pas naissance ailleurs, mais peut y être importé, et suit alors les grands courants humains, les voies-

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commerciales d'eau ou de terre. Il a Tait en Europe Irois grandes appaiilions ; par la route de terre, en 1830 «l 1846; par la voie de mer en 1H65; H a toujours progressé par étapes qui indiquent tes points dans lesquels il faut établir des moyens de protection. H est contagieux : le poison a pour véhicule tes matières fécales des cholériques, qui soitillent les linges et les objets de literies, ou sont répandues dans les fosses d'aisances; les cadavres cholériques et les marchandises le transmettent peut-être; les individus, sains ne le tratismetlem pas. L'air et l'eau de boisson sont ses agents de propagation ; certaines conditions (localités basses et humides, saisons cliaudes, misère, excès) favorisent son développement, La théorie de Petlenkofer sur l'influence de la nappe souterraine (voy. p. 1 43) n'a pas une valeur plus absolue ici que pour la fièvre typhoïde.

L'incubation ne dure que quelques jours, parfois qnelques heures, La diarrhée prémonitoire ne se prolongeant pas plus d'une semaine, un individu qui en est atteint, et qui, au bout de ce temps, n'a pas de signes de choléra confirmé, peut être regardé comme non cholérique.

LOi prophylaxie du choWfa consiste (Proust) : 1" Dans l'Inde, à restreindre les pèlerinages, désinfecter les matières, nettoyer les villes, surveiller le transport des malades et éviter l'encombrement des bal eaux;

2" A placer des posUs eanitaires dans les régions limitrophes de l'Inde, d'un côté, de l'Asie et de l'Europe de l'autre, pour limiter le foyer près de son point de départ par terre : quand l'Europe est envahie, les cordons sanitaires sont très difficiles & appliquer et peu efficaces;

3° A faire surveiller la roule de mer par des médedos échelonnés sur certains points du Levant, à

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assainir et désinfecter le navire au départ et pendant la traversée;

4o A établir des quarantaines , seulement à défaut des mesures précédentes ;

5* A isoler les malades , et désinfecter leurs matières^ linges, etc.

IL Fièvre jaune. — Maladie infectieuse et contagieuse; endémique sur les côtes du golfe du Mexique (pays à terrain alluvionnaire et argileux, à température élevée, d'altitude nulle, sans hygiène); passant parfois à l'état d'épidémies qui coïncident avec l'afflux d'étrangers et frappent moins les nègres que les blancs ; importée plusieurs fois en Europe (Barcelone, Saint-Nazaire, etc.) où les épidémies ont été courtes ; ne se développant pas spontanément sur un navire, mais transportée par les parties de celuici où l'air est le plus confiné, la cale principalement. Le poison, véhiculé par l'air, pénètre par les voies aériennes. L'acclimatement confère l'immunité.

La prophylaxie consiste dans une quarantaine prolongée du navire suspect ; l'observation rigoureuse des hommes débarqués; la désinfection minutieuse de la cargaison, de la cale et du navire, avant le déchargement.

IIL Peste. — Maladie contagieuse dans un rayon limité, transmissible par l'air, les vêtements, étoffes, marchandises, lettres, venus d'un foyer morbide. Elle n'a pas l'Egypte pour unique berceau. Elle a ravagé l'Europe et la France, à diverses époques; la dernière épidémie a eu lieu en 1878, dans le sud-est de la Russie. La malpropreté, la misère, la famine, sont des causes prédisposantes. Les pestifôrés doivent être isolés, placés dans des lieux élevés et aérés. La maladie est actuellement si rare, qu'on peut croire à sa disparition prochaine.

G. ZooNOsss (Maladies transmissibles d'un animal à

HYGIENE PUBLIQUE, l'homme). — La rage résulte loujours, chei l'hommei-J de ia morsure d'un animal enragé (chien, cbaûfl loup, etc.). L'i[)cuhalion dure quinze à soixante jours,, parfois douze à dix -huit mois. Le principe virulent est contenu dans la salive, mais s'accumule dans les centres nerveux : aussi la mélhode de Fasteur consiste àinjecter des moelles, vieilles d'abord (14 jours) et faiblement virulentes, puis de plus eu plus récentes. Les autres mesures prophylactiques sont du ressort-J de la police sanitaire [muselière, collier, etc.).

La mone et le farc.in, qui vienuenl du cheval i l'homme, ordinairement par coalael, quelquefois infection, commandent aussi des mesures adminis-'l tratives : déclaration obligatoire des cas de morv»' Ëclosou sDupçoonês dans une écurie,visites d'experts, J abatage des chevaux morveux, isolement des chevaux suspects.

Mêmes mesures de pohce en cas de c/tarbon, n

ladie parasitaire (6aciflu.t anfArods], Iran smissible des

espèces bovine et ovine à l'homme, chez lequel elle

produit, par inoculation, la pustule maligne, pins

I tonvent que l'œdème malin ou le charbon interna.

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