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CHAPITRE Xlll

HVGIÉNE DES MALADES. — RAPPORTS ÉTIOLOGIQUESj ET PROPHYLACTIQUES DE I/HÏGIÈNE AVEC LBS| MALABIES.

Hygiène des malades, Hôpitaux, Haternitë. -

règles générales de l'hygiène doivent être appliquées aux malades avec plus de rigueur encore qu't divldus sains, surtout en ce qui concerne l'airation et ] la pnprde.

A domicile, c'est ta pièce la plus facile à. aérer, la plus spacieuse, la mieux exposée, la plus é]oij[nêe de;; cabinets d'aisances el autres sources d'émanations, qu'il faut leur consacrer; l'air doit y Être renouvelé , plusieurs fois par jour, par une large ouverture d fenêtres, en ayant soin toutefois qu'il n'arrive malade sous forme de courant froid. Le linge doi Stre fréquemment changé, et mSme désinreclë s' l'afTeclion est de nature spèciUqae. Les urines ellefl iléjeclions doivent Atre immédialemenl élolsnénis

lIVr.IÉNE.

Qiiaal t l'alimen talion, elle est da ressort de la thé rapeuIiquG plus que de l'hy^Ëite, et varie avec la nature et la période de la maladie.

Dans les liùpHaux, la question doininantR de l'hj' giëne est aussi celle de l'espace el de l'air: car si l'encombrement (disproporlion entre l'élendue d'une iiabilalion el le nombre des individus qui j vivent) a sur l'homme sain les fâcheux effets de l'air confiné (ïoy. Air. confiné, p. 22), il est encore plus redootable à t'hûpilal, où l'air est vicié par les eïcréUons naturelles du corps, la fétidité el l'abondance des déjections, le pus des plaies, l'odeur et la vapeur des tisanes et cataplasmes, les émanations des latrines. Aces causes physiques de l'insalubrité hospitalière, SB joignent le manque de repos el les impressions pénibles que déterminent les plaintes, les cris, le délire, le spectacle de l'agonie et de la mort, la vue da transport des cadavres, et qui augmentent d'autant plus la morlalilé d'une salie que les malades y sont plus nombreux. Le manque d'espace et d'air contribue à l'apparition de l'êrysipèle traumatique, del'infectjon purulente, à la propagation des maladies infectieuses, contagieuses et épidémiques.

Vn hôpital doit être situé dans un lieu découvert, sur un sol sec el un terrain déclive. Les hûpilauï situés à la campagne ont une grande supériorité sur ceux qui sont placés dans l'enceinte des villes. Un espace superficiel de 50 métrés carrés par malade représente un minimum, qui doit croître progressivement avec le nombre des malades. Lespavillons doiveut être isolés, disposés sur une seule ligne ou en lignes parallèles espacées de SO h 100 mètres : cette disposition donne un accès facile à l'air, à^la lumière, au soleil. Il faut éviter de superposer les étages. Les salles devraient conleoir seulement 20 à 25 lits, el élreau nombrede où lUau plus par hûpital : les bon-

HVCIËNE DES MALADES. 137,

nés conditions hygiéniques sont diffidles à réaliser dans un liApital contenant plus de SOO à 250 malades. On aura une salle de conïalescents pour les individus à qui il convient de ménager la Iransitiou de l'bâpital à la vie ordinaire ; une salle d'isolement pour les maladies contagieuses; une salle qui puisse recevoir, pendant le jour et pour les repas, Ions les malades qui se lèvent, ce qui donne une évacuation incomplète, mais quotidienne, de la salle. Les éléments de l'almosphère se mélangeant surtout dans le sens horizontal, il faut comballre par l'espacement les effets du contact et de proximitù qui constituent l'encombrement, et qui se produisent de malade à malade, de salle à salle, de bâtiment à bâtimenliLes fenêtres doivent être percées à la partie supérieure, et disposées de telle sorte qu'elles permettent l'espacement régulier des lits et la venlilation permanente sans exposer les malades à l'influence des courants d'air. Les rideaus de lils ne sont pas indispensables ; il est souvent utile de les supprimer. Les matières odorantes elinfeclan les. déjections, objets de pansement, eaux de lavages, etc., doivent élre rapidement détruits ou enlevés, sans jamais séjourner à l'intérieur ou h proximité des pièces occupées par les malades.

Les baraques hospitalières en planches, et les hôpitaux sous tente, d'abord employés à titre temporaire, en temps de guerre, tendent à être adaptés d'une façon permanente aux besoins des malades et des blessés qui demandent â être tenus dans des endroits bien aérés. On évite ainsi les dangers de l'encombrement et de l'air conflnê. Les toiles de la tente, busceplibles d'être relevées ou changées, facilitent les précautions à prendre pour éviter l'infection des locaux. Ces toiles étant doubles et un peu écartées l'nne Ad l'autre, les brusques variations de température in-

IIVGIÉNE.

Jtëriourc sonl suriisaminenl prévenues pour que lé" "^ ehaulTage dans les hôpilaui soit facile, même en hiver. Dans les mfllernit'^s el services d'bflpîlaux spûcialeinenl destinés aux femmes en rouches, la mortalité (Jfis nouvelles accouchi^es était de 3,84 p. 100 en 1870, [andis qu'elle n'élait que de 0,32 citez les sagesfemmea, eldeO,16 à domicile. Parmi les causes complexes qui entretiennent celte létbalilé, deux ont une influence prépondérante : d'une part, la viciation de. l'air produite par les accouchées elles-mêmes, indépendamment do louL état morbide, et résultant des émanalions qu'engendrent les lochies, des parties de placenta, etc.; d'autre part, le loucher exercé par des mains imprégnées de miasmes morbides, La première condition ne peut Hre éloignée qu'en sé^ parant les femmes en couches, non seulement des autres malades, mais aussi le» unes des autres; en supprimant toute communication directe entre le; diverses chambres, dont chacune doit être occupée par une seule malade; en venlilant ces cliambres ' aussi largement que possible; en lavant et désinfectant leurs parois, ainsi que tout le linge et le mobilier, avant qu'une nouvelle femme en couches entre dans une chambre qui vient d'être occupée : telles sont les considérations qui ont gnidé Tarnier dans l'établissement du pavillon isolé, à chambres séparées, qu'il a fait élever â Paris, et oii on a en moyenne 4 décès sur 418 accouchements, tandis que dans le même temps la mortahté était de 1 sur 42,6, à la )^ande Halernité. Quant à la seconde cause de morbidité, elle peut Être supprimée par des précautions antiseptiques minutieuses concernant les mains et les vêtements de tout le personnel approchant les femmes en couches.

Ëtiologie et prophylaxie des maladies infectieuses et contagieuses en général, — A, iMur.vi

aVGUiNR DES MALAtlES. 1

LAiiONa. — Certains suJRls, en vertu de conditions n déterminées, sont aptes à recevoir l'impression d agents inrectieux : cette aptitude consiilue la récep~À livité oa opporiuni«mor6ic(e. D'autres leur offrent uiu grande résistance : c'est Vimmunité.

Tantôt l'immunité est nalureUc, et dépend d'une! idiosyncrasie, du sexe et de l'âiçe (l'homme fait et le ^ vieillard sont moins impressionnables que la fem et TenfanL), de K race (les noirs sont moins atteints que les blancs par In fièvre jaune et l'irapaludisme). et surtout de la vitalité : l'obserualion des lois l'hygiène générale joue, dans une certaine limite, ua, râle prophylactique,

Tanlfit l'immunilé est acquise : en général, un^ prHmiëre atteinte d'une maladie infectieuse (vai~ rougeole, scarlatine, lièvre typhoïde) confère l'in nilé contre cette maladie, au moins pour nn temps. Les exceptions & celte règle sont nombreuses : seconde attaque est plus bénigne que la première.

Le fait qu'une atteinte légère donne autant rira.H munité qu'une atteinte forte est la base des fnoe«(a^J (fons préventives, qu'on nomme aussi vaecinnliom paffl analof^e avec le vaccin jennérien : elles ont pour but J en introduisant dans l'économie un virus atténué, dM faire naître nrlillciellement une maladie bénigne et de prévenir ainsi une infection spontanée qui pourrait être grave. Sauf ia variole et la rage (voy. Variole, p. 145, et Rage, p. 1^0), les virus atténués ue sont appliqués jusqu'ici qu'aux animaux [choléra des poules, charbon, morve, rouget du porc, m péripneumonie contagieuse des betes à cornes) : mai^ cette méthode, due a Pasteur, intéresse l'hygiène^ parce qu'elle conserve les animaux qui fournissenfl la viande, et qu'elle* sera sans doute un jour plui largement étendue à l'homme.

B. IsoLEME.NT. — C'est le moyen le plus efficace J

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nïHiftNK.

^^H ' d'empvclier la propagation des maladies itirectieuses ^^H et contagieuses. On isole un pays entier, dans lequel ^^H .une de ces maladies s'est déclarée, à l'aide des qua- ^^H ranlaines (voy. Hygiène îtitemationale, p. (54). Les ^^H autres procédés d'isolement sont ;- ^^H 1° L'isolement individuel, le meilleur, mais le plus ^^r dirtlcile à réaliser, consistant à affecter à chaque I malade une pièce spéciale ; « domicile, on éloigne le

plus taraud' nombre possible des personnes de ta I famille; mais à l'hûpHal, oji les chambres parlicu-

^^^ lières conimuniquenl le plus souvent avec les salles ^^^L- commuues, les dirScultés pratiques de l'isolemeal ^^^P complet sont telles, qu'il ne doit Stre réclamé qu'en ^^H cas d'absolue nécessité (diphlêi'ie, morve, rage, char- ^^H bon, septicémie chirurgicale, état puerpéral); ^^H 2e Visùknwnt eolledif dans les hôpitaux généraux, ^^H qui consiste à réunir les individus atteints d'une ^^f même maladie transmissible (lièvre typhoïde, fièvre ^^^ éruptive, diphtérie), soit dans une salle distincte et séparée du reste de l'hâpilal, soit dans des pavillons spécialement affectés k chacune de ces maladies ;

3° L'isolement collectif dans des hôpitaux spéeiawe, supérieur au précédiiint : taiitdt l'hôpital spécial est affecté à une seule maladie transmissible, Lantùt k plusieurs ; le premier mode a l'avantage de ne pas exposer les convalescents d'une maladie à eu contracter une autre, et de mieux se prêter & l'installation propre à chaque aReclion.

L'isolement collectif, dans les hôpitaux généraux et spéciaux, n'aggrave pas les cas déjà déclarés. H est douteux qu'il crée un foyer d'où l'épidémie lend à se répandre hors de l'hûpilal : pourtant il est prudent de laisser un intervalle de 30 mètres au moins entre les pavillons ou les hôpitaux d'isolement et les maisons les plus voisines. Le personnel doit, aulanl q^ue possible, être choisi parmi les sujets aux-

aVGlÉNE DES MALADES. 1*1

qneh noe nUeinte tLiitérieiire cooTère l'immunité, h'isotemcnt absolu ext de rigueur dans les flèvrea ■ éruplives, la diphtérie, le choléra, l'érysipfele, l'infection puruienle, les affections puerpérales, la rage, la morve, le charbon, le typhus pétéchial, le typhus récurrent. Il es( utile, mais moins indispensable, dans la fièvre typhoïde, la dysenterie, la coqueluche, l'ophtalmie purulente, la syphilis (Proust).

C, DÉSINFECTION. — Méthode prophylactique qui a pour but de neutraliser ou de détruire les agents des maladies infectieuses partout ob ils se trouvent, dans l'air, les vêtements, les linges et objets de literie, elc. Les anCiseptig^tes empêchent ces agents de si produire; les désinfeetants les détruisent : en pratique, la distinction n'est pas aussi nette, certains procédés réalisant k la fois l'antisepsie et la désinfection (Vallin).

1. Désinfectants mécaniques ou physiques. — L( charbon, la terre siche, lepldtj-e, agissent en absorbant les gaz et les liquides : ce sont de médiocres désinTeotanls, dont on mélange les matières fécales, ou qu'on répand dans les fosses mobiles.

La chaleur est le meilleur parasiticide. Les bactéries et leurs spores sont détruits par une température élevée (ItlO" pour la chaleur humide, 135° à 145° pour la chaleur sèche), et maintenue pendant deux h quinze minutes, suivant leur nature. La désinfection du linge, de la literie, des vêtements, des pièces de pansementj peut se faire :

1* Par les étuoes à air ehaud; mais la chaleur sèche n'étant efficace qu'à 123° et plus, température à laquelle !a laine et la toile ne résistent pas, ces appa-, reils sont abandonnés ;

2° Par les étuves à vapeur, dont les den dèles tuent à 110° les microbes les plus résistants^ af^issenl rapidement, et n'altèrent pas les ti

ii2 HYGIÈNE.

II. Désinfectants chimiques ou antiseptiques, — Le pouvoir antiseptique des substances les plus usitées, calculé d'après le poids qu'il faut en employer pour empêcher la putréfaction de 1 litre de bouillon, les fait ranger dans Tordre suivant :

Substances éminemment antiseptiques : biiodure de mercure, iodure d'argent, eau oxygénée, bichlorure de mercure, azotate d*argent ;

Très fortement antiseptiques : acides osmique,chromique, cyanhydrique, chlore, iode, brome, iodoforme, chloroforme, sulfate de cuivre ;

Fortement antiseptiques : acides salicylique, benzoïque, cyanure de potassium, acide picrique, chlorure de zinc, acides thymique, sulfurique, azotique, chlorhydrique, phénique, alun, tannin;

Modérément antiseptiques : acides arsénieux, borique, salicylate de soude, sulfate de fer ;

Faiblement antiseptiques : éther, iodure de potassium, glycérine, hyposulfîte de soude.

Pour la désinfection des lieux inhabités, qui ont été occupés par des malades atteints d'affections transmissibles, on emploie les fumigations d'acide nitrique ou hypoazotique (décomposition du nitrate de potasse par l'acide sulfurique) ; ou les fumigations guy- Ioniennes, d'acide chlorhydrique (décomposition du chlorure de sodium et du bioxyde de manganèse par Tacide sulfurique) ; ou ïacide sulfureux (combustion de 25 à 30 gram. de soufre par mètre cube du local) ;

Pour les lieux habités, lavages des parquets et des murs avec une solution d' adde phénique (5 p. 100), ou de sublimé (1 p. ^000), ou de chlorure de chaux;

Pour les cabinets et fosses d'aisances, les égouts, les déjections, solution de sulfate de fer ('200 gram. pour 1 litre d'eau), de sulfate de cuivre (50 gram. p. 1 litre d'eau); acide phénique; acide chlorhydrique; chaux vive en solution (),25 p. 1000);

aVGlEMi UES MAL.VDKS.

Poui' les crachats et tnalièrea purulenles, u<Âde yhànique;

Pour les linges, vêtements, tapis, objets de literie, etc., êluef à vapeur.

ftiologie et prophylaxie des maladies intectiauses Bt contagieuses en particttlier. — A. Maladies inihr.ÉNËs. — I. t'iêve lyphuide. — Li spontaneilé de cetlc maladie [développemeat spoiilané sous l'iuflueDcedii surmenage, de la mauvaise alimenlatioii, d'émanalions pulrides quelconques) est admise par Proust, Peter, Griesinger. Pour jaccoud, Brouardel, Bouchard, etc., c'est une maladie spifcifique, toujours en*^ gendrée par une fièvre typhoïde aniérieure, se contraclant jKir contagion on par infection, ayant pour ngent de propagation lebaeille typkique.

La contagion directe, transmission par contact immédiat d'un malade avec un individu sain, est exceptionnelle. Le plus souvent, lu contagion est indirecte, le contage est contenu dans les matières fé' cales (Jaccoud, Liebernieisler}, d'où il se propage :

1° Pnr l'air, dans lequel l'agent morbide est suspendu sous forme de particules très Unes; ce modft delransmissiun est rare, la dissémination par i'aireat limitée au Toyer originel, pièce ou maison;

2' Pur les linges de cor/s et les objets de literie, souillés par Its déjections (d'où la fréquence de la maladie chez les blanchisseuses) ;

3° Par j'euu de boisson, mode de propagation le plus fréquent (Brouardel) ; que l'eau soit pubêe à une source ou à une conduite souillée par les matières fécales, ou à un puits communiquant par inllllration avec une lusse d'aisances, la maladie procède par loyers limités (une maison, une rue, un quartier) plutôt igue par grandes épidémies.

Sa fréquence augmenterait, d'après Budd et Pettenkofer, quand le niveau de la nappe d'eau souterraine

'.(U JIVGIËNE.

Vabaisse, el in verse me ni, parce que l'agent I iîde devient plus concenlré et plus actif qui couche d'eau qui lui sert de véhicule diminue t

iriflée à Munich, n'a paa élé cooflrmée t d'autres localiti^B, et ne saurait Être gËnémliaâ

Dana l'immenae majorité des cas, les matièrtL cales dont le mélange k l'air ou à l'eau a prodio lièvre typhoïde, renfermaient des fèces provenanrB si^eta atteints de cette maladie. Uais parfois ces matières Étaient simplement putréQées gL ne contenaisot Das de déjections typhiques : ce. n'est pas que lu pu- /Itré faction des matières fécales donne par elle-mëaie naissauce au coulage ; seulement ce ^erme, tombant daiis un foyer putride, peut y pullulez', passer de là dans le corps de l'homme et provoquer la maladie par sa multiplication (Bouchard). La lièvre typholdft est donc à la fois infectieuse quand le germe provient d'un foyer putride, contagieusu quand il a déjà tra-versé un organisme vivant.

La prophylaxie de lafiévre typhoïde comprend : l" L'isofemeiil lies typhiques, utile, mais non indispensable, la contagion directe étant exceptionnelle; S" La désinfection in bnsfins, cabinels et fomm d'air taiicet, qui reçoivent les selles des typholsants (sul- Iftte de fer ou de cuivre, acido phénique) ; ' 3° La déainfeeliçn dex linges et effets de literie ituve à vapeur) ;

4' La désinfection de l'air de» locaux (pulvérisation de sublimé ou d'acide phénique) ;

b" La surveillance de l'eau île hamon : la faire bouillir en temps d'épidémie, éviter les iuGlIrations par les fosses d'aisances et les égouLs, changer une source d'alimentation suspecte, désinfecter celle-ci avant d'y recourir de nouveau.

II. Typhus exanthémalique utipitéchiat. —Éminemment contagieux (contact direct, linge, vêtements).

HÏGIÉNE DES MALADES.

favorisé dans sa diffusion par la faim, l'eDcomlireinent, la misère (maJadie des armées, des prisons, des navires], il peul être prévenu par les mesures ' d'hygiène i[ui empâcheat ces conditions d'apparallrer par un isolement très rigoureux des malades, ane désinfection sévère des locaux et effets.

III. Fièvre vilcurrente ou à rechute [lyphvt réeiarent] — Presi{ue inconnue en France, fréquente surtoutl dans les pays de misère (Irlande, eûtes de la Bal-' tique), très contagieuse. Hâme prophyli le lypbus exanthéniatique.

IV. Dysenterie épidémiqm. — Maladie des régji et des saisons chaudes et humides, favorisée par le surmenage, la mauvaise alimeolalion, l'encombrement (armée, villes assiégées, etc.), diffi^rant de la dysentei'ie sporadique en ce qu'elle est eonlagieuâe et de nature spécifique : les matières fécales contiennent des mJcrocoques et des bactéries. Même prophylasie que pour le typhus es au thématique.

V. Variole. — Ne se développant jamais spontanément, propagée par contact immédiat el médial (air, objets, murs, contamiués par les produits émanant d'un varioleux), elle a pour agent pathogène un mïci'ocoque contenu dans les pustules et auquel la poussière des croûtes varioleu^es sert Ëouvent de véhicule.

La prophylaMe de la variole comprend la vaccination, et Visot-meut réalisé dans des hâpitauz gpéciau;^ plutôt que dans les hôpitaux généraux.

On a inoculé le pus d'une variole bénigne, ce qui déterminait une maladie souvent in si gui Qa oie, mais parfois très grave, jusqu'il ce que Jenner eût découvert la vaccine (ilSB). Lorsqu'on inocule à l'homme le pus des pustules qui siègent sur le pis des vaches dans la maladie appelée cuw-fiox, il se produit éruption localisée, qui préserve de lu variole; le LBifOHf. — Ilygiàne. ^

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de ces pustules provoquées sur l'homme a la même action préservatrice : on a donc un vaccin humain (de bras à bras ou jennérien)y et un vaccin animal. On a dit que le premier était dégénéré^ ce qui n'est pas exact si on ne fait usage que de lymphe vaccinale arrivée au cinquième ou sixième jour, recueillie sur un enfant de quatre à six mois, sain et vigoureux : ii faut s'entourer' de toutes les précautions possibles pour ne pas inoculer la syphilis vaccinale . Quant au second, il est égal au vaccin jennérien, s'il est bien recueilli, employé sous forme de lymphe ou de pulpe fraîche : il met sûrement à l'abri de la syphilis.

La vaccine ne conférant l'immunité que pour un temps limité, la revaccination est nécessaire au bout de sept à dix ans; si elle échoue, il faut y revenir tous les ans ; en temps d'épidémie, il faut la pratiquer sur tout le monde.

VI. Rougeole. — L'agent de contagion est contenu dans les farines épidermiques de la desquamation, les sécrétions oculaires, nasales, bronchiques et peut être véhiculé par les personnes, le linge, les ustensiles. Ces produits de sécrélion cutanée et muqueuse, inoculés, transmettent la maladie, ainsi que le sang rubéoleux : pourtant la rougeole n'a pas encore de vaccin. L'isolement est utile, surtout dans les hôpitaux d'enfants, mais moins nécessaire qu'en cas de variole ou de scarlatine, la rougeole étant peu grave en général, et peu de sujets y échappant.

VIL Scarlatine. — Tantôt bénigne, tantôt grave, toujours contagieuse, elle est peu commune en France : aussi doit-on chercher à en préserver le plus grand nombre possible d'enfants, à l'aide d'un isolement sévère. L'agent contagieux, contenu dans les lamelles épidermiques, le transmet immédiatement, ou médiatement, par les objets qu'a touchés le malade ; et, comme il a une grande ténacité, ces objets

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