IDENTITE
£n droit cnmind, poui' iléLerminer si un iadividi présumé coupable est bien le prévenu, ou recounallre ai un cadavre ou un squelette est celui de tel individu présuma victime d'un homicide.
Signes d'identité d'un individa vivant, on mort récemicaat. — A, Auk. — On le recouasilt à l'aspect givrai et il ta physitinomie; ù. Vélat de la peatt, qui commence â se rider au niveau do l'angle des paupières vers 30 ans, puis au froat,^ la face, au cou, aux mains, et qui est sèche el parcheminée chez le vieillard ; à la friabilité des ongles dans un âge avancé. Les cheveux commencent à blanchir aux tempes as ans : la calvitie est très variable dans son apparition. L'arc sénilc de la cornée, qui parait vers 60 ans, 30US forme d'un arc supérieur d'abord, cercle complet, blanc el opaque, existo chez presque tous les vieillards.
B. Taille, — £lie est donnée par la toise, et dol ôlre notée avec soin.
C, DiLMiTioN, — Le développement auquel le»
dents sont arrivées renseigne sur l'âge de l'individn (voy. Identité d'un s'/uefette, p. 172), plus, elles offrent des modes d'implantation variahles; elles peuvent être cariées, altérées par lapipe, absentes; il peut y avoir des dents artiflcielles,
1). SïSTÈME l'iLEus. — Il faut signaler la couleur et l'abondance des cheveux et de la barbe, dire s'ils n'ont pas été teints ou décolorés artillciellemeut : les sels de plomb, de bismulh et d'argent, se reconnaissent en lavant les cheveux avec l'eau ammoniacale, et les mettant eu contact avec de l'eau contenant de l'acide sulfhydrique ou un sulfure (précipité noir) ; la chaux, h l'aide de l'oxalate d'amnioniaqua [précipité blanc). Si l'individu suspect est surveillé, les cheveux qui repoussent n'ont pas, près de racine, la mCjuo couleur qu'à la partie moyenne, Lefort. — Hygifc
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L'examen microscopique indique si des cheveux ou des poils trouvés sur le lieu d'un crime, sur une arme, dans la main de la victime, appartiennent à un être humain ou à un animal, proviennent de telle ou telle partie du corps, ont été arrachés ou sont tombés spontanément (Jaumes).
E. Vices de conformation, taches. — L'aspect, le siège, la nature, des tumeurs, adhérences anormales, divisions congénitales (bec-de-lièvre), taches de naissance (nœvi), et même les simples particularités (fossettes), sont des signes d'identité.
F. Cicatrices. — Elles sont caractéristiques par leur âge, leur forme, leur siège, leur étendue, leur origine. Une cicatrice récente est molle et rouge bleuâtre; peu à peu elle devient plus sèche et d'un blanc plus ou moins mat |: en frictionnant la peau d'une région où on soupçonne l'existence d'une cicatrice peu apparente, on voit trancher la coloration blanche de celle-ci sur le fond rouge.
Les cicatrices d'origine chirurgicale, ont un aspect régulier. Celles qui sont produites par la saignée, les sangsues, le séton, la vaccine, ont des sièges spéciaux. Les plaies par iîistruments tranchants laissent des cicatrices linéaires, à bord nets, contrairement aux plaies contuses, dont les cicatrices sont en général irréguiières ; celles des plaies par instruments piquants ont une forme étoilée ; celles qui succèdent à un coup deftu sont déprimées et adhérentes aux parties sous-jacentes.
G. Tatouages. — Ils sont caractérisques par leur existence, leur siège, leur couleur (rouge par le vermillon, noire ou bleuâtre par le charbon ou l'encre de Chine), leur nature (instruments professionnels, nom, date, etc.). Ordinairement indélébiles, ils s'effacent parfois spontanément. Celui qui les porte peut les faire disparaître par l'application d'un vésicatoire : mais il reste un piqueté blanc, qu'une re-
cherche minulieuse permet Je reconnaiire (Lacas-
H. Signes PBOKEssLONNELs. — Ils modifient la Forme, la cDusistatice, la couleur de certaines parties du corps, La main des oumers qui maolenl le marleaii, des menuisiers, ébénistes, tailleurs de pierres, brunisseuses, etc., présentent un durillon sur un ou plusieurs doigis, toujours les mêmes. Les vitriers ont le pouce en palette; les ravaudeuses, un sillon sur l'index, les teinturiers, charbonniers, une coloration spéciale; les lavandières et autres artisans de rivières, des gerçures, des creyasses; les cordonniers, les tailleurs,desdéformalionadu(ronc et des jambes.
Signes d'identité d'un squelette. — A. Seik. — Chez la femme, les os sont moins voluraineux, les épiphyses moins grosses, les saillies à insertions musculaires moins marquées, le thorax plus ovoïde, le sternum plus court et moins oblique, la clavicule moins sinueuse. Le bassin surtout est caraoLéristique : chez la femme, la symphyse pubienne n'a que i centimètres de hauteur (5 chez l'homme); les diamètres transversaux et antéro-postérieurs sont plus considérables (le diamètre vertical l'emporte chez l'homme) ; le petit bassin est également plus large, plus évasé; les trous sus-pubiens sont plus grands et triangulaires (irrégulièrement circulaires chez l'homme).
B. Age. — Pour sa détermination avant la naissance {voy.lnfanlicidc, p. 248).
De la naisnatice à 30 ans, il se détermine par l'ossification et la dentition.
I. Points d'ossification. — De 12 d 18 mois, extrémité inlérieure de l'humërus et du cubitus, tètes du fémur et de l'humérus, extrémité supérieure et inférieure du tibia;
A 2 nns, extrémité inférieure du radius et du péroné ;
A 3 an», tubérosités de Thumérus, grand tro- ■chanter;
De 3 ans et demi à 4 ans^ épîtrochlée et rotule ;
De 4 d 5 ans, point postérieur de Tolécrâne, extrémité supérieure du péroné ;
De 5 â 6 ans, extrémité supérieure du radius, tête ndes 4 derniers métacarpiens et métatarsiens ;
De6 d 7 ans, extrémité supérieure des phalanges de la main et postérieure des phalanges du pied;
De 8 à 9 ans, extrémité inférieure du cubitus, petit trochanter ;
De 13 à 14 ans, trochlée, épicondyle, tubérosité antérieure du tibia ;
De lo d 16 ans, épiphyses des vertèbres et de l'os iliaque ;
De 16 à 18 ans, épiphyses marginales du sacrum et de l'omoplate;
De 18 d 20 ans, soudure de l'épitrochlée, des -épiphyses, de l'extrémité supérieure du fémur, des métacarpiens, des métatarsiens, des phalanges, aux •corps osseux;
A 20 ans, soudure des épiphyses supérieure et inférieure du péroné, et de Tépiphyse inférieure du fémur ;
A 25 ans, soudure de l'extrémité sternale de la clavicule et de la crête de l'ilion ;
De 2o d 30 ans, soudure de la première vertèbre sacrée avec les autres, du sphénoïde avec l'occipital, des épiphyses du corps des vertèbres.
IL Dentition. — De 6 d 8 mois, incisives \ â moyennes. 1 .2
De 7 d 12 mois, incisives latérales. i '-g
De 12 d 18 mots, premières petites mo- f ^ laires. } ©
De 16 d 24 mois, canines. t .-S
De 24 à 36 mois, secondes petites molai- 1 S res. / ^
IDENTTTÉ-
A 5 ans, premiè]
res grosses molaires,
De 6 d 8 (ins
, incisives moyeanes
infé- 1
rieures.
De 7 rt H nns
:, incisives moyennes
sapé-
De 8 à î) «»;
i, incisives moyennes
laté-
raies.
De 9 d 10 171
s, premières peliles
molai-
De 10 à il uns,
canines.
De 12 à 13 (1
:riS, secondes peliles
molai-
De i± à 14 ans, secondes grosses molai- -es.
, dernières grosses molaires
>[ dents de sagesse).
Au-dessus de 30 (jtis, la détermination est moinR J facile. Les os sont compactes et ont une cavit&f| TnêiluUaire étroiLe chez l'adulte; ils sont moioan' denses, le [issu compacte est plus mince, le canaU médullaire plus large, chez le vieillord. Vers Jins, l'appendice xiphoïde du sternum est o Hé, le coccyx se soude au sacrum, les sutures du «râne commencent à s'effacer, des traces d'ossification se montrent dans les cartilages du larjmt et de la trachée. Ches les vieillank, les disques inter- TerLébraux s'amincissent, les vertèbres s'affaissent et SQ soudent plus on moins complètement, les os du crâne sont partiellement atrophiés.
C. Taille. — Sur un squelette encore articulé, on a la mesure à peu près exacte de la taille de l'individu en mesurant la longueur du sqnelette, et ajoutant 4 centimètres pour l'épaissenr des parties molles disparues (cuir chevelu, plantes des pieds, disques intervertébraux),
Sur un squelette dont les os sont itésartkutis, dont
on n'a pas tous les os, dont on n'a même que un ou deux 08 seulement, on peut encore déterminer la taille de Tindividu auquel ils ont appartenu, en prenant pour base la proportion qui existe entre la longueur du corps et celle de chacun des os des membres supérieurs et inférieurs. Cette proportion, établie par Orfîla d'après la mensuration de 20 cadavres, n'est qu'approximative, mais donne des résultats suffisants.
D. Particularités de conformation. — Les os peuvent présenter des défauts de conformation, susceptibles de faire reconnaître qu'un squelette est celui d'un individu ayantprésenté pendant son existence telle ou telle particularité : doigts surnuméraires, cal d'une fracture, rachitisme, voussure, traces de coxalgie, etc.
La couleur, l'abondance, la longueur des cheveux et des poils, l'aspect des ongles , qui se conservent longtemps sans altération, sont aussi des signes d'identité.