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ÉPOQUE DE LA MORT, SURVIE

IV. Rigidité cadavérique, — Phénomène caractérisé par le durcissement des musclas, lu perle de leur exlenaibijité, et un léger raccourcissement de chacun d'eui, d'où résultent la raideur de tout le cadavre el l'impossibilité de faire mouvoir tes arlieulations. 1 cause est la coagulntion de la ayntonine, qui formé | en grande partie lu substance des fibres musculaires;

Les muscles qui meuvent la mâchoire inférieure se 1 raidissent les premiers, puis ceuK des membres infé- | rieurs el du cou, enQn ceux des membres supêrieura,^ Vaincue par la force, la rigidité ne reparaît plus, saurH si elle n'élaiL pas eucorecomplële : alors eUe reparut avec moins d'intensité qu'au début. Elle existe sur lea muscles lisses comme sur les muscles striés, sur les muscles paralysés comme sur les autres. Elle apparaît de 1 à 7 heures après la mort, est générale an bout de 1 8 à 24 heures, dure 36 h 48 heures. Dana le cas de mort violente, sans an'aiblissement préalable, elle se montre tard el dure longtemps; c'est le contraire après les maladies qui épuisent les forces.

y . Putréfactian. — ^ 1" PremiÉre période : coloration l'erddlre de l'abdomen, débutant au niveau de la fosse iliaque droite, d'où elle s'élend an reste du ventre, puis k la poitrine et à tout le corps ;

Chute de l'ii)iderme etdsx ùnglfs;

Formation de gaz putrides sous Ut peau {d'où tuméfaction de l'abdomen, de la face, de la partie supépérieur du thorax, du scrotum), dans le tube digestif et ia tavité jiéritom'tite, dans le foie et les poumons, dans le san<j : ce liquide est spumeux, et, refluant sous la pression galeuse vers les extrémitÉs, il abandonue le cœur et les gros vaisseaux, qu'on trouve vides de sauf; liquide;

Transsudalion du siing dans le tissu cellulaire, les muscles, les parenchymes, où il s'intiltre sans se coaguler; lamatièiï colorante dissoute produit des tein-

tes anormales qui rendent très difficile la constatation des ecchymoses, et des altérations muqueuses ou parenchymateuses qui ont causé la mort ;

hamollissement du foie, de la rate, et dégénérescence (jrcmulo- graisseuse des éléments épithéliaux, ou autres, ce qui augmente la difficulté des constatations.

2° Deuxième péinode : rupture de la paroi abdominaley par distension gazeuse, et affaissement de cette paroi, ainsi que du tube digestif; diminution de volume des poumons et du cerveau.

3° Troisième et quatrième périodes : disparition de la pcaUf à la face, puis partout; destruction progressive dos poumons, des intestins, du foie, des muscles et ligaments; transformation du tissu adipeux d'abord, puis des muscles, et des viscères abdominaux, en gras de cadavre ou adipocire, savon ammoniacal formé par saponification des tissus animaux restés longtemps dans l'eau ou dans un terrain humide, ayant l'aspect d'un cambouis grisâtre, mou, onctueux, friable.

Le cerveau résiste d'abord, puis se convertit en bouillie vert grisâtre, dont il reste longtemps des traces. Vutérus se putréfie lentement, ce qui permet encore de reconnaître le sexe quand le scrotum et la verge ont disparu. La putréfaction du poumon est assez lente pour qu'on constate l'asphyxie tardivement, sauf quand le cadavre a séjourné dans l'eau, le poumon se putréfiant alors dès qu'on l'en retire. Les os mettent un grand nombre d'années à se convertir en poussière.

La putréfaction marche rapidement dans l'air, et surtout dans le fumier ; elle est plus lente dans l'eau, plus encore dans la terre ; dans les fosses d'aisances, elle est plus rapide que dans la terre, et moins que dans l'eau.

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l}ims la terre, elle est rapide et prononcée quand le cadavre est enterré superflciellement, que le sol est poreux, que l'air et la chaleur pénétreut facilement ; ienle, quaud la tombe est bien close, la terre tassée.

Dans rair chaud et humide, elle est rapide ; elle ea( a relardée par la sécheresse de l'air, et par le froid, f qui détermine une sorte de motniflcalion, avec sèche- | resse et durelé des organes : dès que le corps cesse | d'être congelé, il se putrëQe et se ramolUt très vite.

Dans Venu, elle marche assez uniformément, étant | influencée seulement par la saison.

Si le corps est intact, il se putréfie moins vite J que s'il porte des contusions ou des plaies. Uâ[ I membre séparé du Ironc se putrélie moins vite que | cem qui y reslenl adhérents. L'enfance, lesexeK nin, le tempérament lymphatique, l'abondance de liquides dans l'économie, favorisent la putréfaction.

B. Signes iHcenTAiNS. — Ce sont : 1° l'absence de respiration, constatée par l'auscultation ou à l'aide d'une glace, qui, approchée de la bouche, ne se couvre pas de vapeur;

2° L'aspect de l'œil : loile glairewe sur li romée (par ramollissement de l'épithélium), opacité de ta tornêe; papille dilatée au moment de la mort, rétréde i quelques heures après, irréf^ulière au bout de deux. 1 ou trois jours; affaissement du globe oculaire, tache ' sdérolicale par imbibition cadavérique ;

3" La perte de l'intelligence, de ta sensibiilÉ, du | mouvement volontaire et réflexe ;

4° Le relâchement de tous les sphincters, surtout ds-'i l'anua ;

!i° Les tividilés eadavérigues, taches ponctuées oŒ' plaques irréguliêres. violacées, qui apparaissent plu- • sieurs heures après la mort, surtout dans les parties J déclives du corps; elles ont une situation variablesT arec la position du cadavre, et ne s'étendent pas a

delà de la couche papillaire de la peau, tandis que^ dans les ecchymoses antérieures à la mort , on observe dans Tépaisseur et au-dessous de cette couche un épanchement de sang indépendant des changements de position du corps ;

6° Vincoagubilité du sang sorti des vaisseaux ;

7° Le parcheminement de la peau;

8° La non-oxydation d'une aiguille d'acier plongée dans les muscles (Laborde).

Époque de la mort. — Les éléments d'appréciation sont l'existence, le moment d'apparition, la durée des phénomènes précédents. On a à déterminer l'époque de la mort avant la putréfaction {mort récente), ou quand celle-ci est déjà commencée {mort ancienne).

Si le corps est encore chaud et non rigide, la mort remonte à moins de 24 heures.

S*il est refroidi, sans rigidité, la mort a moins de 36 heures de date.

Si la rigidité est générale, la mort a 6 à "72 heures de date.

Si le corps est redevenu souple et présente des lividités cadavériques, 4 jours environ.

Si des gaz putrides eosistent sous la peau et que Vabdomen présente une teinte verdâtre (commencement de putréfaction), la mort date de 5 à 8 jours.

Le degré de la putréfaction, quand elle s'est effectuée dans Vair ou dans la terre, ne donne que des renseignements approximatifs sur l'époque de la mort, en raison des circonstances qui font varier sa marche. Si elle s'est faite dans Veau, ou peut être plus affirmatif:

De 3 d ^ jours, rigidité cadavérique, refroidissement

du corps;

A S jours, blanchiment de Tépiderme de la paume des mains;

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