COUPS ET BLESSURES
projeclile peut ne pas pénétrer, la peau est seulsmenl contusionnée.
Jusqu'à 30 centimiHres, la poudre pent hrùler Têtemenis, les cbeveu;(. les poils.
Jusqu'à 40 cenlimétrei', les produits de combustion ! de la poudre peuvent se déposer sur la blessure, tpii est noire et desséchée.
Jusqu'à l™,ôO ou 2 mélres, des grains de poudre s'incrustent daos la peau. Quand la balle ne resie pas dans la plaie, celle-ci a deux orifices. L'orifice lientrdc est ordinairement de marnes dimensions, parfois plus petit, que le projectile ; ses bords sont quelquefois renversés en dedans. Il est plus grand que Vorifiee de sortie, quand le coup est tiré de près ; égal à cet orilicB, quand la distance est plus grande; plus petit que lui, quand le coup est tiré de loin.
Le trajet de la balle esl diDlcile à apprécier quand I le projectile a rencontré un os ou une partie de vête- * ment qui l'a fait dévier : aussi l'eïpert a-t-il souvent beaucoup de peine k déterminer la direction de la blessure sur le vivant, quand la balle n'est pas sortie.
Lorsque le coup est tiré avec du plomb, il fait balle à moins de âO centimètres, les grains produisent une seule plaie ; au delà, ils divergent.
La bourre d'un coup tiré de IrèB prés (IS centimètres) peut pénétrer et amener la mort; elle fournit , souvent un indice précieui pour l'identité du meur-
Fractnres et luxations. — Ce sont des lésions faciles à constater eu général. La preuve qu'une I lure a été faite pendant la vie, et non après la n quand le cadavi'e a été jeté sur une ligne de chemin " I de fer par exemple, c'est que dans le premier cas ( trouve toujours, à l'autopsie, du sang coagulé t niveau du foyer de la fracture. De mCme pour les luxations faites pendant la vie : les tissus ambiants
^^H sont le siège d'ecchymoses, contenant du sang aoi^
^m 6<]ié.
^^H Brûlures. — Quelle que soit leur cause [charbon
^^H incuLidescQnt, fer rouge, flamme, eau bouillante, i
^^H peur d'eau, caustiques), elles déterminent des lésions
^^^1 vnriables en profondeur, qui les font diviser en six
^^V degrés : eiu premier degré, rubéfaotion douloureuse;
^^^ au deuxième, vésication; dans les suivants, morliû-
■cation plus ou moins profonde, depuis celle du
derme seul jusqu'fi la carbonisation complète d'un
membre ou même du corps entier. La mort peut
résulter de phénomènes réflexes produits par li
leur sur le tube digestif, les méninges, le cœur, oo
d'alfaiblissenient profond, ou d'ulcérations intestin
»naleB, ou d'inllammatioiis pleuro-pulmonaîres, de sorte que les lésions trouvées à l'autopsie sont tr*i variables. Quant aui brûlures elles-mêmes, il est rare qu'on n'en trouve pas des traces sur quelqae» points du corps.
Celles qui ont été faites pendant la vie sont entoil* rëes d'un liséré rou^e, qui n'existe pas sur celles pra^ duites après la mort. Les premières s'accompagnent' souvent de phlyclénes, qui contiennent des globules blancs et de l'albumine, tandis que les ampoules manquent dans les secondes, ou ne contiennent Ht filobules, ni albumine.
CombuBtion spontanée. — On admettait autrefcns que le corps humain, rendu inflammable par l'abat de l'alcool ou par la présence de gaz dans le liasQ cellulaire, pouvait prendre feu spontanément o contact plus ou moins immédiat d'un corps en ignition. La nature des substances composant le corps de l'homme, la quantité d'eau qui devrait être évaporée avant que commençât cette prétendue comboation spontanée, montrent que celle-ci n'existe pas. Il n'y en a pas un seul exemple certain : les cas cités