‹ Aide-mémoire d'hygiène et de médecine légaleChapitre 48 sur 71 · COUPS ET BLESSURES · texte numérisé non relu

COUPS ET BLESSURES

En médecine légale, ou étend l'expression de filejtf.J tare à « toute lésion faite au corps humain par un^ |

cause violente, d'où sont résultées, conjointement ou séparément, une commotion, une contusion, une piqûre, une plaie, une déchirure, une brûlure, une distorsion, une luxation, etc., soit que la cause ait été dirigée sur le corps ou que le corps ait été dirigé sur la cause offensante » (Fodéré).

On a divisé les blessures en : légères (incapacité de travail de moins de 20 jours) graves (incapacité de plus de 20 jours) ; mortelles. Les blessures graves sont dites complètement o\i incomplètemmt curables, suivant qu'elles ne laissent, après guérison, aucune infirmité ou dérangement de fonctions, ou qu'elles entraînent des infirmités permanentes ou temporaires.

Ces distinctions sont importantes, les peines infligées par la loi étant proportionnelles à la gravité des lésions. L'auteur de blessures faites volontairement^ et entraînant une maladie ou incapacité de travail personnelle de plus de 20 jours, est puni d'un emprisonnement de 2 à o ans et d'une amende de 16 à 200 fr.; si les blessures ont été suivies de mutilation, amputation ou privation de l'usage d'un membre, cécité, ou autres infirmités permanentes, réclusion; si les blessures faites volontairement, sans intention de donner la mort*, l'ont occasionnée, travaux forcés à temps; si elles ont été faites avec préméditation, travaux forcés à temps; si la mort s'en est suivie, travaux forcés à perpétuité. Si la maladie n'a pas été de plus de 20 jours, l'auteur de blessures volontaires est puni d'un emprisonnement de 6 jours à 2 ans, et d'une amende de 16 à. 200 francs; s'il y a eu préméditation, emprisonnement de 2 à 5 ans, amende de 50 à 300 francs ; pour les blessures involontaires, emprisonnement de 6 jours à 2 mois, amende de 16 à 100 francs (Gode pénal, art. 309, 310, 311, 320). De plus, l'auteur de blessures est condamné à des dommages-intérêts fondés sur la gravité et les suites des

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lésions, el, le plus ordinairement, d'après les rapporta des médecins ou chirurgiens.

Le médecin expert a donc à constater d'abord la réalité et la nature de la blessure [contusion, pli brûlure, etc.) ; puis à résoudre une série de questions médico-légales ; la blessure a-l-elle été faite pendant la vie ou après la mort? est-elle le résultat d'un crime, d'un suicide ou d'un accident? quelles seront ses conséquences, en cas de survie? etc.

Contusions, Plaies contuses. — Elles sont produites par un insdumént contondant (bâton, marteau), la percussion contre un objet dur, par compression, par écrasement.

La contusion au premier degré détermine la formation d'eichymoses, infiltrations de sang dans le lissu cellulaire, surtout abondantes dans les points où le tissu est lâche (scrotum, paupières), et produisant des colorations brunes, bleuâtres, jaunâtres, qui parfois ne paraissent qu'après plusieurs jours, quand le sang est infiltré seulement dans les parties profondes : eiaminée peu de temps nprès la formation, l'ecchymose donne l'idée de la nature de l'inslrument par sa forme, et de l'intensité du traumatisme par son étendue. Dans la contusion an deus^iéme degré, le sang forme un foyer {bosse sanguine, dépût sanguin), qui annonce une violence plus forte : il en est de même des 6panehements de sérosiCé, qui indiquent, de plus, que la peau a été décollée (passage d'une roue de voiture). Au troisième degré, il y a mortirication immédiate des tissus.

Les ploies confuses superfleielles prennent les noms d'érosions, d'eiccoriations. Profondes, elles sont douloureuses, tendent à la suppuration, ont des bords irréguliers, meurtris, représentnnl la forme de l'instrunient contondant, sauf dons le cas oh celui-ci rencontre un point du corps où la peau est mince, et

lCINC lëg&le.

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^^^B recouvre un os courbé ou anguleux, comme au cr&oe ^^^P ou k l'orbite; alors un coup de bâton produit une ^^^P véritable incision, comme un coup de couli/au, ^^^K La coutusion du crâne peut ameuer une commotion ^^H «u utie contusion du cerveau ; celle de \'abdomtH^ l« ^^H mort subite, sans lésion appréciable des viscères, ^^H Plaies. — A. Plaies far instruments pigu.uiTS. — ^^^ft Elles sont étroites, souvent profondes, très doulon- ^^^K -reuses, peu saignantes, régulières ou irréfjuliêres.. ^^^K £Ue8 reproduisent quelquefois la forme de l'instru- ^^^p ment, leur direction peut aussi faire reconnaître Ib ^^H nature de celui-ci. Un fleuret, une lime, produit uns ^^^^ plaie triangulaire ou quadraogulaire; un clou, une ^^^P dent de fourche, produit une plaie linéaire, etc.. H ^^V^ faut tenir compte des dimensions de la plaie : mai) I un instrument à la fois pi(|uant el tranchant, un

couteau, un poignard, peut déterminer une pl&ie plus longue et plus profonde que la lame, si cellft-ci ^^^ a pénétré obliquement, en déprimant ta peau. {!&' ^^^L somme, on reste souvent dans le doute au sujet de ^^^K l'espèce d'io^lrument employé (voy. le Rapport iPa^- ^^^^ topsie après un coup de canne à épée, p. iQ2]. . ^^ B. Plaies pab wstbuuests tbanchams. — Las

bords sont nets et écartés, l'accident dominant estl'hémorrhagie. Il est encore plus difficile que dans le cas précédent de savoir quelle arme a été employée.

G. Plauss par AttMEs A FEU. — Elles sont ordinairement circulaires on ovalaires; à bords plus ou moins réguliers, noirâtres; ne s'accompagnent pas d'hémorrhagie, à moins qu'un gros vaisseau n'ait été ouvert; déterminent de l'inflammation el de la sup* puration. Leur aspect varie avec la nature de l'arme et du projectile, la charge de poudre, la distance à laquelle le coup a été lire.

Si l'arme est appliquée exactement sw le corps, le

I projectile

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