‹ Aide-mémoire d'hygiène et de médecine légaleChapitre 56 sur 71 · ATTENTAT A LA PUDEUR ET VIOL · texte numérisé non relu

ATTENTAT A LA PUDEUR ET VIOL

mpossible. Il p'eut même se faire que le coït a lieu plusieurs Fois sans t[ue l'hymen, élastique t dépressible, soîl déchiré ; i1 a pu ainsi être refoul^ sans ruplure jusqu'à l'accouch émeut.

Dans ces derniers cas, on se base sur les a iignes de viol, qui sont :

l" Les Iraees df. violetu-i-s , contusions, epchymosew excoriations, coups d'oncles, etc. : on les observ| principalement aux organes g£>nitnuK, à la partïn^ supérieure des cuisses, à l'Iijpogaslre, mais ausSq ourles seins, aus poignets et aux bras, au c lour de la houclie et du ne^; ou a observé la dér rure de la fourchelle, du périnée, de la cloison vegiJ nale, des petites lèvres, du rectum, etc.; quelquefois les blessures sont mortelles ;

S* Les trac&s de sperme sur la peau nu les vêLftj monla (vo v. Taches de sperme, p. 1"8} ;

3' Les maladies communiquées (voy, Maladies e muni^uto, p. 181).

IL Surune femme aniifrieurement •l^florée, il est bien rare que les organes génitaux présentent des signes qui permettent d'affirmer l'introduction violenle du.., pénis. Les indices du Tiol sont alors les traces du violences, les taches de sperme, les maladies com-| Tliuniquées.

B. Questions ïédigo-lécalrs relatives ao vii Examm de Vineulpi. — On peut avoir à rechercher :

1° Quelques particularités siégeant sur If^s parties génitales de l'inculpé, et observées parla plaignante;

2° Les maladies vénériennes dont riuculpé est por- J leur, et qui se rapportent ou non ù. celli^ que pi-é- ■sente la plaignante; ■ 8° L'élat des facultés mentales de l'inculpé ;

4° Le développement de ses organes génitaux, qm parfois offrent une disproportion absolue av glapUigoaule;

.')° La question de rimpuissance.

La stérilité, dans laquelle le sperme ne contient pas de spermatozoïdes, n'exclut pas l'érection, et, par suite, le coïL Au contraire, rimpuissance est Timpossibilité absolue d'opérer une copulation, fécondante ou non, 'par suite d*un élat local ou général qui s'oppose à la consommation de Tacte vénérien : aussi l'impuissance est-elle seule invoquée par la défense dans les affaires de viol. Or, le coït est rendu impossible par l'absence des testicules, Thypospadias avec raccourcissement considérable du frein. Une immense tumeur des bourses, une hernie scrotale très volumineuse, rendent le coït au moins difficile. Les maladies de la moelle épinière, le diabète, les excès alcooliques ou vénériens, les habitudes d'onanisme, toutes les causes d'affaiblissement général ou de cachexie, amènent une impuissance plus ou moins complète. Quant à l'âge auquel la puissance génitale cesse, il est trop variable pour pouvoir être précisé.

II. La déchirure de Vhymen résulte-i-elle de Vintrotluction du pénis? — L'attouchement exercé violemment par une autre personne peut rompre l'hymen : ce cas est rare ; quand il existe, la distinction entre l'attentat à la pudeur et le viol est presque impossible. Plus rarement encore l'onanisme est pratiqué assez violemment pour déchirer l'hymen. Les règles et les flueurs blanches n'ont aucune action sur cette déchirure.

Par contre, elle peut résulter d'une chute sur un instrument contondant, piquant ou tranchant, une grille, un Aorceau de bois, etc. : mais alors la plaie n'a pas l'aspect ni la limitation qu'elle présente dans la défloration ; on ne trouve pas, comme dans celleci, de traces de violences sur diverses parties du corps, de taches de sperme, de maladie communiquée.

\TTFNT.\T \ I.A PUDEDB ET '

BHKa vulvite aphteuse, dipliléroïdiqiie, ulcéreuse P '^ngréneuse, produiL des pertes de substance des d

gaoes gËnilaiu: : ou eu recoanall l'origine p

pecL des parties et par les conditions dans lesquellâ

la maladie apris naissance (rougeole, afTaibltssemet'

général).

in. Un stul homme peut-il violer une femme ;

résiste? — Cela dépend de la vigueur respective ) l'accusé et de la plaignante. Si celle-ci est âgée. ' paralysée, elle lie peut opposer de résistance. \}tA

autre a résisté longtemps, ti

de se défendre par les blessures reçues pendant Id I lutte, par la terreur, par une syncope. Dans i" I cas, la taille et les forces de la femme sont telIesS i qu'elles excluent l'idée du v'

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