‹ Aide-mémoire d'hygiène et de médecine légaleChapitre 6 sur 71 · SOL · texte numérisé non relu

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ques, enfin la vitalilé îles microorsanismps qui, dans a milieu chaud, se conservent facilement.avant de pttf ser dans l'air ou dans IVau

Microorganismes, Impuretés da soi. — Les m ganismes sont plus nombi'Hiix dans les couches supet Bcielles (t à 2 niÈtrPs) que dans les couches prû'^ fondes (ils sont rares nu absents à 4 ou S mètres);^ parce que dans les premières ils trouvent l'air, la température, rhumidilé, la richesse en matières organiques, qui les font vivre. Plus le sol est souillé, pins ils sont abondants ; ils y sont à l'ëliLt de spores plutôt ■ qu'ai' ëtal de développement complet ; les bacilles soal j plus nombreux que les microcoques ; l'argile en coâ^ lient plus que le sable. On a constaté dansle sol, c( ailleurs, la présence de microor^anismes lymogënes ou saprophytes, el de micro organismes pathoginfe. Les premiers, qui président à la transformatio' matières organiques et à leur oxydation, sont encore mal distingués [esuns des autres. Quant aux second! qui engendrent les maladies inleclicuses, ce sont H oibrîon septique, le bae. du tÉlanos, le bac. du char bon, le bac. lyphique, le pneiimoco^ue. L'air étaut t exactement filtré par le sol, ce n'esl pas h sa faveiip^ que les microorganismes pénètrent dans celui-ci, i * qu'ils en sortent. 11 est possible, mais non démonlréy^ que l'eau leur serve de véhicule : en tout cas, ils ne pénètrent pas par /esoZ jusqu'à la nappe souterraine, puisqu'ils ne dépassent pas 2 à 3 mètres de profondeur. Ce qui est certain, c'est qu'ils s'échappent des couches superficielles du sol, où ils sont le plus abondants, avec la poussière qui s'en élève, el qu'ils sont alors diffusés par le vent. Les spores charbonneuses sont rapportées du fond à la surface par les vers de terre, el sortent de leur tube digestif (Pasteur).

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sales, déjections, répandues à sa surface, des matières excrémenlitielles infiltrées des fosses d'aisances, des eaux d'égout, etc. Celles qui sont solides ou suspendues dans l'eau sont arrêtées à la surface ; seules, les souillures dissoutes dans l'eau ou un liquide quelconque pénètrent dans le sol, et s'y accumulent d'autant plus abondamment que ses pores sont plus larges, qu'il est moins compacl. Arrivées dans la profondeur, elles se transforment par oxydation : leur azote et leur ammoniaque donnent des nilrites et des nitrates, leur carbone de l'acide carbonique, probablement sous l'influence des microorganismes saprophytes. Il en résulte que le sol s'assainit lui-même, du moins en partie : que l'eau qu'il recèle, celle de la nappe souterraine en particulier, peut «ans danger être bue, tant qu'un accident n'y a pas déterminé l'arrivée directe et violente des souillures extérieures; qu'il peut sans inconvénient recevoir toutes les impuretés organiques, puisqu'il les épure : cette dernière proposition, admise par Gornil et les partisans de i'épandage des eaux d'égout dans le sol, est contestée par quelques hygiénistes (voy. Êgouta, p. 104).

Surface, Assainissement du sol. — Les sommets et les pentes des montagnes et des collines sont générralement salubres, en raison du facile écoulemeut des eaux ; elles stagnent souvent, au contraire, dans les plaines, et, si celles-ci sont basses, si la couche imperméable est peu éloignée de la surface, les marais s'y forment facilement. Un sol couvert [de végétaux perd, par évaporation, une quantité d'eau plus grande qu'un sol nu, le débit moyen des sources en pays cultivés se réduit à mesure que la culture fait des progrès : la culture diminue donc une des causes d'insalubrité du sol, la surabondance de l'eau; de plus, en troublant régulièrement les fermentations organiques par l'introduction de l'air libre, elle em-

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CLIMATS

p6che les germes morbides de s'accumuler ; enfii utilise, sniiR Tonne d'engrais, des débris organiques de toute sorle, et les rend inoffensifs. Les forêts dessèchent le sdI, dont les arbres attirent l'eau par leurs racines : leur présence sur un sol perméable et sec ruine la Tégétalion, en drainant )e peu d'eau du voisinage ; ce drainagepeu t f'tre favorable si le sol est imperméable. Les arbres jouent le rûle d'écran contre les miasmes paludéens, et, sur les fortes pentes, îH empMienl les ravinements du sol produits par ks prénipitatiotis de masses de neige fondue : de là l'utilité du reboisement des régions élevées.

Les autres moyens à'msaiimsement du ial ont pour but de protéger l'homme contre l'action funeste des marais {voy. Malaria, p. H').

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