Soif. — Syncope
Le premier besoin du blessé est de boire : fatigue, chaleur de l'action, sinon de l'atmosphère, besoin non satisfait, parfois, depuis le début de lajournée, hémorragie souvent.
Assez fréquemment le blessé a une syncope dès que le calme lui est venu, et qu'il a la notion de sa blessure; et ce n'est pas la douleur, souvent fort peu ressentie, qui la détermine.
Rigidité des tués. — La rigidité cadavérique apparaît immédiatement après la mort ; cette rigidité hâtive du tissu musculaire aélé conslatée surtout chez les combattantsmorls après une lutte longue et acharnée. On l'a également observée chez des soldats succombant au cours des marches forcées, des retraites ou -des étapes faites dans de cruelles conditions, — que Ja mort fût le résultat de la fatigue proprement dite, ou du coup de chaleur, ou du froid allié à la fatigue.
Cette raideur cadavérique, signalée en Crimée par Chenu, par Perrier, a été spécialement étudiée par Xeuldorfer, Longmore.
Dans certains cas, les corps avaient conservé des
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attitudes étranges, les cadavres étaient restés dans des positions correspondant à des mouvements de défense et d'attaque ; la mort les avait surpris dans leur dernière attitude, alors quils étaient déjà épuisés par la lutte (1).
Peut-être, chez les combattants, le surmenage n'est-il pas la cause unique de cette rigidité cadavérique instantanée. Un médecin anglais relate, en effet r qu'après la bataille de Beaumont (1870), il vit, dans une dépression de terrain, quatre fantassins morts, frappés par un obus dans des positions extraordinaires: ils étaient assis, réunis sans doute pour se restaurer. L'un d'eux avait la partie supérieure de la tête enlevée, et tenait encore le coude levé, la main droite portant son quart aux lèvres. Plus loin, un cavalier avait eu la tète emportée, son cheval également ; il était mort debout, les mains aux rênes du cheval, le pied droit à l'étrier, dans la situation où la mort l'avait frappé.
Dubois-Reymond a nommé cet état : raideur cadavérique cataleptique. Ealck pense qu'il se montre uniquement après les blessures de la moelle, de l'encéphale, après la mort par hémorragie, qui déterminent un état tétanique arrivant à l'arrêt du cœur et de la respiration, et favorisant la rigidité précoce.