Délire nerveux traumatique
Travers a décrit une forme éréthique du schock traumatique, qui n'est qu'une variété du délire nerveux traumatique, et n'est pas le délire alcoolique (Dupuytren, Legouest, Poucet, Reeb, Delorme, Ghauvel et Nimier).
Pendant le siège de Strasbourg, on a pu noter des exemples, en quelque sorte épidémiques, du délire des blessés, qu'explique suffisamment la tension nerveuse que produisent les excitations de la lutte, les dangers redoutés ou courus, la frayeur. D'où, des actes d'aberration mentale, cris, chants, volubilité de la parole, rapidité du geste, mobilité extrême de la physionomie, rires, pleurs, manifestations affectueuses exagérées. — Puis, excitation, respiration haletante, yeux fixes; le malade, qui n'écoute plus personne, enlève son pansement, se dresse, remue