‹ Aide-mémoire de l'opérateur, comprenant les opérations élémentaires, les ligatures d'artères, les amputations dans la contiguité et dans la continuité des membres, et les résections des extrémités articulairesChapitre 10 sur 64 · CAUTÉRISATION · texte numérisé non relu

CAUTÉRISATION

40 gram. de chaux-vive en poudre, on mêle et on chauffe jusqu’à parfaite fusion, après quoi on coule dans des tubes de plomb fermés d’un bout et d'un cent, de diamètre; on conserve dans des tubes en verre contenant au fond quelques fragments de chaux-vive. Pour l’employer on entaille le plomb avec un canif, pour découvrir la quantité dont on a besoin.

Azotate d’argent fondu. — On l’obtient sous forme de cylindres, de la grosseur d’un crayon noir à dessiner. Il faut donner la préférence à ceux que l’on coule dans une lingotière en argent, car ils sont blancs, et ne laissent pas une tache indélébile, ce qui arrive, quand ce caustique est porté sur les ulcères de la cornée. On l’emploie fréquemment pour la cautérisation des surfaces ulcérées et la répression des bourgeons charnus.

Les trochisques sont des cônes formés d’une pâte sèche composée comme il a été dit plus haut. On les enfonce çà et là dans les tumeurs cancéreuses ou autres, dont on veut déterminer la flétrissure ou obtenir la cautérisation.

§. 2. Cautérisation actuelle.

On la pratique avec des corps en ignition, ou pénétrés de calorique. Le fer étant celui des métaux qui a le plus de capacité pour le calorique (puisqu’elle = 0,1100, tandis que celle de cuivre — 0,0949, et celle de l’or — 0,0298) est habituellement employé pour la construction des cautères.

Les formes principales de ces instrumens ont été réduites à 7, indépendamment de celles qu'on peut leur donner selon les besoins.

Un cautère se compose d’une tige en fer recourbée par le bout qui soutient l’extrémité cautérisante, et fixée par l'autre dans la mortaise d’un manche où l’assujetti t une vis de pression inventée par Percv. De cette manière, un seul manche suffit pour plusieurs tiges, et peut en être séparé quand on les chauffe. On distingue : lo le cautère en roseau, dont la lige porte à angle droit un cylindre de o cent, de long et de 1 cent, 1/2 de diamètre, PL. III a. Fig. 1; 2» le cautère olivâtre, qui se termine par une olive plus ou moins volumineuse, PL. III a. Fig. 2; 3<> le cautère conique , dont l’olive a la forme d’une petite toupie, PL. III a, Fig. 3; 4o le cautère nummulaire, dont la tige forme un crochet fixé au centre d'une plaque ronde de 3 cent, de diamètre sur 8 mill. d’épaisseur, PL. III a. Fig. 4 ; 5<> le cautère cutellaire en forme de hache, PL. III a. Fig. o; 6° le cautère annulaire, dont la plaque ronde ressemble à un anneau surmonté d'une houle, PL. III a. Fig. G ; 7° le cautère en bec d'oiseau, avec une boule, imaginé par M. Champesme, PL. 111 a. Fig. 7.

PL. III a. Fig. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 cautères. 8. Aiguille à suture. 9. Lame de scie, à dents inclinées de a en b. II). Lame de scie à double rangée de dents. 1 1 . Pinces à double croisement, pour l’extraction des balles. 12. Tribulcon de Percv, a. tirefbnd, b. canule qui se dévisse en b. cc. curettes. 13. Décimètre divisé eu pouces et en centimètres.

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