CAUTÉRISATION
sines; 3<> enlever avec soin le caustique, quand son effet est produit.
Les caustiques liquides s’appliquent à l’aide d’un pinceau de charpie.
Parmi les caustiques mous , ceux qu’on emploie le plus souvent, sont : la pommade ammoniacale de Gondret, la pâte arsenicale du frère Côme ou de Rousselot, et le chlorure de zinc.
La pommade de Gondret est formée de parties égales d’ammoniaque et d’axonge. Pour l’appliquer, on pratique une ouverture dans un morceau de sparadrap; celte ouverture sert à circonscrire la peau sur laquelle on étale une couche de pommade plus ou moins épaisse pendant S, 10 ou 13 minutes, selon qu’on veut obtenir la rubéfaction, la vésication, ou une cautérisation plus profonde.
La poudre de Rousselot se compose de 10 parties de cinabre porphyrisé, de 16 parties de sangdragon , de 8 parties d’arsenic blanc porphyrisé, mélées exactement, et qu’on délaye dans un peu d’eau gommée ou de salive au moment de l’employer, On en met sur la surface ulcérée, une couche de 2 à 3 mi 11. d’épaisseur, qu’on recouvre d’un peu de charpie râpée, au bout de quelques jours, l’escarre est produite, elle se détache vers le 20u. Il serait dangereux de l’étaler sur une large surface, à cause de la présence do l’arsenic.
Une partie de chlorure de sine môlée à 2 , 3 ou 4 parties de farine et un peu d’eau , forme la p;Ue de Canquoin n° 1 , 2 et 3. On l’expose à l’air pour la
rendre humide. Pour l’appliquer, on coupe une rondelle de pâte , à laquelle on donne une épaisseur d’autant plus grande que les parties à détruire sont plus épaisses. La rondelle produit une escarre nette.
Les caustiques solides les plus usités sont: la potasse caustique, le nitrate d’argent fondu et les trochisques. On a coutume de substituer à la potasse caustique pure, la poudre de Vienne qui est plus facile à manier et plus active, parce qu’on peut exactement limiter l'escarre, obtenir cette escarre en peu de temps et éviter les fusées du caustique. La poudre de Vienne est formée de 5 parties de potasse caustique à la chaux et de 6 parties de chaux-yive môlées rapidement dans un mortier chauffé. On en délaye une petite quantité dans une soucoupe, avec un peu d’alcool, pour faire une pâte molle.
On fait un trou à un morceau de sparadrap, et quand il est appliqué sur la peau, on place une couche de 4 à 5 mill. de cette pâte sur l’ouverture; on peut alors retirer le sparadrap, afin de surveiller l’action du caustique qui reste sur la peau. De temps en temps on humecte ce petit cylindre avec une goutte d’alcool, et au bout de 8 à 10 minutes un cercle grisâtre indique que la cautérisation de toute l’épaisseur des tégumens est produite. On enlève la pâte et on lave avec un peu d’eau vinaigrée.
Pour conserver cette poudre, on a conseillé de la préparer de la manière suivante : On fait fondre dans une cuiller de fer à bec 120 gram. «le potasse caustique , on ajoute en 2 ou 3 fois, après la fusion .