ARTICLE IV. — EXTRACTION
L 'extraction est un mot qui s’applique à toutes les opérations qui ont pour but d’enlever des parties dont la présence est nuisible, et particulièrement des séquestrés, des esquilles, des polypes, des corps étrangers, des projectiles. Elle prend le nom d ’ ablation, quand il s’agit de la séparation d’une partie peu vo-
lumineuse; d'extirpation, quand on est obligé de se livrer à la recherche pénible de tissus altérés, profondément situés; d’avulsion, pour les dents; d’évacuation, pour les gaz et les liquides.
Manuel opératoire. Il faut reconnaître le corps étranger, le saisir et l’extraire ; on reconnaît sa position à l’aide d’explorateurs métalliques ou non, et à l’aide du doigt, quand on le peut. On le saisit avec des pinces de diverses formes, portées sur un conducteur, et enfin on extrait avec précaution le corps étranger, après avoir débridé, s’il est trop volumineux.
Extraction des projectiles. Après avoir visité avec soin les vôtemens du blessé, afin de s’assurer si la balle est ou non restée dans la plaie, lors même qu’on ne trouve qu'une ouverture d’entrée, il faut, avant de procéder à son extraction, reconnaître directement la présence du projectile, et placer le membre dans la position qu’il avait au moment où il a été atteint, à moins qu’on ne suppose que la balle s’est déviée sur un os ou sur un tendon. On a imaginé un grand nombre d’instruments pour l’extraction des balles. On n emploie plus guère aujourd’hui que la curette, les .pinces et le tire-fond. Ces trois instruments ont été réunis par Percy, en un seul, qui porte le nom de Tribulcon, PL. HI n. Fig. 12.
lo La curette est une tige d’acier longue et mince, qui se termine par une petite cuiller; on 1 introduit dans la plaie, et quand on sent la balle, on la charge