MÉDECINE OPÉRATOIRE
gien , à celui qui ne saurait distinguer les cas dans lesquels il doit intervenir ou non à l’aide de la main, ou de l’instrument tranchant. Lorsque l'indication d’opérer est précise , il faut de plus que l’art des opérations lui soit familier, comme un moyen thérapeutique qu’il a à sa disposition.
Les opérations sont simples ou complexes, toutes se composent d’une série de moyens ou de manœuvres élémentaires, réunis en plus ou moins grand nombre, selon qu’elles sont plus ou moins complexes.
Ces divers temps ont pour but, la restitution de leurs rapports normaux aux diverses parties du corps; la division, la réunion, la destruction ou l'ablation de celles dont la texture est modifiée de manière à rendre nécessaire l’emploi de ces divers moyens.
L'art des opérations a été réduit en règles générales simples cl précises qu’il faut apprendre ; il suppose des connaissances exactes en anatomie descriptive et chirurgicale ou de rapports, en anatomie générale et en physiologie.
Ce n’est, d’ailleurs, que par des exercices souvent répétés sur le cadavre et les animaux vivants, que l’on peut acquérir l'habileté et le sang froid indispensables pour opérer sur l’homme.
Il est bon d'ajouter, pour l’élève qui s’exerce aux opérations sur le cadavre, qu’il doit se placer toujours dans les conditions les plus favorables pour les pratiquer. il doit se faire aider par ses camarades, et prendre les mêmes précautions que s il s agissait d'une opération sur le vivant.
11 arrive en effet presque toujours, qu’une opération faite avec négligence est manquée ; c’est une artère qu’on ne trouve pas parce qu’on n’a pas pris la peine de s’orienter, à l’aide des points de repère; ou bien, c’est un lambeau trop court, mal taillé, s’il s’agit d’une amputation. Dans tous les cas, cette manœuvre opératoire ne sert qu’à faire douter l’élève de son aptitude, s’il est modeste; ou à lui faire dire, s’il est vain, qu’il opérerait mieux sur le vivant; ce qui fait qu’il n’en retire aucun résultat pour son instruction.
Il y a des opérations plus difficiles, sortant de la règle commune, qui ne peuvent être décrites d’avance etqui ne sont permises qu’au chirurgien, dont l’habileté, l’expérience et le savoir sont incontestables; ce sont, pour ainsi dire, des opérations imi provisées.
On divise les opérations en élémentaires, qui se pratiquent partout, sans distinction de tissu; en générales, quise pratiquent sur divers organes généraux, dans la continuité ou dans la contiguïté des membres, par exemple; et en spéciales, qui sont réservées i aux organes spéciaux et complexes.