II. Résection des métacarpiens
A. Partie moyenne. — Incision dorsale à côté du tendon , dissection des lèvres de la plaie à droite et à gauche de l'incision , puis section de l’os, avec la scie à chaînettes. Les deux petites incisions supplémentaires de M. Malgaigne sont très-souvent indispensables pour faciliter la dénudation de l’os. Quant aux cisailles de Liston, elles ne peuvent être employées que pour le premier, le second et le cinquième métacarpien.
B. Extrémités articulaires. — On peut appliquer le procédé décrit pour la résection des extrémités inférieures des phalanges métacarpiennes.
Pour les extrémités supérieures du premier, du second et du cinquième métacarpien , on se trouve bien de recourir aux petites incisions de M. Malgaigne, afin de pouvoir relever l’une des lèvres de la plaie, comme un lambeau quadrilatère.
C. Résection de l'articulation métacarpo-phalangienne.— Abaisser du milieu de la face dorsale du métacarpien, à 1 cent, et demi au— delà du point où l’on veut scier l’os, deux incisions que 1 on conduit , en divergeant, jusqu'à la commissure. Le lambeau limité par ces deux incisions a la forme d'un V à base inférieure. On dissèque et on abaisse ce lambeau , du sommet vers la base, en ménageant le tendon extenseur; on isole les os, des muscles interosseux et des parties molles; on ouvre 1 articulation, des deux côtés, et on luxe la tête de la phalange,
dont on pratique la résection, avec une petite scie ou avec les cisailles de Liston ; on en fait autant pour la tête du métacarpien, et l’on ménage les tendons fléchisseurs. Pour l’indicateur et l’auriculaire , le lambeau doit être taillé aux dépens du côté libre du doigt, afin d’éviter le tendon.
III. Résection du premier métacarpien , en conservant le pouce.
Pratiquer une première incision le long du côté radial du premier métacarpien. Cette incision dépasse de 15 millim. les deux extrémités de Los. Dans les cas où cette incision est insuffisante , on en pratique deux autres, dorsales, qu’on abaisse perpendiculairement sur les angles de la première, suivant le procédé de M. Malgaignc. On relève le lambeau sur le dos de la main, la dissection doit en être faite avec beaucoup de précaution, de manière à ménager le tendon du long extenseur, du court extenseur et celui du fléchisseur; on sacrifie celui du grand abducteur, qui s’attache à l’os métacarpien, on ouvre l’articulation carpo-métacarpicnnc, et on soulève l’os, avec les doigts. Le bistouri est engagé sur le côté interne de l’os, qu’il dénude , de haut en bas , jusqu’à l’articulation métacarpo-phalangienne, où il faut ménager le court abducteur et le court fléchisseur, qui s’insèrent sur le côté externe de la première phalange, et l’adducteur qui s’insère sur le côté interne du même os. PL. XLVI b. Fig. 1.
On peut également commencer par la désarticula- ’
tion métacarpo-phalangienne, et terminer l’opération par l’ouverture de l’articulation trapézo-métacarpienne.
11 faut éviter l’artère radiale, et la lier si elle a été ouverte. Le pansement consiste à réunir par première intention, au moyen de bandelettes agglutinatives, à matelasser la paume de la main , avec de la charpie , et à maintenir le tout avec des compresses qui conservent au pouce sa position normale.