‹ Aide-mémoire de l'opérateur, comprenant les opérations élémentaires, les ligatures d'artères, les amputations dans la contiguité et dans la continuité des membres, et les résections des extrémités articulairesChapitre 58 sur 64 · VII. Résection de la tête du fémur · texte numérisé non relu

VII. Résection de la tête du fémur

Cette opération proposée par Vcrmandois, en 1786, fut exécutée pour la première fois par While ; l’enfant guérit. Quoique plus d’une fois le succès ait couronné les tentatives faites depuis, on ne peut se dissimuler tout le danger qu’entraîne cette opération, à cause des accidents inflammatoires et des suppurations interminables qui surviennent. Cette résection ne doit pas être tentée dans les cas de coxalgie ; clic est plutôt indiquée dans ceux de fracture comminutive survenue à la suite de plaie par arme à feu. Pour tenter une opération aussi grave, et la préférer à la désarticulation de la cuisse; il faut que le malade soit jeune et vigoureux et qu’il n’y ait pas un délabrement trop considérable des parties molles voisines.

Procédé de White. — Pratiquer sur le côté externe du membre et parallèlement à son axe , une incision qui pénètre jusqu’à l’os. Cette incision commence à 3 cenlim. au-dessous de la crête iliaque et se termine à 8 ccntim. au-dessous du grand trochanter. On ouvre la capsule articulaire , et on luxe la tête du fémur en dehors pour la faire saillir entre les lèvres de la plaie et en pratiquer la section avec une scie à chaînettes. Si la cavité cotyloïdc est cariée, on la cautérise.

Procédé de M. Rossi. — M. Rossi fait partir, sur le côté externe de la cuisse, une incision verticale, du niveau de l’articulation coxo-fémorale, et la termine à 9 ccntiin. au-dessous du grand trochanter, en pénétrant jusqu'à l'os. Il trace une incision transversale, à partir de l’angle inférieur de la première, et dirige celte incision vers la partie postérieure et interne du membre; il dissèque et relève le lambeau triangulaire, ouvre l’articulation, luxe l’os, le dénude des parties molles voisines, et en pratique la résection au moyen de la scie ordinaire.

M. Roux fait un lambeau quadrilatère à base supérieure, sur le côté externe du membre.

Procédé de M. Velpeau. • — Ce savant propose de pratiquer une incision en demi-lune, tirée de l’épine antéro-supérieure de l'os des Iles, à la tubérosité de l’ischion ; de disséquer et de relever le lambeau postérieur qu’on obtient; de diviser la capsule, le ligament inter-articulaire; de contourner, avec l'instrument, la tète du fémur, et d’en pratiquer la résection. Réunir ensuite le lambeau, à l’aide de points de suture ou de bandelettes.

De l’extrémité supérieure de l’incision verticale de Whitc, Jægeren fait partir une seconde de 11 centim. d’étendue , qu’il dirige en arrière et en bas. I>e cette manière, il obtient un lambeau triangulaire, à base inférieure, qui permet, quand il est abaissé, de manœuvrer plus facilement au fond de la plaie pour la dénudation et la résection de la tète de l'os.

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