DÉTERMINATION DE LA PRESSION MOYENNE. Cette formulc
est tout à fait générale, à la condition qu*on y introduira pour la valeur de P la véritable valeur de la pression moyeime dans le cylindre.
Ordinairement, cette pression n'est pas constante el pour en avoir la véritable valeur, il fondrait connaître toutes les pressions successives correspondant à des parcours égaux et successif du piston, faire la somme arithmétique de toutes ces pressions et diviser cette somme par le nombre des pressions considérées.
On arrivera plus exactement encore au résultat en traçant d'une manière continue la courbe de ces pressions et en calculant par les méthodes ordinaires l'ordonnée moyenne de cette courbe.
2tt8. Usage de l'indicateur. La courbe, dont il vient d'être question est précisément, celle que l'on obtient directement au moyen de l'indicateur de la pression, dont l'usage est aujourd'hui général.
Cet appareil se compose d'un petit cylindre sur le pbton duquel agit la pression de la vapeur en même temps qu'elle agit sur le piston de la machine; mais dans l'indicateur cette pression est mesurée à chaque instant par la tension d'un res-
sort dont les flexions indiquent en kilogrammes Tcffort exercé sur le piston correspondant.
Un crayon se meut avec ce piston et trace un diagramme sur une feuille de papier entraînée pendant le tracé dans un mouvement proportionnel à* celui du piston de la machine en expérience.
En appelant toujours P la pression moyenne Indiquée par Fordonnée moyenne du diagramme» il suffira d'appliquer cette valeur aux dimensions mêmes du cylindre de la machine en employant» comme précédemment, la formule du n"" 256.
La construction des indicateurs s*est beaucoup perfectionnée dans ces derniers temps. On les met à Tabri du refroidissement par une enveloppe de vapeur, et en contruisant toutes les parties mobiles en aluminium, on a diminué dans une proportion trèsgrande les effets de lancés dus à Tinertie, et qui souvent appor* talent dans les tracés de grandes perturbations.
269., Tare des indicateurs. Pour tarer un indicateur de pression, on charge successivement son ressort, par Tintermédiaire de la tige de son piston, de poids croissant uniformément. On obtient ainsi une suite de flexions dont on peut déduire la charge moyenne t en kilogrammes qui correspond à une flexion de l millimètre. La surface du piston étant s^ on calculera la pression en atmosphères qui reproduirait cette même charge t par la relation
103305X0?=/, d*où Ton tire
et c'est cette valeur de x qu'il faudra multiplier par le nombre de millimètres qui exprime l'ordonnée moyenne m de la courbe pour obtenir la valeur de P dans chaque cas particulier, ce qui donne
cette relation conduit aux règles suivantes : !• Pour calculer la pression en atmosphères qui correspond à
a38 ]>£S MACHINES ▲ YAPEUl.
une flexion de 1 millimètre du ressort de l'.indicakur, il-fiofut-dà la charge t, en kilogrammes ^ gui correspond à la même pression par le produit de la surface du piston en mètres caxrés et du coefficient constant 10330. On obtietuira ainsi le nombre xdela formule pricédente f qui peut être considéré commer la tare de Pimtrum/ml;
2*» Pour calculer la pression en atmosphères qui correspond à uv'* flexion moyenne de m millimètres^ U faut multiplier la tare précédente par m. On obtient aussi la valeur de la pression moyenne P if introdtfire dans la formule du n« 886.
S60. Rapport sntre la PHssstON initiale sans ue cylindre ET la pression DANS LA CHAUDIÈRE. EU général, la pression de la vapeur est déjà diminuée dans une assez grande proportion an moment où elle entre dans le cylindre. On a observé que dans les machines locomotives la réduction a été souvent de la moitié de la pression dans le générateur. Cette réduction «st rarement aussi considérable dans les machines auxquelles on ne fait donner qu'un moindre nombre de coups de piston par minute. Le constructeur doit s'attacher à diminuer cette réduc* tion en abritant tous les conduits de vapeur contre les refroidissements, en donnant à ces conduits des sections suffisantes, en rapprochant la machine de la chaudière, en diminuant la quantité d'eau entraînée mécaniquement par la vapeur, en proportionnant, comme il sera dit ci-après, les orifices de distribution avec le diamètre des cylindres, et avec la vitesse des pistons. On ne saurait donner de règles précises pour évaluer cette réduction, qui ne saurait être exactement connue que par l'examen de bons diagrammes obtenus avec Tindicateur.
Lorsqu'on voudra seulement obtenir une première évaluation de la pression initiale dans le cylindre au moyen de la pres^on observée sur le manomètre de la ehaodière, on pourra par aperçu se servir des coefficients de réduction qui suivent :
Machines locomotiTes à grandes vitesses 0,60
Machines de bateaux 0,80
Machines fixes et machines locomobiles 0,80^0,90
S6i. Formule théorique de la détente. La pression initiale dans le cylindre ayant été évaluée ou déiermioée par les
us MàCimiS A Via^EUB. £39
moyens précédents, et la pression initiale F étant aussi connue^ si les conditions de la distribution sont telles que la vapeur soit admise à pleine pression pendant une partie de la course qui correspond à un volume V, et se détend ensuite jusqu'au volume y^ la loi de Mariotte conduit à la formule
10330FV'(l+ioghyp|7),
pour la mesure du travail total de la pleine pression et de la détente.
Cette expression peut se mettre sous la forme