CHLORHYDRATE D'AMMONIAQUE
Elixir chloroformique. (Bouchut.)
Pr. Chloroforme 8
Alcool 64
Sirop simple 225
Calmant contre certaines névroses con-
vulsives et mentales.
Lavement chloroformisé. (Aran.)
Pr. Chloroforme, Gttes ... XX
Gomme 8
Jaune d'œuf n° 1
Eau 125
F. S. A. — Colique de plomb.
CHLORURES. Muriates; hydro chlorates ou chlorhydrates.
Combinaisons du chlore avec les corps simples ou les radicaux organiques. — Ils sont en général fondants, diaphoniques, antiphlogistiques ; mais leur action physiologique est dominée par celle de la base.
Chim. — Sont généralement solubles dans l'eau, moins le chlorure d'argent, le protochlorure de mercure, le chlorure de plomli; les sous-chlorures sont insol. dans l'eau, et sol. dans les acides. — Les chlorures solubles précipitent le nitrate d'argent en blanc cailleboté, devenant violet à la lumière, sol. dans l'ammoniaque, insol. dans l'ac. azotique, fusible par la chaleur en une masse cornée. — Chauffés avec ac. sulfurïque et bioxyde de manganèse, la plupart dégagent du chlore ; ils précipitent l'acétate de plomb et le protonitrate de mercure en blanc. — Les chlorures de mercure, antimoine, zinc, arsenic, étain, sont volatilisables par la chaleur.
CHLORHYDRATE D'AMMONIAQUE. Hydrochlorate ou rnuriate d'ammoniaque; chlorure d'ammonium; sel ammoniac; Chloruretum ammonicum. = AzH3,HCl.
S'obtient en grand dans l'industrie au moyen des produits ammoniacaux du gaz d'éclairage ou de l'urine putréfiée. Le carbonate d'ammoniaque qui en provient est transformé d'abord en sulfate par le plâtre, et le sulfate d'ammoniaque en chlorure par le sel marin. On le sublime deux fois pour l'obtenir blanc.
En pains hémisphériques blancs, à texture fibreuse, un peu hygrométriques, à sav. piquante, entièrement volatilisables, sol. dans l'eau et dans l'alcool.
Act. phys. — Stimulant diffusible, diaphorétique, diurétique et fondant. Son usage prolongé diminue la plasticité du sang et cause l'anémie et la diathèse scorbutique. A haute dose, il occasionne des vomissements et de la diarrhée. — Fréquemment employé, à l'intérieur (1 à 2 gr.) comme résolutif, fondant, antirhumatismal, fébrifuge; à l'extérieur, sur les engorgements lymphatiques, tumeurs et contusions; en injections contre la blennorrhagie, la leucorrhée.
Chim. — Voir Chlorures et Ammoniaque.
Fais, et mêl. — Entièrement volatilisable, ce qui exclut les corps à base fixe; ne doit pas précipiter par le chlorure de baryum, ce qui exclut les sulfates et en particulier le sulfate d'ammoniaque.
CHLORURE DE BARYUM 185
CHLORURE D'ANTIMOINE (PROTO-). Beurre d'antimoine; muriate d'antimoine; Ghloruretum stibicum. = SbCR
Prép. — Dissolvez à l'aide de la chaleur 100 p. de sulfure d'antimoine dans 300 p. d'acide chlorhydrique ; laissez déposer et décantez; évaporez jusqu'à ce qu'une goutte portée sur un corps froid se solidifie; alors distillez-le au bain de sable. Le produit obtenu se sépare en deux couches, l'une solide et l'autre liquide ; on sépare cette dernière et on enferme la partie solide dans des flacons bouchés. (Codex.)
Blanc, demi-transparent, onctueux, très-déliquescent. Quand il est tombé en déliquescence, il prend le nom de beurre d'antimoine liquide. Cette liq. versée dans 40 f. son poids d'eau donne lieu à un précipité blanc cailleboté, d' oœychlorure d'antimoine, dénommé poudre d'Algaroth , et employé autrefois comme vomitif. — Abandonné aujourd'hui.
Le beurre d'antimoine est un violent caustique qui détruit les tissus et pénètre aisément au fond des plaies. On l'emploie pour cautériser les pustules malignes, les morsures de serpent et des chiens enragés. — C'est un poison violent, dont les antidotes sont ceux des acides minéraux, le tannin, etc. Pour les recherches toxicologiques, voir Emétique*
Ciiim. — Voir Chlorures et J itimoine.
CHLORURE DE BARYUM. Muriate de baryte; Chloruretum
baryticum. =BaCl.
Prép. — Le Codex le fait préparer en décomposant par l'acide chlorhydrique le sulfure provenant de la réduction du sulfate de baryte par le charbon ou le noir de fumée, sous l'influence d'une forte chaleur. On enflamme le gaz sulfhydrique qui se dégage ; la masse est reprise par l'eau ; on filtre la solution, on lave le résidu, on réunit les liqueurs qu'on évapore àsiccité; on reprend par l'eau, on ajoute un léger excès de solution de sulfure de baryum pour précipiter le fer ; on concentre à cristallisation. — - Cristaux. incolores, efflorescents, d'un goût acre et nauséeux, solubles dans l'eau et dans l'alcool.
A été vanté contre les affections strumeuses et scrofuleuses (1 à 20 centigr.}, mais estpresque abandonné aujourd'hui. A forte dose, c'est un violent poison corrosif. Les meilleurs contre-poisons seraient les sulfates inoffensifs : sulfate de soude ou de magnésie.
Chim. — Voir Chlorures. — Les sels de laryte ou oxyde de baryum sont incolores ; la plupart sont insolubles ; le chlorure et le nitrate sont solubles dans l'eau, insolubles dans l'alcool, non déliquescents.