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COTON

volatil de corne de cerf. Tous ces produits contiennent, outre des sels ammoniacaux (carbonate, succinate, sulfhydrate, cyanhydrate), des hydrocarbures et des alcaloïdes volatils (éthylamine, méthylamine, picoline, butylamine, etc.), de la créosote. — Ce sont des antispasmodiques puissants, mais répugnants. A l'extérieur, on les a employés comme topiques dans la gangrène , la teigne, etc.

Sucoinate d'ammoniaque impur. Liqueur

de corne de cerf succiriée.

Pr. Esprit volatil de corne de

cerf 100

Sel volatil de succin .... Q. S.

Saturez l'esp. de corne de cerf par l'acide succinique impur ; filtrez pour séparer de l'huile empymeuratique, conservez à l'obscurité. (God.) Poudre de corne de cerf calcinée.

Calcinez à blanc des cornichons de

cerf; grattez-les au couteau pour enlever

la couche extérieure ; opérez ensuite

comme pour la Poudre de corail rouge.

(Cod.)

Gelée de corne de cerf.

Pr. Corne de cer.f râpée Eau commune . . .

Sucre blanc ....

Citron

Lavez la corne à l'eau tiède, puis faites une décoction avec l'eau, jusqu'à réduction de moitié. Exprimez. Ajoutez le sucre, le jus du citron et un blanc d'oeuf délayé avec un peu d'eau; clarifiez par l'ébullition, et concentrez jusqu'à consistance suffisante pour prendre en gelée ; ajoutez alors le zeste du citron, et après quelques instants passez à l'étamine dans un pot de porcelaine que vous mettrez au frais. (Cod.)

COTON. Duvet qui entoure les semences des Cotonniers; Gos-

sypium herbaceum , arboreum, indicum, etc. L. — Malvaeées (flg. 41).

C'est de la cellulose presque pure, de la formule G^H^O10.

Il ne sert que pour la chirurgie en compresses, applications diverses, et aussi sous forme de moxas, étant imprégné de nitrate et de chlorate de potasse.

Pour nous, la plus importante de ses propriétés est celle qu'il possède de se transformer sous l'influence de l'acide azotique en une matière soluble dans l'éther alcoolisé. On obtient le coton soluble (coton-poudre, xyloïdine, fulmi-coton) de la manière suivante :

Prenez :

Acide sulfurique à 1,84 1000 gr.

Coton séché à -{-100° 55

Acide azotique à 1,42 500

Versez l'acide sulfurique dans l'acide nitrique; laissez re-

cousso 225

froidir le mélange jusqu'à -f- 30°. Introduisez le coton par petites parties, abandonnez le tout pendant 24, 36 ou 48 heures selon que la température sera de 35°, 25° ou 15°. Retirez alors le coton, lavez-le à grande eau pour enlever toute trace d'acide ; séchez à l'air libre; conservez en vases clos. (Codex.) Ce coton est soluble, mais peu fulminant; pour lui donner cette qualité, on a recours à d'autres mélanges et procédés que nous n'avons pas à décrire ici.

collodion :

Prenez :

Coton ci-dessus 7

Ether à D = 0,720 64

Alcool à 90° 22

Huile de ricin 7

Mêlez.

Cette liqueur sirupeuse, étalée en couche mince, laisse un enduit résistant, comme membraneux, qui a reçu de nombreuses applications. On lui mélange quelquefois divers principes médicamenteux.

COURGE POTIRON. Cucurbita maxima, Duch. — Cucurbitacées.

La semence est tempérante, rafraîchissante, sous forme d'émulsion. On la considère aussi comme teeniafuge. — C'est une des quatre semences froides majeures.

COUSSO. Kousso; Brayera anthelmintka, Kunth. —Rosacées.

Sommités fleuries, composées de fleurs femelles, originaires d'Abyssinie, ayant quelque rapport avec des fleurs de tilleul; teinte jaune rosée; saveur mucilagineu.se, puis acre; odeur faible, analogue à celle du sureau, mais se développant par l'infusion. — Le cousso contient une substance cristalline (koussine), soluble dans l'alcool et dans l'éther, une résine acre, de l'huile volatile, du tannin. Tous ces principes contribuent sans doute à son action anthelmintique puissante.

Act. phys. — Ingéré, le cousso produit une sensation de légère âcreté à la gorge, quelques nausées, parfois le vomissement. Son action sur l'homme n'est donc pas très-marquée ; par contre, c'est un toxique pour les helminthes (Taenia, Bothriocéphale, Ascarides) qui, lorsqu'ils sont évacués par suite de son administration, paraissent sans vie. C'est actuellement le remède le plus universellement usité contre le ver solitaire, et son action paraît plus constante que celle de l'écorce de racine de grenadier.

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