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CRESSON DE FONTAINE

Dose. — - 15 à 20 gr. de poudre, délayés dans 250 gr. d'eau bouillante : on laisse infuser 1/2 heure et l'on administre le tout mélangé. Le malade est mis à la diète dès la veille; on peut faire prendre à la suite un purgatif huileux ou salin. — La koussine, qui paraît être une matière de nature résineu&e, s'administre à la dose de 50 centigr. à 2 gr.

Poudre de cousso.

Séchez à l'étuve, pulv. au mortier de fer, et passez au tamis de crin ; la poudre ne doit pas être trop une.

Apozème de cousso.

Pr. Cousso en poudre demi-fine. 20

Eau bouillante 150

Délayez la poudre dans l'eau bouillante, et administrez après agitation.

(Cod.)

CREOSOTE. Creoso tum. == C"H160\

Préparée dans l'industrie par distillations fractionnées du goudron de bois. L'huile pesante obtenue, lavée à l'acide sui.'urique, puis à l'eau, rectifiée, puis dissoute dans la potasse, d'où on la précipite par l'acide sulfurique, est rectifiée de nouveau par des distillations réitérées. — Liquide incolore, de consistance huileuse, très-caustique, à od. forte désagréable, tenace; soluble dans l'eau en très-petite proportion (1/100); soluble dans l'alcool, l'éther, l'acide acétique. Elle se colore à la lumière, elle dissout l'iode, les résines, les graisses et coagule l'albumine. — La créosote du commerce contient de Yacide phénique.

Act. phys. — Pure, c'est un caustique puissant qui décorganise la peau et les muqueuses, en produisant une tache blanche, une véritable eschare, et une sensation de brûlure vive. A forte dose, elle agirait donc comme un poison corrosif. Etendue, c'est un puissant astringent. A l'intérieur, son emploi est très-restreint, et resté à l'état d'essais : 1 à 6 gouttes en émulsions, pilules, comme antiémétique et antispasmodique. Aujourd'hui on ne l'emploie guère qu'à Fextérieur, contre les douleurs dentaires ; elle entre dans la composition de quelques eaux hémostatiques et est usitée pour la conservation des pièces anatomiques.

Fais, et mél. — Elle bout à -f- 203° et marque 1,037 au densiinètre, ce qui exclut Yahool, qui est souvent ajouté. Sol. dans son poids d'acide acétique, sans précipité ni trouble ; ce qui exclut les autres impuretés.

Baume acoustique créosote. (Bouch.) 1 Fiel de bœuf 40

Pr. Aie. de mélisse comp. ... 10 Créosote, gttes X

Huile d'am. douces 20 Contre l'otorrbée.

CRESSON DE FONTAINE. Nasturtium officinale, DG. — Crucifères.

Plante commune des ruisseaux ; on emploie les feuilles frai-

CROTON TIGLIUM

ches, qui doivent leurs propriétés stimulantes, antiscorbutiques, à l'huile volatile sulfurée, analogue à celle des autres Crucifères, qu'elles contiennent. Il est aussi diurétique et anticatarrhal.

Suc de cresson.

Prép. c. le Suc de chicorée.

Sirop de cresson.

Prép. c. le Sirop de fleurs de Pêcher.

CRESSON DE PARA. Spilanthes oleracea, L. — Composées Originaire d'Amérique et acclimaté en Provence. Il contient une huile volatile acre, à saveur poivrée brûlante, qui excite Ja salivation. Il est inusité à l'intérieur; il entre dans la composition de quelques préparations odontalgiques et dentifrices.

Alcoolature de cresson de Para.

Prép. c. Y Alcoolature d'aconit.

Tinctura spilanthis composita. (Phar.

Germ.) Pr. Cresson de Para en fleur . . 200

Racine de pyrèthre 100

Alcool à 90» c 400

Macérez 3 jours, filtrez.

Teinture de cresson de Para composée-

Pr. Feuilles de cresson de Para. . 40 Feuilles d'inula bifrons. ... 10

Pyrèthre 16

Alcool à 86» c 80 ,

F. macérer 15 jours dans l'alcool les substances incisées; exprimez et filtrez. (Dorv.)

CROTON TIGLIUM. Graines de Tilly; Croton Tiglium, L. — Euphorbiacées.

Originaires des Moluques, ces semences sont ovales, presque quadrangulaires, recouvertes d'une enveloppe dure, jaunâtre ou noirâtre, présentant deux nervures latérales, saillantes, caractéristiques. Elles contiennent de Vacide crotonique volatil et acre, une huile brunâtre, une résine qui concourt certainement aux propriétés de l'huile de croton, de la crotonine (?), substance mal définie, etc. Quand on agite l'huile de croton avec de l'alcool, elle lui cède tous ses principes actifs ; il reste une huile inerte. L'huile est soluble dans l'alcool.

Act. phys. — L'huile de croton, appliquée sur la peau, détermine une éruption de petites vésicules pustuleuses; c'est un révulsif très-usité. A l'intérieur (1 à 2 gouttes en émulsion ou pilules), elle produit de Fâcreté, de la chaleur à l'estomac, parfois des nausées et des vomissements, puis des évacuations abondantes et la diurèse. A plus forte dose, elle peut causer des accidents toxiques. — La semence elle-même, mise en pâte, peut être employée comme révulsif; elle a une action un peu moins intense que l'huile qu'on en extrait.

Huile de croton. — Mondez les semences, passez-les au moulin, et pressez le tout dans une toile entre des plaques chauffées. — Broyez le tourteau, faites-le digérer à -j- 50° ou 60°, au B.-M. avec 2 fois son poids d'alcool à 80°, pendant 10 à 12 minutes ; passez

CUBEBE

et exprimez : distillez l'alcool, qu'on réserve pour une autre opération. L'huile qui reste comme résidu est abandonnée au repos pendant 15 jours. Séparez le dépôt, mélangez à la première huile et filtrez. — Pendant la préparation, faire en sorte d'éviter le contact des semences ou de leurs émanations. (Codex.)

Fais, et mél. — Sa solubilité dans l'alcool exclut le mél. des huiles fixes autres que l'huile de ricin. Celle-ci augmente sa viscosité.

Mixture purgative. (Chomel.)

Pr. Huile d'am. douces 60

Sirop de gomme 60

H. de croton, goutt 2

(Encycl. M.)

Uniment irritant.

P», Huile de croton i

Huile blanche 30

(Bouch.) Emplâtre d'huile de croton. (Chomel.) Pr. Empl. diachylon gommé. . . 80 Huile de croton. ...... |0

F. S. ;A. — Révulsif.

CUBÉBE. Poivre à queue; Cubeha officinarum> Miq. ; Piper Cubeba, L. — Pipéracées.

Grains un peu plus gros que le poivre noir, globuleux avec pédicule renflé, formés d'un péricarpe mince et ridé, d'une coque ligneuse et d'une semence huileuse, à sav. amère et aromatique. — Contient : huile voL (C15H19) très-fluide, une résine balsamique acre, et de la cubébine ou cubèbin, ayant les caractères des résines cristallisâmes, inodore, insipide, inerte. On l'obtient comme le piperin (Voir aux formules). — Les parties actives du eubèbe sont l'huile vol. et la résine.

Act. phys. — A dose faible, stimulant de l'appétit et de la digestion; à forte dose, il est mal supporté à cause des nausées, des vomissements, de la diarrhée qu'il provoque. L'élimination de la résine et de l'huile volatile par l'urine et les voies respiratoires lui donne la propriété (comme au copahu) d'agir efficacement sur les muqueuses urinaires ou pulmonaires, atteintes de blennorrhées, de catarrhes, etc.

Doses. — Poudre : 5 à 20 gr. et plus. Extrait oléo-résineux : 0,50 à 4 gr.

Poudre de onbèbes.

Prép. c. la Poudre d'anis.

Electuaire de eubèbes. (A. Fournier.)

Pr. Gubèbes pulv 16 à 30

Sp. de goudron Q. S.

Mettez en bols ; à prendre en 3 ou 4 f. dans la journée.

Extrait oléo-résineux de eubèbes.

Pr. Gubèbes pulv Q. S.

Epuisez successivement par l'eau, par

l'alcool à 90" et par l'éther ; réunissez les liq. et évaporez dans le vide. — 1 à 3 gr. par jour.

Cubébine. (Labélonye.)

Epuisez le eubèbe par l'éther, ensuite par l'alcool à 55°; distillez séparément les liq. et réunissez les extraits sirupeux; achevez l'évaporation au B.-M, — 2 à 6 gr. par jour,

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