EAUX DISTILLÉES
néral au règne végétal ; on utilise, dans les plantes mises en œuvre, les parties les plus aromatiques ou les plus actives. On les emploie fraîches, quand le principe volatil se dissipe par la dessiccation; sèches, quand il se conserve ou se modifie avantageusement; — pour conserver les substances fraîches pendant un certain temps, on peut les mélanger de sel. — On divise ou Ton pile les substances quand elles sont compactes ou volumineuses; il est quelquefois nécessaire de leur faire subir une macération plus ou moins prolongée pour les ramollir, ou pour développer l'essence, quand celle-ci ne prend naissance que par l'intermède de l'eau. La distillation se fait a feu nu ou h la vapeur. A feu nu : on dispose les substances sur un draphragme métallique ou une claie, afin qu'elles n'aient pas le contact immédiat de la cucurbite, et qu'elles ne puissent être altérées par le feu ; on adapte le chapiteau, le serpentin ; on lute les joints, et on procède à une distillation ménagée, en ayant soin d'entretenir un courant d'eau froide dans le serpentin. — A la vapeur : on se sert habituellement de l'appareil de Soubeyran; un bain-marie d'étain plonge dans la cucurbite ; la paroi latérale de ce bain-marie est traversée vers le bord supérieur par un tube qui, se recourbant à angle droit, vient s'ouvrir vers le fond. Les plantes sont placées sur un diaphragme au-dessus de l'ouverture. Le tube du bain-marie se réunit extérieurement à la douille de la cucurbite. Quand on chauffe, la vapeur passe par le tube, traverse les plantes, et vient se condenser dans le serpentin.
Certaines substances font mousser l'eau, qui alors s'élève dans le chapiteau, et quelques parties peuvent être entraînées; on évite cet inconvénient en ajoutant au liquide un peu d'une huile fixe. (Dorvault.)
Récemment préparées, toutes les eaux distillées ont une odeur empyreumaiique ou goût de feu, qu'elles perdent peu à peu, mais qu'on peut faire disparaître rapidement, en les exposant à la gelée, ou les frappant de glace.
Elles s'altèrent rapidement, surtout celles qui sont peu chargées d'huile volatile; elles laissent déposer des matières membraneuses, des flocons dont la nature est peu connue ; quelques-unes deviennent glaireuses, filantes comme le blanc d'œuf ; les pharmacopées anglaises obvient à cet inconvénient en les alcoolisant légèrement (3/100) avant ou après la distillation. Nous avons pu parfois leur rendre leur fluidité première en les portant à Tébullition et filtrant ; mais les mêmes phénomènes se reproduisent bientôt. (Ferrand.) On a proposé plusieurs modes de conservation : les uns bouchent les bouteilles avec un cornet de papier;
les autres au contraire les ferment hermétiquement ; le procédé de M. Lepage, qui consiste à les boucher au liège et à les tenir couchées, paraît le plus simple et le plus sûr.
Leurs propriétés physiologiques sont entièrement dominées par la substance employée à leur préparation ; les unes sont à peu près inertes, d'autres au contraire très-actives. Leurs usages sont très-complexes; elles entrent dans la composition d'un grand nombre de formules magistrales.
On appelle ainsi des eaux de sources naturelles, froides ou chaudes, chargées de principes, gazeux, minéraux ou organiques, qui leur donnent des propriétés thérapeutiques. Elles diffèrent des eaux potables ou de rivières par la quantité ou la nature de ces principes. La formation des eaux minérales, bien qu'hypothétique, ne peut s'expliquer que parla dissolution de quelquesuns des éléments qui composent le sol qu'elles parcourent, sous certaines influences favorables. Les eaux chaudes empruntent leur calorique aux terrains profonds quelles traversent ou au voisinage des volcans.
Act. phys. — L'action physiologique de ces eaux varie essentiellement avec leur composition, de même que leur mode d'emploi et leurs usages. Si l'on peut dire que leurs effets dépendent de leurs principes prédominants, il faut ajouter que quelquefois ils sont tout à -fait inattendus et difficiles à expliquer, et que des solutions artificielles, contenant tous les corps que l'analyse y a rencontrés, sont impropres à les remplacer.
Il convient de les employer surtout à la source. Cependant il en est beaucoup qu'on met en bouteilles et qu'on expédie au loin. Outre l'inconvénient qu'il y a à laisser refroidir les eaux chaudes, un certain nombre se conserve mal. En tous cas, il faut qu'elles soient bien bouchées et conservées à l'abri de la lumière. On met dans des 1/2 et 1/4 de bouteilles les eaux sulfureuses, qui, débouchées ou en vidange, s'altèrent rapidement. Usages. — On les emploie en boissons, en bains, en douches, et en inhalations au moyen du pulvériseur.
On les divise en cinq classes principales suivant la nature des éléments minéralisateurs qu'elles contiennent : alcalines, acidulés, sulfureuses, ferrugineuses et salines.
1° Les Eaux alcalines sont principalement minéralisées par le bicarbonate de soude et contiennent générait, un excès d'acide carbonique, d'où le nom d'eaux alcalino-acidules. D'autres contiennent du bicarbonate calcaire ou magnésien. Elles sont froides
EAUX MINERALES
ou chaudes, et s'emploient contre les affections intestinales, gastriques, hépatiques; les affections de peau, la goutte, la gravelle urique, etc.
Tableau des prinoipales Eaux alcalines.
TEMP
Froide.
Id.
Id.
Froide.
Id.
Id.
Id.
Froide.
Id.
Id.
Id.
SOURCES
Bourbon - l'Ar-
chambault.
Bourboule (la).
Garlsbad.
Casset.
Ems.
Evian.
Fachingen.
Grandrif .
Lamalou.
Mont-Dore.
Néris.
Plombières.
Pougaes .
Sail-s3-Couzan.
Saint-Alban .
Saint-Galmier.
Saint- Nectaire.
Saltzbrunn.
Soultzmatt.
Vais.
Vais Dominique
Vichy.
SITUATION
Allier.
Puy-de-Dôme.
Bohême.
Allier.
Nassau.
Haute-Savoie.
Nassau.
Puy-de-Dôme.
Hérault.
Puy-de-Dôme.
Allier.
PRINCIPE
MINÉRALTSATEUR
Nièvre.
Loire .
Loire.
Loire.
Puy-de-Dôme.
Prusse.
Haut-Rhin.
Ardèche.
Allier.
Carb. de soude.
Acide carbonique
Bicarb. de soude.
Carb. de soude.
Sulfate de soude.
Bicarb. de soude.
Bicarb. de soude.
Sels divers.
Bicarbonatée.
Alcaline calcique.
Carb. de soude.
Carb. de soude.
Arséniate de soude j Bicarb. de soude.
(Total des sels.
! Bicarb. sulfate et silicate de s.
Mat. organique.
I Alcaline, sels.
) Acide carbonique.
(Bicarbonatée.
\ Bicarb. de soude.
Total des sels.
Total des sels.
Acide carbonique.
Bicarb. de soude.
Alcaline.
Bicarb. de soude.
Bicarb. de soude.
Arsenicale, j Bicarb. de soude.
(Acide carbonique.
PAR
LITRE
USAGES
0,50 D 3 litres. |Bo
1 litre.
0,85 2,43 2,50 1 lit. 25 3 i
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
bains.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
2° Les Eaux acidulés contiennent un assez grand excès d'acide carbonique, auquel elles doivent leur saveur piquante, et la propriété de pétiller par l'agitation ; elles sont diversement minéralisées par des sels alcalins, calcaires ou terreux. — Elles conviennent dans les affections gastriques et hépatiques.
On pourrait comprendre dans cette classe des eaux naturelles acides contenant une petite quantité d'acide inorganique libre. Ces eaux sourdent aux environs des volcans, et sont actuellement sans usages.
EAUX MINERALES Tableau des principales Eaux acidulés.
TEMP
SOURCES
SITUATION
PRINCIPE
MINÉRALISATEUR
PAR
LITRE
USAGES
Froide.
Id.
Id.
Id.
Id.
Ghateldon.
Condillac.
Renaison.
Schwalheim.
Seltz ou Selters.
Puy-de-Dôme.
Drôme.
Loire .
Hesse-Elector.
Nassau.
Bic. de magnésie.
Acide carbonique.
Acide carbonique.
Acidulé gazeuse.
Sels.
Acide carbonique.
[Sels.
Acide carbonique.
1/2 lit.
2,50 î lit. 36
i lit. 03
Boisson .
Id.
Id.
Id.
Id.
3° Les Eaux sulfureuses contiennent de l'acide sulfhydrique libre ou combiné, et souvent dans ces deux états. Elles ont une odeur et une saveur d'œufs pourris très-prononcées. Elles sont onctueuses au toucher, propriété qu'elles doivent à la barégine, matière organique qu'elles contiennent toutes. On y rencontre aussi de l'iode, et presque toutes sont thermales. — Maladies chroniques de la peau et des poumons; phthisie, scrophules, syphilis, plaies d'armes à feu, rhumatismes, sciatique.
Tableau des principales Eaux sulfureuses.
PRINCIPE
PAR
TEMP
SOURCES
SITUATION
USAGE
MtNÉBALISATEUR
LITRE
Aix-en-Savoie.
Haute-Savoie.
Ac. snlfhydriqua.
Boisson et bains.
Amélie-ls- Bains.
Pyrénées-Or. <
Suif, de sodium.
Total des sels.
Id.
Id.
Ax.
Arriége .
Suif, de sodium.
Id.
Id.
Bagnols.
Lozère.
Sels.
Id.
Id.
Baréges.
H*e»pyrénées.
Suif, de sodium.
Id.
Id.
Bonnes.
Bses.pyrénées.
Id.
Id.
Id.
Cauterets .
H'es-Pyrénées.
Id.
lé.
Froide.
Challes.
Piémont.
Sulf.-bromo-iod.
Id.
Id.
Digne.
Basses-Alpes.
Ac. sulfhydrique.
Id.
Eaux- Chaudes .
B»es-Pyrénées.
Suif, de sodium.
Id.
Id.
Froide.
Enghien.
Seine-et-Oise.
Ac. sulfhydrique.
Sulfhvdr.de chaux.
Id.
Id.
Id.
Gazost.
Hle»-Pyrénées.
Suif, de sodium.
Id.
Id.
Id.
Labassère .
Id.
Id.
Id.
Id.
Luchon.
Id.
Id.
Id.
Froide.
Marlioz.
Savoie.
Sulf.-bromo-iod.
Id.
Pierrefonds.
Oise.
Total des sels.
Id.
Id.
Pietra-Pola.
Corse.
Ac. sulfhydrique.
Id.
Sl-Honoré.
Nièvre.
iAc. sulfhydrique.
'Sels, mat. oriran.
Id.
Id.
Id.
Id.
Sl-Sauveur.
Hte»-Pyrénées.|Sulf. de << '
Id.
Id.
Froide.
Uriage.
Isère.
Suif, de sodium.
Total des sels.
Id.
Id.
Id.
Vizos.
Htes-pyrénées.
Suif, bitumineuse.
Id.
Yverdon.
Suisse.
Id.
Id.
EAUX MINERALES
4° Les Eaux ferrugineuses renferment du fer à l'état de p?'oiocarbonate, de proto-sulfate ou de crênate. Elles ont une saveur atramentaire et sont froides. L' 'arsenic s'y rencontre presque toujours et le manganèse quelquefois. Les dépôts que ces eaux laissent dans les conduits qu'elles parcourent sont très-arsenicaux. On les emploie surtout à l'intérieur dans tous les cas où le fer est indiqué : chlorose, lymphatisme, dysménorrhée.
Tableau des principales Eaux ferrugineuses
PRINCIPE
PAR
TEMP
SOURCES
SITUATION
USAGES
MINERALISATEUR
LITRE
Froide.
Auteuil.
Seine.
Ferrugineuse.
Boisson.
Id.
Bussang.
Vosges.
Carbonate de fer.
Acide carbonique.
2 litres.
Id.
Id.
Contrexeville.
Id.
Aie. ferrugmeuse.
Id.
Id.
Gransac.
Aveyron.
Sulfate de fer.
Suif, de magnésie.
Id.
Id.
Forges.
Seine-Inférieure
Bic. eterén. de fer.
Id.
Loëche.
Suisse.
Total des sels.
Bains .
Froide.
Marienbad.
Bohême.
Ferrugin. sulfatée sodique; lithine.
Id.
Orezza.
Corse .
Ferrugineuse.
Id.
Id.
Passy.
Seine .
Sulfate de fer
Id.
Id.
Id.
Provins.
Seine-et-Marne
Carbonate de fer.
Id.
Id.
Pyrmont.
Westphalie.
Bicarb. de fer, Mang. ; ac. carb.
0,1 i litre.
Id.
Id.
Rippoldsau.
Gd-Dé de Bade.
Ferrugineuse, total ; des sels.
Id.
Royat.
Puy-de-Dôme.
Ferrugineuse, total des sels.
Id.
Id.
Froide.
Sctrwalbach.
Nassau.
Ferrugineuse, total des sels.
Selles.
Ardèche.
Carbonate de fer.
Id.
Id.
Froide.
Soultzbach.
Haut- Rhin.
Fer ru g. aie.; sels.
Acide carbonique.
1,47 1 litre.
Id.
Id.
Id.
Spa.
Belgique .
Carbonate de fer.
Acide carbonique.
Sylvanès .
Aveyron.
.Carbonate de fer.
Id.
Froide.
Watviller.
Haut-Rhin.
Ferrugin., saline, total des sels.
Id.
5° Les Eaux salines sont très-diversement minéralisées. On y rencontre surtout les chlorures et les sulfates de chaux, de magnésie, de soude; on peut y trouver également de l'ac. carbonique, du fer, du soufre, des bicarbonates alcalins, mais en quantité trop faible pour qu'elles puissent se ranger dans les classes précédentes. On trouve parmi les eaux salines les eaux iodo-bromurées, dont quelques auteurs font une classe à part, et les eaux minérales purgatives, où dominent les sulfates de
magnésie et de soude. — Quelques-unes tiennent en suspension des matières organiques et minérales, dont le dépôt constitue les boues (Saint- Amand, Bourbonne), usitées en bains.
Leur emploi est très-variable. Elles sont surtout utilisées, sous forme de bains, contre les affections chroniques et générales, les engorgements des viscères, la paralysie, les rhumatismes chroniques.
Tableau des principales Eaux salines.
PRINCIPE
PAR
TEMP
SOURCES
SITUATION
USAGI
MINÉRALTSATEUR
LITRE
Aix-en-Provence
Bouches- du-R.
Sels.
Boisson
et bains.
Alet.
Aude.
Bicarbon. calcique
Id.
Baden .
Duché de Badè.
Sels.
Id.
Id.
Bagnères-Big.
H'es-Pyrénées.
Id.
Id.
Id.
Bains.
Vosges.
Id.
Balaruc.
Hérault.
Bromure, lithine, sels.
Id.
Id.
Froide.
Birmenstorf .
Suisse.
Suif, demagnésie.
— de soude
Id.
Id.
Bourbonne .
Haute-Marne.
Saline bromurée.
Id.
Id.
Chaudes-Aiguës
Cantal.
Sels.
Id.
Id.
Dax.
Landes.
Sels.
Id.
Froide.
Egra.
Bohème.
Saline gazeuse.
Id.
Id.
Epsom.
Angleterre.
Saline bromo-iod.
Suif, demagnésie Iodo - bromurée, lithine .
1 Id'
ld.
Friedrichshall.
Saxe-Meiningen
Suif, de magnésie.
Sulfate de soude.
Total des sels.
, Id.
Id.
Heilbruun.
Bavière.
Chloro-bromo-iod.
Id.
Id.
Hombourg.
Hesse.
Sels.
Id.
Id.
Kissingen -Ra koczy.
Bavière .
Saline , lithine , sels.
Id.
Id.
Il à 29"
Kreutznach.
Hesse-Darmst.
Chloro-bromo-iod.
Id.
Lucques.
Italie.
Sels.
ld.
Luxeuil.
Haute-Saône.
Sels et bitume.
Id.
Id.
Froide.
Miers.
Lot.
Sulfate de soude.
Id.
Nauheim.
Hesse-Elector.
Sels.
Id.
Id.
Saint-Amand.
Nord.
Id.
Id.
4lo
Saint-Gervpis.
Saint-Pardoux.
Haute-Savoie .
Id.
Id.
Id.
Froide.
Allier.
Saline gazeuse.
ld.
Id.
Sedlitz.
Bohême.
Suif, de magnésie.
Id.
Id.
Salins.
Jura.
Chloro-bromo-iod.
Total des sels.
Id.
Saxon.
Suisse.
iode, brome, chaux et magnésie.
Id.
Froide.
Soultz-les-bains.
Bas-Rhin.
Iodo-bromuré, sels
Id.
Ussat.
A.rriège.
Saline.
Id.
Froide.
Vatel.
Vosges.
Sels.
Id.
Wiesbaden.
Nassau.
Sels.
Id.
Analyse des Eaux minérales . — Elle comprend : 1° la détermination des gaz spontanément émis par les sources ; 2° la détermination de l'ensemble des matières fixes; 3° la séparation et le dosage des principes tenus en dissolution.
1° Détermination des gaz spontanément émis far les sources .
Ces gaz, variables pour chaque source, ne sont que l'un ou plusieurs des suivants : acide carbonique, acide sulfhydrique, oxygène et azote. Il est rare de les trouver réunis ; en général, l'acide carbonique et l'hydrogène sulfuré s'excluent l'un l'autre.
Les gaz sont recueillis au moyen d'une cloche, à la source même ; cette cloche est mise assez longuement en communication avec l'air extérieur pour que le dégagement du gaz puisse chasser complètement l'air qu'elle contient et s'y substituer. Ce gaz est ensuite, par une disposition convenable d'appareils, dirigé au travers de tubes dessiccateurs contenant de la ponce sulfurique et du chlorure de calcium, puis absorbé dans de l'ammoniaque caustique : la partie non absorbée est recueillie dans une cloche ou éprouvette à gaz suffisante. Quand le mélange gazeux contient de l'hydrogène sulfuré, on supprime le tube dessiccateur à acide sulfurique qui le décomposerait en partie, et on lui substitue un flacon contenant une solution ammoniacale de sulfate de cuivre destinée à l'absorber. — La solution ammoniacale où s'est condensé l'acide carbonique, additionnée de chlorure de baryum , donne du carbonate de baryte , dont le poids permet de calculer le poids et. par suite, le volume de l'acide carbonique recueilli (1 de carbonate de baryte renferme 0,223 d'acide carbonique).
La détermination de l'acide sulfhydrique se fait au moyen du sulfure de cuivre obtenu, dont le poids permet de calculer celui de l'hydrogène sulfuré qui Ta précipité (1 gr. sulfure de cuivre représenle 0,356 acide sulfhydrique).
Les gaz non absorbés, composés d'oxygène et d'azote, ou de l'un seulement de ces composants, sont ensuite reconnus et dosés en volume.
2° Détermination de l'ensemble des matières fixes.
On opère dans unecapsule tarée, sur environ 500 gr. de l'eau soumise à l'examen; on évapore lenlement, en évitant toute ébullition, et le résidu est desséché aune temp. qui ne doit pas dépasser +200°. Quand l'eau contient du chlorure de magnésium, on l'additionne au début d'un poids connu de carbonate de soude fondu, que l'on défalque ensuite du résultat obtenu.
3° Séparation et dosage des principes tenus en dissolution.
Remarques générales. Les corps que l'on rencontre le plus fréquemment sont : la potasse, la soude, la chaux, la magnésie, l'oxyde de fer; les acides sulfurique, phosphorique, silicique, carbonique, sulfhydrique et le chlore. — Plus rarement ou en proportion plus faible : la lithine, l'ammoniaque, la strontiane, l'alumine, le manganèse, l'arsenic, l'antimoine, le cuivre, l'acide nitrique, l'acide borique, le brome, l'iode et le fluor; puis deux acides organiques l'acide crénique et l'acide apocrénique, et une matière extractive particulière.
Avant de procéder à l'analyse, il faut noter les propriétés physiques et opganaleptiques de l'eau : température, odeur , saveur, densité ; ces indications sont précieuses en ce qu'elles font entrevoir déjà dans quel^sens on doit diriger l'investigation. Les eaux sulfureuses, ferrugineuses, alcalines, acidulés, ont des caractères spéciaux qu'il est facile de reconnaître.
EAUX MINERALES
L'examen des sédiments, qu'elles déposent dans les conduites et les réservoirs, met aussi sur la voie d'éléments dissous en si petite quantité qu'ils échapperaient même à une analyse minutieuse.
En général, chaque principe contenu en quantité notable doit être dosé séparément dans une opération distincte et sur un nouveau \olume d'eau.
Acide carbonique. On le dose à la source même, en versant un litre d'eau dans un flacon contenant une solution ammoniacale de chlorure de baryum. On calcule le poids de l'acide carbonique d'après celui du carbonate de baryte. — Quelquefois il se précipite en même temps du carbonate de chaux qui était en dissolution grâce à un excès d'acide carbonique libre. Dans ce cas, il faut précipiter par le chlorure de calcium, et déduire l'acide carbonique du poids du carbonate de chaux. — Quelquefois aussi il se précipite du phosphore. Quand l'acide phosphorique est en très-petite quantité, on peut négliger l'erreur, sinon on le dose directement et on en tient compte.
On peut pour plus de précision, déterminer par la balance le poids de l'acide carbonique contenu dans le précipité au moyen de l'appareil de Frésenius et Will (fig. 45). Les deux flacons communiquent par le tube e; on introduit dans le ballon B de l'acide sulfurique concentré et dans e ballon A la substance à janalyser et une certaine quantité d'eau. Les bouchons étant bien adaptés, on pèse tout l'appareil. On bouche l'extrémité b du tube a par une petite boule de cire. En aspirant par le tube d, de l'acide sulfurique passe dans le ballon A , et décompose le carbonate : l'acide carbonique s'échappe par l'extrémité du tube d, après s'être desséché dans l'acide sulfurique du flacon B. A la fin de l'opération , on fait passer une grande quantité d'acide en A pour élever la température et chasser tout le gaz : enfin, on débouche l'extrémité &, et, en aspirant en d, l'air extérieur vient remplacer l'acide carbonique qui forme l'atmosphère des flacons. L'appareil, pesé après refroidissement, a perdu le poids de l'acide carbonique dégagé. Acide suif hydrique . Il est libre on combiné; dans ce dernier cas, l'eau est alcaline. On dose le soufre de l'acide sulfhydrique et des sulfures d'un seul coup, par le procédé de Dupasquier, quand l'eau ne contient pas de polysulfures , mais seulement des monosulfures. — Cette méthode (sulfhydrométrie) repose sur la décomposition de l'HS par l'iode : HS-f- Io =
Fig. 45. — Appareil de Frésénius et Will, pour le dosage de l'acide carbonique
Hlo-f- S. Quand la réaction est achevée, la plus légère trace d'iode en excès estaccusée par l'empois d'amidon ; toutefois la réaction n'est complète qu'autant que la liqueur à essayer ne contient pas plus de 4/100 d'HS. — La liq. titrée d'iode se prépare en disolvant à l'aide de l'iodure depoassium 7gr,4G3 d'iode dans Q. S. d'eau pour avoir 1 litre de solution. Chaque centim. c. de liqueur titrée exprime 1 milligr. d'hydr. sulfuré. — On opère d'ailleurs comme pour l'alcalimétrie avec la burette graduée, sur un vol. donné de liq. sulfhydrique, additionné de quelques gouttes d'empois d'amidon. — Quand l'eau contient des silicates ou des carbonates alcalins, il faut l'additionner d'abord de chlorure de baryum, pour éviter des indications fautives.
Pour reconnaître les quantités respectives d'acide sulfhydrique libre et combiné, il faudrait recommencer le dosage sut' l'eau bouillie à l'abri de l'air : la perte d'acide sulfhydrique représenterait l'acide non combiné.
Acide borique. Contenu en quantité si minime, qu'on ne peut le doser, mais seulement le reconnaître. On évapore l'eau, additionnée de carbonate de soude, au 1/20 du volume primitif; on sursature avec H Cl, et on plonge un papier de curcuma, qui brunit par la dessiccation.
Acide sulfurique. On le dose à l'état de sulfate de baryte, en précipitant par le chlorure de baryum (1 gr. de précipité représente 0,343 d'ac. sulfurique) .
Chlore. On acidifie l'eau par l'ac. nitrique, et on précipite par l'azotate d'argent. — Le chlorure est pesé après avoir été fondu. (1 gr. chlorure d'argent représente 0,247 de chlore.)
Iode et brome. N'existent qu'en quantité infinitésimale. On les recherche dans le résidu de l'évaporation d'une grande quantité d'eau. Il est bon au préalable d'ajouter à celle-ci un peu de carbonate de potasse. Le résidu est repris par l'alcool boullant ; la solution est évaporée à siccité ; l'addition d'une goutte d'acide azotique et d'une goutte d'empois d'amidon donne une coloration qui varie du rose au bleu, quand il y a de l'iode. = Pour le brome, on voit le résidu de l'évaporation , dissous dans un peu d'eau , donner une coluration jaune par l'addition de quelques gouttes d'acide chlorhydrique .
Ammoniaque. L'ammoniaque combinée est déplacée par la chaux ou la potasse ; l'eau étant soumise à la distillation, celte base sera dosée au moyen d'acide titré dans la première moitié du liquide distillé.
M. Boussingault procède de la manière suivante au moyen de l'appareil représenté dans la figure 46. Le ballon a a 2 litres de capacité, il communique par le tube c avec un réfrigérant qui déverse le produit distillé dans un récipient h jaugé à 100 centim. c. Tous les joints doivent être faits avec soin et les bouchons recouverts de caoutchouc lié par des fils. Le tube h, doit pénétrer dans le ballon à 2 ou 3 millimètres au plus du fond.
L'appareil étant disposé, on verse par le tube b, au moyen d'un petit entonnoir, l'eau soumise à l'essai, puis quelques grammes d'une dissolution de potasse pure. On ferme immédiatement l'extrémité du tube et l'on chauffe. Il suffit de recueillir les 2/5 de la quantité primitive, le reste ne contenant plus d'ammoniaque. Il est facile d'apprécier le moment ou cette condition est remplie grâce au récipient jaugé qui termine l'appareil. L'ammoniaque est alors dosée à la burette au moyen de l'acide sulfurique titré de M. Pé-
Jigot (acide sulfurique monohydraté : 61 gr., 250 ; eau : Q. S. pour niaque. - A 10 c. e. d acide, on ajoute. la liqueur distillée, puis, au moyen
Fig. 46. — Appareil pour le dosage de l'ammoniaque.
minbUreite Gî d'Une soIution alcaIine ^ potasse à la chaux préalablement titrée on termine la saturation. Sila liqueur acide exigeait oour sa saturation 30 divisions de solution alcaline, la quantité d'ammoniaque, contenue dans le produit de la distillation, diminue plus ou moins ce nombre. Soit par exemple, qu'il n'ait plus fallu que 25 divisions pour compléter cette
saturation, il en résulte que la liqueur contenait la quantité d'ammoniaque correspondant à 5 divisions. Or, 1 division représente 0 gr., 212
. . . Ogr., 212X5 0,212 n nq,o ~~ 30~~
5 divisions = — ^— p = b~ = 0,0353
Ainsi, T exprimant le titre reconnu de la solution alcaline, N le nombre
de divisions de la burette employées dans l'essai, le poids de l'ammoniaque
sera obtenu au moyen de la formule : ~ T
Carbonates de protoxyde de fer et de manganèse, de chaux et de magnésie. Us se précipitent quand on fait bouillir l'eau pendant plusieurs heures, en ayant soin de remplacer l'eau évaporée par de l'eau distillée, pour éviter la précipitation simultanée de sulfate de chaux. — En présence des carbonates alcalins, la magnésie n'est pas entièrement précipitée, et il faut la doser à part. — Le dépôt étant dissous par l'acide nitrique et calciné, le fer est transformé en peroxyde de fer insoluble, tandis que les autres bases se dissolvent dans l'eau. La chaux est dosée à l'état d'oxalate, le manganèse à l'état de sulfure.
Silice. Evaporer un vol. d'eau assez considérable, reprendre par l'ac. chlorhydrique, évaporer à sec et calciner légèrement. L'eau dissout ensuite le tout, excepté la silice, que l'on pèse après calcination. — Faire des lavages suffisants pour qu'une certaine quantité de sulfate de chaux ne vienne pas altérer le résultat.
Potasse et soude. Evaporer l'eau à moitié de son vol., ajouter un léger excès d'eau de baryte pour précipiter l'acide sulfurique ; puis, après refroidissement, du carbonate d'ammoniaque qui précipite la chaux et l'excès de baryte ; on filtre, on ajoute de l'acide chlorhydrique et on évapore à siccité. On calcine pour chasser le carbonate d'ammoniaque, mais modérément; on laisse refroidir. On reprend par l'eau bouillante et un excès d'oxyde de mercure porphyrisé, on fait bouillir ; on dessèche, et on chauffe enfin au rouge dans un creuset couvert pour volatiliser tout le mercure. Le chlorure de magnésium est seul décomposé, et laisse la magnésie insoluble ; les chlorures alcalins sont enlevés par l'eau ; le chlorure de potassium est dosé à l'état de chloroplatinate, et le chlorure de sodium par différence. On en déduit le poids des alcalis.
Carbonates alcalins. On parvient à les doser indirectement, en déterminant la quantité d'acide carbonique que l'eau contient sous cet état. — Précipiter par une ébullilion prolongée les carbonates terreux, puis diviser l'eau, filtrée, en deux parties égales ; dans la première, doser les chlorures par le nitrate d'argent; dans la seconde, ajouter de l'acide chlorhydrique, puis évaporer, dessécher, et calciner le résidu au rouge naissant ; reprendre par l'eau et précipiter de nouveau par le nitrate d'argent. On obtient plus de chlorure d'argent ; la différence se rapporte aux carbonates alcalins que v'acide chlorhydrique a transformés en chlorures.
Chaux. On a tenu compte déjà du carbonate précipité par Tébullition prolongée. A cette eau bouillie, on ajoute du chlorhydrate d'ammoniaque et on précipite la chaux par l'oxalate d'ammoniaque. — On calcine ce précipité pour le transformer en carbonate, en ayant soin de ne pas décomposer le carbonate lui-même. C'est du poids de celui-ci qu'on déduit celui de la chaux.
Magnésie. A la liq. précédente, réduite à un petit vol., on ajoute de l'ammoniaque, puis du phosphate de soude. — Le précipité de phosphate ammoniaco-magnésien donne le poids de la magnésie.
Lithine. Il n'en existe ordinairement que des traces ; on traite l'eau d'abord par la baryte et le carbonate d'ammoniaque, comme pour la recherche de la potasse et de la soude. On ajoute du phosphate de soude, et on évapore à sec. Le résidu est repris par l'eau froide, qui ne dissout pas le phosphate double de soude et de lithine formé.
Strontiane. Cette substance n'existe guère que dans les sédiments.
Acide phosphoriqve. N'existe qu'en très-minime quantité dans les eaux minérales. Réduire l'eau à petit vol. , ajouter de l'ammoniaque, et recueillir le précipité. Celui-ci étant dissous dans l'ac. nitrique, la présence de l'ac. phosphorique est manifestée par le molybdate d'ammoniaque.
Arsenic. Beaucoup plus répandu dans les sédiments que dans l'eau. On évapore une grande quantité d'eau; on additionne le résidu d'ao. m\furique, et on chauffe pour détruire les mat. organiques. — On opère d'ailleurs comme pour la recherche de l'arsenic dans les empoisonnements, et on constate sa présence par l'appareil de Marsh.
M. Henry reconnaît et, au besoin, dose l'arsenic des eaux minérales et de leurs sédiments par le procédé suivant : la matière arsenicale (résidu de 60 à 80 litres d'eau ou sédiment naturel) est introduite dans un ballon con-
Fig. 47.
tenant déjà du zinc, de l'eau et de l'acide sulfurique (fig. 47). Le gaz passe d'abord dans un tube en U au travers de coton et de fragments de chlorure de calcium , puis dans deux tubes à boules de Liebig contenant de l'acide azotique pur. — Le gaz hydrogène arsénié est décomposé par cet acide, qui retient l'arsenic sous forme d'acide arsénique. — On évapore l'acide réuni des deux tubes jusqu'à siccité, et l'acide arsénique reste en résidu sous forme d'un enduit blanc ; on peut alors en reconnaître la nature par les réactions ordinaires ou le doser par l'azotate d'argent. Pour cela, on prépare une solution de nitrate d'argent à 1/50, que l'on titre préalablement, et que
256 EAUX MINÉRALES ARTIFICIELLES
l'on verse, au moyen d'une burette divisée en 1/10 de centim. c, dans la solution d'acide arsénique exactement saturée par l'ammoniaque ; on s'arrête quand il ne se produit plus de précipité. Cette méthode de dosage exige une grande habitude.
Fluor et alumine. Très-rares dans les eaux minérales ; ils sont précipités en même temps que l'acide phosphorique par l'ammoniaque, et c'est dans ce précipité qu'on doit les rechercher.
Antimoine et cuivre. On ne les rencontre que dans les sédiments.
Matières organiques. On les reconnaît à la coloration brune que prennent les résidus de l'évaporation, quand on les calcine. On détermine leur poids, en évaporant l'eau à siccité en présence du carbonate de soude et pesant le résidu desséché à -f- 150°, puis calciné jusqu'à ce qu'il soit devenu blanc. La différence des pesées exprime le poids de ces matières.
Acide crénique, acide apocrénique. Us sont combinés aux alcalis ou à l'oxyde de fer. — Ajouter à l'eau de l'ac. acétique, puis de l'acétate de cuivre, jusqu'à cessation de précipité ; on sépare ainsi l'apocrénate de cuivre. La liq. filtrée, additionnée de carbonate d'ammoniaque et abandonnée dans un endroit chaud, dépose le crénate de cuivre. Ces deux précipités sont traités séparément par l'HS., jusqu'à transformation complète du cuivre en sulfure. L'évaporation des liq. filtrées donne en résidus les deux acides qu'on pèse.
EAUX MINÉRALES ARTIFICIELLES
Leur préparation a pour but de produire à volonté des eaux identiques aux eaux naturelles que leur composition prédispose à une altération rapide, ou que leur éloignement rend d'un transport fort coûteux. Dans certains cas on peut atteindre un résultat parfait ; mais comme généralement il n'en est pas ainsi, on a aujourd'hui à peu près renoncé à ces imitations. Cependant ces essais ont été avantageux, en amenant le perfectionnement des appareils propres à préparer les eaux gazeuses simples, et en fournissant aux propriétaires de sources des procédés convenables pour assurer la bonne conservation des eaux mises en bouteilles.
Il n'y a pas de méthode générale pour la préparation des eaux minérales artificielles, à cause de la variété de leur composition. Les unes se font par simple solution, les sels qui les composent n'ayant pas de réaction mutuelle. Pour d'autres, les solutions étant faites séparément, sont ensuite mélangées; le dépôt qui se produit (carbonate) se redissout à la faveur de l'ac. carbonique dont on les charge, Dans d'autres cas, les carbonates précipités sont introduits directement dans l'eau chargée d'ac. carbonique. — La préparation des eaux artificielles exige un outillage spécial et un appareil propre à la production et à l'introduction dans l'eau du gaz acide carbonique (appareils de Bramah, Savaresse, Ozouf, etc.).
EAUX MINÉRALES ARTIFICIELLES
Nous réunissons ici les formules des principales eaux minérales artificielles, soit d'après le Codex, soit d'après les auteurs les plus compétents.
Eau acidulé saline.
Pr. Chlorure de calcium. . 0,33
— de magné -
sium . 0,27
— de sodium. . 1,10 Carbonate de soude
crist 0,90
Sulfate de soude . . . 0,10 Eau gazeuse simple. . 650.
F. dissoudre d'une part les chlorures, d'autre part les sels de soude, mélangez les solutions et chargez d'acide carbonique. Ficelez les bouteilles. — Cette eau peut remplacer les eaux minérales de Seltz, Condillac, Benaison, St- Galmier, Schwalheim, Soultzmatt, etc.
(Cod.) Eau saline purgative. Eau de Sedlitz.
Pr. Sulfate de magnésie ... 30 Eau gazeuse simple . . . 6b0 F. dissoudre le sulfate de magnésie dans un peu d'eau, filtrez la solution dans une bouteille que vous achèverez de remplir d'eau gazeuse simple. Ficelez la bouteille.
Le plus souvent on produit l'acide carbonique dans la solution par le moyen suivant :
Pr. Sulfate de magnésie ... 30 Bicarbonate de soude . . 4
Eau 650
F. dissoudre, filtrez dans la bouteille, ajoutez :
Acide tartrique en cristaux . 4 Bouchez et ficelez.
La dose de sulfate de magnésie peut être portée à 40, 45, 50, 60 gr., etc. — A défaut d'indication, délivrer l'eau à 30 gr. (Cod.)
Eau alcaline gazeuse.
Pr. Bicarbonate de soude . 3,12 Bicarbonate de potasse. 0,23 Sulfate de magnésie. . 0,35 Chlorure de sodium. . 0,08 Eau gazeuse simple. . 650.
F. dissoudre les sels dans un peu d'eau, filtrez, complétez la bouteille avec de l'eau gazeuse. — Cette eau peut être employée dans les mêmes cas que l'eau de Vichy et la plupart des sources de Vais. (Cod.)
Eau ferrée gazeuse.
Pr. Tartrate ferrico-potas-
sique 0,15
Eau gazeuse simple. . 650.
Mettez le sel dans la bouteille el remplissez d'eau gazeuse. — Peut être
employée dans les mêmes cas que les eaux de Spa, Bussang, Saint-Alban, Forges, Orezza. (Cod.)
Eau sulfurée.
Pr. Monosulfure de sodium. 0,13 Chlorure de sodium. . 0,13
Eau bouillie 650.
F. dissoudre; bouchez exactement. — Peut être employée comme les eaux de Bonnes, Baréges, Cauterets, etc.
(Cod.)
Eau de soude carbonatée. Soda-Water.
Pr. Bicarbonate de soude . . 1 Eau gazeuse simple . . . 650
F. S. A. (Cod.)
Eau magnésieone. Magnésie liquide.
Pr. Sulfate de magnésie ... 53 Carbonate de soude crist. . 70
F. dissoudre séparément ; filtrez ; mettez la solution de sulfate dans une capsule de porcelaine, et faites-la bouillir. Ajoutez la solution de carbonate de soude et faites bouillir jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus d'acide carbonique.
Laissez déposer, décantez la liq. surnageante et lavez avec soin le précipité d'hydrocarbonate de magnésie. Délayez ce précipité dans 650 gr. d'eau et chargez d'acide carbonique dans l'appareil ad hoc. Maintenez 24 heures en contact avec un excès de ce gaz, puis retirez de l'appareil , passez sur une étoffe de laine , et chargez le liquide définitivement dans une bouteille. — Contient la quantité de magnésie correspondant à environ 20 gr. d'hydrocarbonate. (Cod.)
Eau de Plombières.
Pr. Bicarb. de soude. . . . 0,210 Chlor. de calcium . . . 0,028 Sulfate de soude. . . . 0,016 Tartrate de potasse et
de fer 0,011
Eau 1 litre.
Chargez d'acide carbonique.
(Soub.) Eau de Fougues.
Pr. Carb. de chaux 0,6
— de magnésie. . . 0,36
— de soude 0,75
Sulfate de chaux. . . . 0,15
— de soude. . . . 0,38 Chlor. de magnésium. 0,46
Sulfate de fer 0,043
Eau 6i5,0
Acide carbonique, 5 vol.
(Soub.)