‹ Aide-mémoire de pharmacieChapitre 141 sur 376 · EMPOISONNEMENTS · texte numérisé non relu

EMPOISONNEMENTS

Litharge en poudre fine. 500

Suif de mouton 500

Poix noire purifiée . . . 100 Chauffez toutes les mat. grasses clans une bassine de cuivre, jusqu'à ce qu'elles dégagent des vapeurs. Ajoutez la litharge peu à peu en remuant avec une spatule de bois. Chauffez jusqu'à coloration brun-foncé, ajoutez la poix noire et coulez l'emplâtre presque refroidi dans un pot ou dans des moules de papier. [Cod.)

Nous avons indiqué à chaque article spécial les symptômes, les contre-poisons, et la marche des recherchestoxicologiques. Nous réunissons ici l'indication des secours utiles pour quelques cas particuliers.

Empoisonnement par les champignons . Administrer un éméto-cathartique (Emétique : 1 à 2 décigr., Sulfate de soude : 16 gr., Eau : 1000.) tiède, par verrées suffisamment rapprochées. — Après les évacuations, calmer les douleurs et l'irritation par les mucilagineux ; puis avoir recours aux toniques et aux aromatiques. — Fomentations, bains, saignées.

Emp. par les moules, les viandes fumées, etc. — Vomitifs et purgatifs; boissons acidulées; potion éthèrée et laudanisée ; frictions et fomentations.

Emp. par le verre pilé. Gorger de panade, puis faire vomir. — Ensuite émollients, antiphlogistiques.

Morsure des animaux enragés. Laver à l'eau salée, faire saigner, appliquer des ventouses. Cautériser le plus promptement possible avec des fers rougis à blanc. Sept ou huit heures après, appliquer un vésicatoire, dont on entretient la suppuration. — Si la morsure est ancienne, on ouvre la cicatrice et on lui applique les mêmes moyens.

Morsure des vipères et autres serpents venimeux. Faire saigner la plaie, la comprimer et faire une ligature. — Retirer du sang au moyen de ventouses, cautériser au fer rouge ou avec l'acide sulfurique, administrer à l'intérieur l'ammoniaque en potion.

ÉMULSIONS.

Préparations ayant l'apparence du lait, constituées par de l'huile tenue en suspension dans une liqueur aqueuse. Les semences, dites émulsives, contiennent naturellement l'huile et le corps propre à faciliter son émulsion (albumine des amandes, albumine et mucilage de la graine de lin). Les amandes sont préalablement mondées par un trempage de quelques minutes dans l'eau bouillante, qui permet d'en enlever facilement l'épiderme, puis réduites au mortier en une pâte fine qu'on étend peu à peu de la q. d'eau nécessaire; on passe enfin à 1 etamine. "Voilà ce qui constitue l'émulsion simple. — Mais souvent il s'agit de suspendre dans l'eau une huile quelconque, une

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