‹ Aide-mémoire de pharmacieChapitre 179 sur 376 · HOUBLON · texte numérisé non relu

HOUBLON

mais tout spécialement par M. J. Personne. — Poussière jaune,

odorante, qui se développe dans presque toutes les parties du

houblon, mais surtout sur les ovaires. La fig. 70 indique son

développement successif suivant l'ordre des lettres a, b, c, d, e..

A l'analyse, M. Personne y a trouvé : 1° acide valérianique ;

2° une huile vol. verte,

plus légère que l'eau,

composée de valérol et

d'un hydrocarbure (G20

H16) à odeur de thym;

3° une matière amère,

azotée, très-instable (Lu-

puline) ; 4° une résine

qui forme environ les

2/3 du lupulin ; 5° de la

cire.

D'après M. G. Pelletan, le principe actif du Fig>70 Développement du lupulin. houblon serait la lupu-

lite ; incristallisable, inodore, non azotée, sol. dans l'eau et l'alcool. D'après M. Lermer, on trouve dans le houblon un composé acide cristallisable insoluble dans Peau et sans saveur, sol. dans l'alcool et donnant à la solution une sav. amère, analogue à celle de la bière. D'après M. Wagner, le houblon contient un tannin (acide morintannique) , une mat. color. jaune {quercitron).

Act. phys. — Agit par son tannin et ses principes aromatiques et amers. Il est tonique et subnarcotique. On emploie plus spécialement le houblon comme tonique dans la dyspepsie, le lymphatisme, le scorbut, les affections herpétiques ; le lupulin comme sédatif, narcotique, contre la spermatorrhée, les érections nocturnes.

— Infusé de houblon : 5 : 1000. Lupulin : 0, 50 à 2 gr. en nature, en poudre, etc.

Extrait alcoolique de houblon.

Prép. c. L'Extrait de scille. — Rendement 20/100.

Sirop de houblon.

Prép. c. le Sirop de coquelicot.

Pilules contre la spermatorrhée.

Pr. Ext. de Belladone ... 0,10

^uln ( aa 0,60

Camphre . . . . . \ '

F. 8 pilules — 1 à 4 le soir.

Teinture de lupuline. (Personne.)

Pr. Lupuline 1

Alcool à 91" 4

F. Dig. 10 j. à l'étuve à -|- 30 ou 40°; exprimez; tiltrez.

320 HUILES GRASSES

HOUX COMMUN, llex aquifolium, L. — Ilicinées.

Les feuilles sont amères, fébrifuges. Elles doivent leurs propriétés à Vllicine, substance mal définie. L'écorce contribue avec le gui à fournir la glu ; — inusité.

HUILES GRASSES

Les huiles sont des corps gras liquides ou solides (Beurres), généralement formés d'oléine et de margarine, plus légers que l'eau. Elles sont plus ou moins colorées, et présentent des caractères différents suivant leur origine, en raison des éléments divers qu'elles ont pu entraîner et dissoudre.

Exposées à l'air, elles présentent deux genres d'altération; les unes s'épaississent et se solidifient en forme de vernis (siccatives), les autres restent fluides mais absorbent de l'oxygène et deviennent rances. On peut les chauffer jusqu'à -}- 250°, sans qu'elles s'altèrent ; à l'ébullition, elles se décomposent. Elles sont à peu près insol. dans l'eau et l'alcool froid (moins les huiles de Ricin et de Groton Tiglium qui sont sol. dans l'alcool). L'alcool bouillant les dissout, mais les laisse séparer par refroidissement. L'éther, la benzine, le naphte, le chloroforme, les huiles volatiles les dissolvent. — Le soufre, le phosphore, l'acide arsénieux, qques alcaloïdes, les benzoates de fer et de mercure sont légt sol. dans les huiles ; l'iode et le brome se combinent avec elles, après s'y être dissous.

Les huiles se rencontrent plus spécialement dans les semences des végétaux, toutefois on en trouve dans le sarcocarpe de qques fruits, dans qques racines, etc.

Pour les préparer, il suffit en général de soumettre à la presse les corps qui les contiennent ; quand l'huile est solide à la température ordinaire, il faut s'aider delà chaleur ainsi qu'il est indiqué pour la préparation des beurres à leur nom respectif. Parfois aussi on déplace les huiles à Faide de l'alcool ou de l'éther, (huile de Croton). L'huile obtenue est dépurée par le repos, puis par la fîltration.

Essai des huiles. Il n'existe pas de méthode précise et certaine qui permette de reconnaître les mélanges ou falsifications. Les procédés que nous allons indiquer, d'après Gerhardt et Chancel, sont utiles toutefois pour s'assurer de la pureté des huiles, bien qu'insuffisants pour reconnaître la proportion et la nature de l'huile ajoutée en fraude.

1° Par la densité. M. Lefebvre a publié la table suivante donnant la densité des huiles à la temp. de -j- 15°. C'est sur ses données qu'est construit YOléomètre à froid de Lefebvre.

HUILES GRASSES

Huile de cachalot . . .

— de suif ou oléine.

— de colza d'hiver .

— de navette d'hiver

— de navette d'été .

— de pieds de bœuf

— de colza d'été . .

— d'arachide ....

— d'olives

■ — d'amandes douces.

— de faîne

— de ravison. . . .

— de sésame. . . .

— de baleine. . . .

— d'œillette ....

— de chènevis . . .

— de foie de morue

— de foie de raie. .

— de cameline . . .

— de coton . . . .

— de lin

TEMPERATURE + 15°c.

DENSITÉ

DEGRÉS

à l'alcoomè1

Page 1