LAURIER CERISE
guère que comme dentifrice. Dans les arts, on en fait des vernis, de la cire à cacheter, etc.
LAURIER-CERISE. Cerasus Lauro-cerasus, DC. — Rosacées. (Fig. 86.)
Les feuilles sont persistantes, coriaces, lisses, ovales-oblongues, légt denticuiées; quand on les froisse , elles dégagent une forte odeur d'amande amère. Étant incisées et contusées, elles fournissent par la distillation avec l'eau un hydrolat aromatique et une huile essentielle qui contiennent de l'acide prussique. Pour cette préparation, les feuilles doivent être récoltées de juin à septembre; au printemps, elles sont presqu'inertes.
Act. Phys. — On emploie l'hydrolat et l'huile volatile comme calmants , sédatifs , antispasmodiques ; spécialement dans
les affections nerveuses du poumon. Les feuilles fraîches, ingérées en grande quantité, de même que l'essence, produiraient des accidents toxiques analogues à ceux que déterminent les autres cyaniques (Voir Acide cyanhydrique.) — L'eau distillée, dosée comme il est indiqué ci-dessous, s'emploie à la dose de 5 à 20 gr. Vessence à celle de 1 à 2 gouttes.
Les feuilles fraîches sont quelquefois employées comme condiment culinaire, et pour aromatiser le lait. On ne doit en faire usage qu'avec une grande circonspection.
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Fig. 86. — Laurier-cerise.