MORPHINE
MORPHINE. Morphina ; = G^H19Az08;2HO.
Prép. — Pr. :
Opium 10000
Chlorure de calcium fondu 1200
Acide chlorhydrique I
Ammoniaque j v-Q.
Epuisez l'opium par l'eau, et évaporez en consistance d'extrait; reprenez par l'eau, filtrez, évaporez en consistance de sirop clair, etajout?z pendant qu'il est encore chaud, le chlorure de calcium dissous dans 2 f. son poids d'eau. Délayez le tout dans l'eau froide et filtrez. Il reste sur le filtre : méconate et sulfate de chaux, matière colorante et résineuse. — Laliq. par concentration laisse déposer une nouvelle q. de méconate qu'on sépare ; évaporez-la au B.-M. en consistance de sirop clair ; acidifiez par l'acide chlorhydrique et laissez cristalliser dans un endroit frais. — Exprimez les cristaux et reprenez par l'eau bouillante en petite quantité pour les purifier par une nouvelle cristallisation. — Ces cristaux sont un chlorhydrate double de morphine et de codéine (sel de Gregory), mélangez-les avec poids égal de charbon animal lavé, dissolvez dans l'eau bouillante, filtrez et précipitez la solution bouillante par l'ammoniaque; la morphine se précipite seule; on la lave, on la sèche, et on la fait cristalliser par solution dans l'alcool. — La codéine reste dans la liqueur.
Cristaux prismatiques incolores, à saveur amère; solubles dans 500 p. d'eau bouillante; presqu'insolubles dans l'éther; solubles dans les lessives alcalines, même dans l'eau de chaux ; moins dans l'ammoniaque; colorés en rouge par l'acide nitrique. (Codex.)
Act. phys. — La morphine est toujours employée à l'état de sels, parce que ceux-ci étant plus facilement solubles, manifestent l'action de la base avec plus de sûreté et de rapidité. Ingérée, elle ralentit le pouls, cause un peu de mal de tête, des troubles de la vision, de la somnolence ou du sommeil. La sensibilité s'engourdit, il se produit des nausées et même des vomissements ; les urines sont rares, et la transpiration exagérée. Après quelques doses, il y a perte d'appétit, constipation, faiblesse musculaire. Quand la dose est élevée, il se produit, avec ces symptômes, des mouvements convulsifs, que le décubitus horizontal paraît augmenter; à dose toxique, les désordres prennent la forme apoplectique, avec faiblesse des membres, refroidissement, rétrécissement des pupilles, coma, convulsions précédant la mort.
Appliquée sur la peau dénudée d'épiderme, elle produit d'abord une sensation de piqûre douloureuse, suivie d'anesthésie locale.
Ferrand, Aide-mémoire. 23
MOUCŒNA
En somme son action est à peu de chose près celle de l'opium, dont elle représente toute la puissance sous un moindre volume. C'est un calmant, un sédatif énergique employé journellement dans le traitement des affections douloureuses et spasmodiques : 1 à 5 centigr. par jour sous différentes formes ; à dose moindre en injections hypodermiques.
Chim. et toxic. — Voir Opium.
Mèl. et fais. — Doit brûler sans résidu, ce qui exclut les mat. fixes être entièrement sol. dans la potasse caustique à 20°Bé et à peine sol. dans l'éther, ce qui exclut la narcotine.
Alcoolè de morphine. Alcool ou teinture de morphine, Soluté alcoolique de morphine.
Pr. Acétate de morphine. . . 1
Alcool à 50 c 40
Faites dissoudre. (Guib.)
Cet alcoolé contient 1 décigramme
d'acétate de morphine par 4 grammes,
comme la solution aqueuse de morphine
de Magendie, mais il se conserve mieux
que cette dernière.
Dose : comme les laudanums. (Dorv.)
Huile de morphine.
Pr. Hydrochl. de morphine . 1
Huile d'amandes douces. 1000 Dissolvez. Usage interne et surtout externe. (Dorv.)
Chlorodyne. (Gollis Browne.)
Pr. Chloroforme 30
Ether sulfurique 20
Acide perchlorique. ... 30 Alcoolé de cannabis indica. 20
Mélasse 200
Alcoolé de capsicum an-
nuum 30
Morphine 10
Acide cyanhydrique médicinal à 1/50 10
Essence de menthe. ... 50 F dissoudre la morphine dans l'acide perchlorique, mêlez; agitez pour l'usage.
— Antispasmodique, calmant très-usité en Angleterre. — Frictions : 4 à 5 gr. La formule ci-dessus a été déduite de l'analyse. (Jeannel.)
MOU DE VEAU. Poumons de veau.
On en fait des bouillons, un sirop pectoral, qui doivent toutes leurs propriétés aux substances diverses qu'on y fait entrer concurremment. Il est clair que le mou de veau seul ne donnerait qu'un bouillon léger, propre aux convalescents, ayant quelque valeur alimentaire, mais non médicamenteuse.
Sirop de mou de veau.
Pr. Mou de veau
Jujubes. . . | Dattes. . . , > aa Raisins secs. ) Racine de consoude. j — de réglisse . |3 Feuilles de pulmonaire Eau
Coupez le mou en petits morceaux, et lavez-le à Feau froide ; mettez toutes les substances dans un B.-M. couvert, avec la quantité d'eau indiquée, et entretenez l'ébullition pendant 6 h. Exprimez, décantez , clarifiez au . blanc d'œuf, ajoutez le sucre et faites un sirop cuit à 31°Bé. i^Cod )
Bouillon de mou de veau.
Prép. c. le bouillon de veau.
MOUCŒNA. Mussena ou Boussena; Albizzia anthelmintica,
Brongn. — Légumineuses.
Cette écorce qui fait partie de la matière médicale du Codex, bien qu'elle ne se trouve pas dans le commerce, est employée en Abyssinie comme tœniafuge (40 à 60 gr. de poudre dans du miel). Elle tue le ver? qui est rendu dans la journée ou plus tard,