‹ Aide-mémoire de pharmacieChapitre 252 sur 376 · OXYDES DE PLOMB · texte numérisé non relu

OXYDES DE PLOMB

1. Le Protoxyde de plomb, massicot, = PbO, en poudre, jaune citron quand il n'a pas été fondu; en écailles cristallines rougeâtres après fusion; il porte alors le nom de litharge. Pour le préparer, on chauffe du plomb au contact de Pair, ou l'on décompose par la chaleur le carbonate ou l'azotate de plomb,

2. Le Sesquioxyde de plomb, minium, — PbO, PbO2, est une combinaison du précédent avec l'acide plombique. On l'obtient en chauffant le protoxyde, ou en fondant dans un creuset delà litharge avec un peu de chlorate de potasse. — Poudre rouge éclatante, très-employée pour la peinture.

3. L'Oxyde puce de plomb, acide plombique, = PbO2, peut être obtenu en traitant le minium par l'ac. azotique étendu de 8 p. d'eau, qui dissout seulement le protoxyde. 11 n'a pas d'emploi médicinal.

La litharge sert à la préparation des emplâtres ; le minium entre dans quelques pommades ou onguents siccatifs et fondants. On ne les emploie pas à l'intérieur.

Fais, et mél. — La litharge et le minium sont entièrement solubles, la première dans l'acide acétique, tous deux dans l'acide azotique. La dissolution précipitée par l'acide sulfurique ou le sulfate de soude, deviendra bleue par l'addition d'ammoniaque, s'il y a du cuivre, et donnera un précipité jaune-rougeâtre, s'il y a du fer. Les substances siliceuses ajoutées resteraient en résidu, inattaquées par l'acide; les carbonates feraient effervescence.

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