OXYDE DE ZINC
Poudre de Jitharge.
Prép. c. la Poudre de sulfure d'antimoine.
Emplâtre de minium camphré. Emplâtre de Nuremberg.
Pr. Emplâtre simple.. . . 600
Cire jaune 300
Huile d'olive 100
Minium 150
Camphre pulv 12
F. fondre l'emplâtre et la cire, ajoutez le minium porphyrisé avec l'huile , et quand la masse sera à peu près refroidie, ajoutez le camphre pulv. (God.) Sparadrap d'emplâtre de minium.
Prép. c. le Sparadrap de Viyo. Papier chimique.
Pr. Huile d'olive 2000
Minium pulvérisé. . . . 1000
Cire jaune 60
Placez l'huile dans une grande bassine sur un feu assez vif; aussitôt qu'elle commence à répandre des vapeurs, ajoutez le minium peu à peu, en agitant avec une longue spatule; quand la tuméfaction est apaisée, continuez d'agiter sur le feu, jusqu'à ce qu'il se produise un dernier boursoufflement dont on doit éviter la fumée. Retirez du feu, et continuez d'agiter jusqu'à ce qu'il se produise une écume blanchâtre; ajoutez alors la cire, et continuez de remuer encore quelques instants après sa fusion. — Cette composition s'applique chaude au moyen d'un pinceau ou de tout autre instrument approprié sur l'une des surfaces de papier- mousseline préparé de la manière suivante :
Pr. Huile de lin 1000
Ail épluché, ooupé menu. 100
Mettez dans une grande bassine sur un feu doux et chauffez en agitant, jusqu'à ce que l'ail soit très-brun; passez à travers un linge; remettez sur le feu, avec :
Huile vol. de térébenthine 800
Oxyde de fer rouge porphyrisé 400
Céruse broyée à l'huile. 150 Agitez le mélange, étendez-le avec une éponge sur le papier que vous ferez sécher pend, 15 j. suspendu sur des baguettes ; il est alors imperméable. (Çod.)
Onguent nutritum ou triapharmacum.
Pr. Huile d'olive 9
Litharge 3-
Vinaigre ........ 3
Mettez le tout dans une terrine vernissée sur les cendres chaudes, et agitez le mélange jusqu'à ce qu'il ait acquis la consistance d'un onguent mou.
(Guib.) Cet onguent acquiert avec le temps la solidité d'un emplâtre. — Résolutif.
Poudre pour teindre les cheveux.
Pr. Litharge 15
Chaux éteinte 7
Craie 15
On réduit cette poudre en bouillie avec de l'eau, et on y plonge un pinceau avec lequel on frotte les cheveux par mèches ; au bout de dix heures on la\e la tète. (Rad.)
Dans quelques formules on trouve la litharge remplacée par de la céruse ou de l'acétate de plomb. (Dorv.)
nihil
OXYDE de ZINC. Pompholix; laine philosophique. album ; Oxydum zincicum ; — ZnO.
Prép. — ■ Chauffez du zinc pur dans un creuset de grande capacité, au contact de l'air; il se produit des flocons blancs, lanugineux, qui se déposent à la surface du métal fondu, et qu'on enlève à mesure de leur formation. Cet oxyde très-léger et très blanc, sauf quelquefois les premières parties, est passé au tamis, pour séparer les particules de métal qui peuvent avoir été entraînées.
On obtient le même oxyde par la voie humide en précipitant par 300 p. de sulfate de zinc pur en solution dans 1 litre d'eau , 350 p. de carbonate de soude dissous clans la même q. d'eau ; on porte cette dernière à l'ébullition dans une grande capsule et l'on y verse peu à peu le sulfate de zinc. — Lavez exactement le
OXYGENE
dépôt, égouttez-le et faites sécher. C'est alors de l'hydrocarbonate de zinc qu'il faut décomposer en le chauffant au rougesombre dans un creuset, jusqu'à ce qu'il ne fasse plus effervescence par l'ac. sulfurique étendu. — La Tuthie ou Cadmie des fourneaux, est de l'oxyde de zinc impur (arsenical) que l'on recueille dans les cheminées des fourneaux où l'on grille les minerais de zinc. On l'employait autrefois comme cathérétique dans les ophthalmies.
Act. phys. — On lui attribue de longue date des propriétés antispasmodiques qui auraient besoin d'être démontrées : (0,10 à 2 gr.) M. Gubler le considère simplement comme un absorbant anti-acide, analogue au carbonate de chaux, et au sous-nitrate bismuth. — A l'extérieur, il est usité comme astringent léger, suspendu dans l'eau, ou sous forme de pommade.
Fais, et mél. — Entièrement sol. sans effervescence dans l'acide âzolique dilué, ce qui exclut les carbonates ; la solution ne précipite pas par l'azotate de bpryte, ce qui exclut les sulfates; l'ammoniaque en précipite de l'oxyde de zinc soluble dans un excès de réactif; s'il y avait de la chaux, elle resterait indissoute; du fer, la solution serait jaune; du sulfate de baryte, il ne serait pas attaqué par l'ac. azotique dilué.
Pommade d'oxyde de zinc.
Prép. c. la Pommade d'iodure de plomb.
Pommade ou onguent de tuthie.
Pr. Tuthie 8
Onguent rosat 15
Beurre lavé à l'eau de
roses 15
(Codex 1837.)
OXYGENE. Oxygenium ; = 0.
Prép. — Introduisez dans une petite cornue de verre du chlorate de potasse fondu, et chauffez graduellement jusqu'à cessation de production de gaz (fig. 100). Pour faciliter son transport, le gaz sera recueilli dans des flacons renversés sur la cuve à eau, qu'on bouchera avec soin, et dont on tiendra le goulot submergé. — M. Limousin a fait construire de petites cornues en fer et des récipients en caoutchouc propres à la fabrication, à la conservation et au transport de quantités assez considérables d'oxygène.
Act. phys. — On sait que la vie des plantes et des animaux est intimement liée à la présence de ce gaz. dans l'air, et que sa disparition serait mortelle pour tout ce qui vit. Introduit par la respiration dans le sang, il y opère des combustions indispensables à la nutrition et au renouvellement des tissus organiques. Son action puissante est modérée par son mélange avec l'azote ; on conçoit donc qu'on a pu espérer trouver dans l'oxygène pur
OXYGENE
un agent thérapeutique utile dans certaines affections. Comme il active l'hématose, on en a en effet obtenu de bons résultats dans le traitement de certaines dyspepsies et anémie?, indépendantes de maladies organiques de l'estomac ou du poumon. Son usage est contre-indiqué chez les sujets disposés aux hémorrhagies ; il est utile dans le choléra et la chlorose.
Fig. 100. — Préparation de l'oxygène.
Les inhalations d'oxygène produisent une stimulation vive, avec accélération du pouls, chaleur et mouvement fébrile ; on peut en respirer de 2 à 30 litres en une ou plusieurs séances, sans résultat fâcheux; on sait d'ailleurs que si l'on abandonne un animal dans une atmosphère d'oxygène pur, les premiers effets d'excitation sont suivis d'une dépression marquée, et que la mort survient si l'expérience se prolonge.
En revanche, l'oxygène est utile contre l'asphyxie par les vapeurs de charbon.
L'eau chargée d'oxygène, à la manière de l'eau de Seltz, et Veau
PAREIRA BRAVA
oxygénée ou bioxyde d'hydrogène, plus ou moins mitigée par son mélange avec l'eau pure, ont été employées pour remplacer l'oxygène gazeux.
Sous diverses influences et, entre autres, sous l'influence de l'électricité, l'oxygène prend des caractères particuliers et des propriétés plus énergiques. On lui donne alors le nom ftozone; il a de l'odeur, il attaque le mercure et l'argent, décompose les iodures, peut se combiner directement à l'azote. On attribue à la présence de cet oxygène modifié dans l'air une grande importance au point de vue de la salubrité; on pense qu'il détruit les miasmes délétères, et que son absence coïncide avec l'apparition d'épidémies. Au point de vue physiologique, l'ozone a, à un plus haut degré, les propriétés de l'oxygène.
PAREIRA BRAVA. Gocculus Platyphyllus. A. S* Hiî. — Ménispermacées
Originaire du Brésil; racine fibreuse, dont la grosseur varie de celle du doigt à celle du bras ; la coupe montre des couches
Fig. 101. — Coupe transversale de la tige d'une ménispermacée.
concentriques très-marquées avec un canal médullaire excentrique (fig. 101). On y a trouvé un alcaloïde incristallisable, la Pélosine ou Cissampéline, mal défini. — Sav. douceâtre, un peu amère.
On lui attribue des propriétés diurétiques, — Dêcocté : 20 : 1000» — Inusité-.