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PIVOINE

ploie comme condiment; comme rubéfiant à l'extérieur, et à l'intérieur contre les hémorrhoïdes. — 0, 20 à 0, 50 en poudre, enveloppé dans du pain azyme.

PIMENT DE LA JAMAÏQUE. Poivre de la Jamaïque; Myrtus Pimenta, L. — Myrtacées.

Petites baies, grosses comme un pois, grises rougeâtres, ridées, à odeur de cannelle et girofle mêlée. — Employé comme condiment; — stimulant, stomachique, carminatif. — Inusité.

Le Piment de Tabago ou de Tabasco est attribué au Myrtus Tabasco, Willd. — Plus gros, moins estimé que le précédent.

Le Piment couronné, Myrtus pimentoîdes, Nées, est surmonté d'une couronne formée par les restes persistants du calice. Il est rare ; il offre les mêmes propriétés que le Piment de la Jamaïque.

Foudre de piment Jamaïque.

Prép. c. la Poudre d'anis.

pissenlit. Dent-de-Lion; Leontodon Taraœacum, L. —Composées .

Cette plante, qu'on mange en salade, est aussi usitée comme tonique, amère, apéritive et laxative; son suc est laiteux. — On en a extrait une substance cristallisable, le taraxacine, peu sol. dans l'eau, sol. dans l'alcool et l'éther. — On emploie surtout V extrait : 1 à 5 gr.

Extrait de pissenlit.

Prép. c. l'Extrait de ciguë. — Rendement : 2,6/100.

pistaches. Semences du Pistacia vera, L. — Térébinthacées.

Semence oléagineuse, verte à l'intérieur, et pourvue d'une pellicule rougeâtre. Elle a beaucoup des propriétés de l'amande. On en préparait jadis des loochs verts, adoucissants, béchiques. — Inusité.

Looch vert ou de pistaches.

Pr. Pistaches n° 14

Sirop de violettes .... 30,0 Huile d'amandes .... 15,0 Gomme adragante. ... 0,8

PIVOINE. Pœonia oflicinalis , Retz . — Renoncuîacées.

On considérait cette plante comme anti-épileptique, hydragogue, antispasmodique. Il est certain que les racines fraîche?, à suc laiteux odorant, ont quelque rapport lointain de propriétés avec les autres renoncuîacées ; sèches, elles paraissent à peu

Teinture de safran ... 1,0 Eau de fl. d'orang. ... 8,0

Eau commune 125,0

(Soub.)

près inertes. — On emploie encore quelquefois les fleurs en infusé et sous forme de sirop. — Les graines de Pivoine mâle, Pœonia corallina, Retz, servent à faire des colliers, dits anticonvulsifs pour les enfants. — Inusité.

Sirop de fleurs de pivoine.

Prép c. le Sirop de coquelicot.

PLANTAIN. Plantago major , L. — Plantago minor, L. — Plantago lanceolata, L. — Plantaginées.

On emploie indifféremment les sommités fleuries de ces trois espèces à la préparation de Vhydrolat de plantain, très-usité comme véhicule des collyres. — La plante est légèrement astringente, mais il n'est pas certain que cette propriété se retrouve dans l'eau distillée. On leur a attribué aussi une action tonique fébrifuge qui aurait besoin d'être prouvée.

Eau distillée de plantain.

Prép. c. l'Eau dist. de laitue.

PLATINE. Platinum = Pt.

Chim. — Métal blanc, brillant, infusible à la chabur de nos fourneaux; D = 21,5; insol. dans les ac. chlorhyd., nitrique et sulfurique, sol. dans l'eau régale qui le transforme en chlorure de platine = Pt Cl2.

Les sels de platine neutres et solubles rougissent le tournesol; ils sont tous décomposés par la chaleur rouge. — Leur solution est précipitée par la potasse et l'ammoniaque ou par leurs sels à l'état de chloroplatinate de potasse (Pt Cl2, KG1) ou d'ammoniaque (Pt Cl2, AzH*Cl), cristallin et jaune. Ce précipité, peu sol. dans l'eau et les acides, à peu près insol. dans l'alcool, se dissout à chaud dans un excès de potasse ou d'ammoniaque.

La soude et ses sels ne précipitent pas les sels de platine.

L'hydrogène sulfuré, le sulfhydrate d'ammoniaque, donnent un précipité noir, PtS2, soluble dans un excès de sulfhyd. d'ammoniaque.

Le zinc précipite du platine métallique.

Quand on calcine le chloroplatinate d'ammoniaque, on obtient du platine métallique, sous forme d'épotige ou mousse, si remarquable par ses propriétés catalytiques.

Le platine n'a point d'emploi médical.

PLOMB. Plomb um ; == Pb.

Chim. — Métal d'un blanc grisâtre, très-brillant quand il est récemment coupé, mais se ternissant rapidement; très-mou, non élastique; D = 11,43, fusible à 335°. Il n'est pas sensiblement attaqué par les ac. chlorhydrique et sulfurique, mais il s'oxyde et se dissout aisément dans l'ac. nitrique. Il s'oxyde par le grillage à l'air (voir Oxydes de plomb).

Les sels de plomb solubles et neutres rougissent le tournesol ; la potasse en précipite de l'hydrate d'oxyde, sol. dans un excès de réactif. L'ammoniaque en précipite un sous-sel insol. dans un excès; cependant elle ne

précipite pas l'acétate neutre, le sous-acétate formé étant sol. dans l'eau. — Les carbonates alcalins donnent un précipité de carbonate de plomb, sol. à chaud clans la potasse caustique. — L'hydrog. sulfuré et le sulfhydrale d'ammoniaque donnent un précipité nuir (PbS) insol. dans les acides étendus, les alcalis et les sulfures alcalins ; sol. dans l'acide nitrique bouillant, qui le transforme en nitrate de plomb, avec dépôt de soufre; une ébullition prolongée convertit le soufre en acide sulfurique qui précipite le nitrate de plomb formé. Quand on fait agir l'hydrogène sulfuré sur une solution de plomb contenant beaucoup d'ac. chlorhyd., ce précipité est d'abord jaune rougeâtre, et ne devient noir que par l'action continue du précipitant. (Gerhardt et Chancel.)

L'ac. sulfurique et les sulfates donnent un précipité de sulfate de plomb, soluble dans lac. chlorhydrique concentré et bouillant, et dans le tartrate d'ammoniaque. — Ce précipité est lent à se former dans une liqueur trèsétendue et très-acide ou contenant du sulfate d'ammoniaque : il convient dans tous les cas d'ajouter un excès d'acide sulfurique.

L'ac, chlorhydrique et les chlorures donnent un précipité de chlorure de plomb (PbCl), insoluble dans l'ammoniaque , sol. dans l'eau bouillante.

L'iodure de potassium donne un précipité jaune d'iodure de plomb; le chromate de potasse, un précipité jaune, sol. dans la potasse caustique.

Le zinc réduit les sels de plomb à l'état de paillettes métalliques brillantes (arbre de Saturne).

Au chalumeau, avec le carbonate de soude, sur le charbon, les sels de plomb donnent des globules métalliques, et un enduit jaune.

On extrait le plomb de la galène, sulfure naturel : celui-ci grillé se transforme en oxyde et sulfate, qui mélangés avec de la galène non grillée et calcinée,, donnent du plomb méîallique en raison des équations suivantes : PbS -f 2PbO = 3Pb + SO2 ; PbO,S03 + PbS = 2Pb + 2S02. On réduit encore la galène au moyen du fer ou du charbon.

Act. phys. — Les préparations de plomb sont astringentes et coagulantes; à forte dose, elles produisent de l'irritation gastrique; à dose toxique : anxiété, crampe, symptômes cholériformes, prostration, paralysie et coma ; la mort peut suivre ces manifestations. — Les ouvriers qui travaillent ou manient les sels de plomb, en absorbant constamment par la peau ou les voies respiratoires, sont sujets à une intoxication chronique, connue sous le nom de colique des peintres. Les symptômes observés sont : perte d'appétit, pâleur, constipation ; puis douleurs articulaires, coliques sèches, ictère ; liséré bleuâtre des gencives à la sertissure des dents , taches noires des lèvres et de la muqueuse buccale; plus tard, paralysie partielle des extrémités. Les accidents prennent parfois la forme délirante et convulsive, et alors la terminaison est souvent fatale. (G-ubler.)

Toxic. — Les signes tirés de l'examen des lésions sur le cadavre sont de peu de valeur, et doivent être confirmés par l'examen chimique des viscères et des matières suspectes.

Le plomb est ordinairement précipité par les mat. albumineuses, avec lesquelles il se trouve en contact, et aussi par les sels alcalins, carbonates, sulfates, phosphates, chlorures qu'il a rencontrés. Quand les matières sont volumineuses et liquides, M. Roussin conseille de suivre le procédé suivant :

On divise le tout avec soin, et l'on évapore doucement au bain de sable, en consistance de pulpe molle. On ajoute alors peu à peu, en agitant, 2 p. d'acide azotique pur et concentré pour 1 p. de pulpe. On porte à l'ébullition , que Ton maintient continue et ménagée , jusqu'à cessation de vapeurs rutilantes et consistance sirupeuse ; on a joute au résidu 10 fois son vol. d'eau distillée tiède. On filtre, on réunit les liq. dans un flacon, où l'on fait

Fig. 109. — Appareil pour la précipitation du plomb à l'état de sulfure. Le

premier flacon sert à la production de l'hydrogène sulfuré; le second sert de laveur; dans le troisième a lieu la précipitation; le dernier contient un lait de chaux.

passer un courant continu d'hydrogène sulfuré jusqu'à saturation. (Fig 109.) On bouche le flacon et on laisse déposer ; le précipité est recueilli sur un petit filtre Berzélius et lavé avec soin; le filtre est ensuite desséché et divisé en deux parties. — La première est transformée en azotate de plomb par l'acide azotique à l'aide de la chaleur ; la solution filtrée est évaporée à siccité et le résidu repris par l'eau. Cette dernière solution sera propre à être soumise aux réactifs des sels de plomb. — La seconde partie triturée dans un mortier d'agate avec du carbonate de soude donnera au chalumeau sur le charbon des globules de plomb métallique.

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