SANT0L1NE
rieure relativement à la partie postérieure ; se contracter en olive quand on la prend dans la main; ne pas laisser échapper de sang quand on la presse entre les doigts. Souvent dans le commerce on trouve des sangsues, gorgées en partie, dans le but d'augmenter leur poids : cetle fraude se reconnaît, dil-on, à ce que l'abdomen serré et distendu entre les doigts présente une coloration rouge bleuâtre, qui est l'indice du sang qu'elles contiennent.
SANICLE. Sanicula europœa, L. — Ombellifères.
Plante indigène très- vantée autrefois comme vulnéraire. Les feuilles sont amères, astringentes. On les emploie encore quelquefois à l'intérieur en tisane ou à l'extérieur en fomentations, contre leshémorrbagies, la leucorrhée, les contusions.
SANTAL CITRIN. Bois du Santalum album, Roxb. — Santalacées.
Originaire de l'Inde et des îles voisines; on le rencontre aussi dans l'Amérique méridionale. En bûches décortiquées longues de 50 c. à 1 m. et de 10 c. de diamètre, d'une couleur jaune fauve ; à od. forte musquée rappelant la rose, à sav. amère. — Il fournit une huile essentielle à od. très-expansive et très-tenace, fatigante à Ja longue. Cette essence, très-usitée en parfumerie, est aujourd'hui vantée par quelques personnes contre la blennorrhagie.
Le santal citrin était autrefois employé comme cordial et sudorifique.
Le Santal blanc paraît être le bois du même arbre plus jeune; il est moins aromatique.
Poudre de santal citrin.
Prép. c. la Poudre de sassafras.
SANTAL ROUGE. Bois du Pterocarpus indiens, Willd. — Légumineuses.
Ce bois est d'un rouge de sang, fibreux, résineux, peu odorant. Il contient une matière colorante rouge, la santaïine (Pelletier), très peu sol. dans l'eau, sol. dans l'alcool, l'éther, les alcalis. — On en tire, sur les lieux d'origine (Geylan, Goromandel) une sorte de sang-dragon qui ne vient pas en Europe. — Inusité.
Poudre de santal rouge.
Prép. c. la Poudre de quassia amara.
SANTOLINE. Aurone femelle; Santolina Chamœcyparissvs. L. — Ombellifères.
Plante des régions montagneuses d'Europe, à od. forte, pénétrante, à sav. amère. — ■ Ses propriétés la placent à côté de l'ab-