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SUIF DE MOUTON

sa formule, et les animaux qu'on nourrit exclusivement avec lui, maigrissent, s'étiolent et périssent rapidement. — Il est très agréable au goût, et pour cette raison, a reçu un grand nombre d'emplois domestiques et pharmaceutiques. Toutefois l'abus des liquides sucrés, cause rapidement le dégoût, la soif, la constipation et de l'embarras gastrique, — A l'extérieur, on emploie quelquefois le sucre candi en poudre en insufflations contre les ulcérations de la cornée.

Poudre de sucre.

Pilez grossièrement du sucre trèsblanc; faites-le sécher à l'étuve; terminez la pulvérisation dans un mortier de marbre; passez au tamis de soie.

(Cod.) Sirop de sucre.

Pr. Sucre blanc 10000

Eau Q. S.

Blanc d'oeuf n» 1

Battez le blanc d'œuf avec 6 litres d'eau, et mettez à part 1 litre de cette eau albumineuse ; mélangez le reste avec le sucre dans une bassine de cuivre. Chauffez doucement en remuant, de façon à n'amener l'ébullition qu'après la dissolution du sucre. Quand l'ébullition se produira, modérez le feu, et projetez par portions l'eau albumineuse réseryée; enlevez les écumes après

chaque effusion, quand elles auront pris de la consistance. Cuisez à 30°Bé, et passez au blanchet. (Cod.)

Sirop de sucre incolore. '

Pr. Sucre très-blanc .... 1000 Eau 525

Cassez le sucre; faites-le fondre à froid dans l'eau, et filtrez au papier. (Cod.)

Sucre candi.

On fait cristalliser dans des jattes de cuivre portant des fils transversaux et placées dans une étuve à -f- 40° du sirop cuit à 37°Bé. Quand la cristallisation a eu lieu, on perce la croûte supérieure et on fait égoutter avec soin. — Le sucre candi est blanc d'alun, paille ou roux, suivant que le sirop était incolore ou plus ou moins coloré.

SUIE. Fuligo ligni.

Croûtes noires brillantes déposées dans les cheminées par la fumée du bois. Elle est formée en partie de matières empyreumatiques solubles, en partie de matières charbonneuses. Elle contient des sels ammoniacaux, de la py rétine, etc.; od. désagréable, sav. amère, empyreumatique. — On l'emploie surtout à l'extérieur contre la teigne, la gale, les plaies sanieuses. — Elle a des propriétés vermifuges.

Teinture de suie fétide. T. d'asa-fœtida composée.

Pr. Ase-fétide 5

Suie 10

Alcool à 56° c 120

Contre les convulsions, l'hystérie, à la dose de quelques gouttes dans de l'eau sucrée ou dans un lavement. (Cod.)

SUIF DE MOUTON. Graisse de YOvis Aries. L. — Ruminants.

Graisse solide contenant : stéarine et oléine, plus un peu de margarine et d'hircine; moins fusible et plus dure que la graisse

Pommade de suie.

Pr. Suie 1

Axonge . 4

Dartres ulcérées, teigne. (Soub.)

de porc. On la prépare comme cette dernière. Le suif entre dans des pommades, des onguents, des emplâtres, etc.

SULFATES. Combinaisons de l'acide sulfurique avec les. bases. (Voir Acide sulfurique.)

SULFATE D'ALUMINE. Sulfas aluminicus; = 3S03,A1203.

On l'obtient en saturant de l'ac. sulfurique étendu de 5 à 6 vol. d'eau, par de l'alumine récemment précipitée, évaporant et faisant cristalliser. — En masses blanches à cristallisation confuse, déliquescentes, très sol. dans l'eau, très acides. — Astringent puissant, propre aux mêmes usages que l'alun. On l'a employé en solution saturée (3 p. de sel pour 2 d'eau), en topique sur les surfaces cancéreuses ulcérées.

Le sulfate d'alumine en dissolution, saturé d'oxyde de zinc et évaporé , donne des mamelons rayonnes, non déliquescents, de Sulfate d'alumine et de zinc, sel encore plus styp tique et cathérétique que le sulfate d'alumine. On a employé ce sel aux embaumements.

Ghim. — Le sulfate d'alumine offre les réactions communes aux sulfates (voir Acide sulfurique). — Les sels d'alumine donnent des solutions incolores à réaction acide, à sav. astringente et douceâtre; la chaleur rouge les décompose. Les sels insolubles, à part quelques combinaisons naturelles (aluminates), qui ne deviennent solubles que par la fusion avec le carbonate de soude, sont attaqués par l'acide chlorhydrique. — La potasse produit dans la solution des sels d'alumine un précipité blanc (hydrate d'alumine), soluble dans un excès de réactif.

L'ammoniaque et les carbonates alcalins (avec dégagement' d'acide carbonique) donnent le même précipité, insoluble dans un excès de précipitant. La présence des sels ammoniacaux n'empêche pas l'action de l'ammoniaque.

L'hydrate précipité dans tous les cas, est soluble dans la potasse et dans les acides; étant calciné, il se transforme en oxyde, difficilement attaqué par les acides.

L'hydrogène sulfuré ne précipite pas les sels d'alumine même dissous dans la potasse ; au contraire le sulfhydrate d'ammoniaque précipite de l'hydrate d'alumine volumineux avec dégagement d'hydrogène sulfuré.

— Au chalumeau, l'alumine et ses sels, humectés de très-peu de nitrate de cobalt, donnent au rouge une petite masse infusible d'une belle couleur bleue.

Sulfate d'alumine bibasique.

Pr. Sulfate d'alumine exempt

de fer 1000

Prenez 500 gr. de ce sel, fàites-les dissoudre dans 5 litres d'eau, et ajoutez Q. S. d'ammoniaque (435 gr. environ) pour précipiter toute l'alumine en gelée; lavez avec soin, et faites égout-

ter ; faites chauffer cette gelée au B.-M, après avoir ajouté les 500 gr. de sulfate d'alumine mis en réserve, et éva^ porez la solution à 30°Bé. — Filtrez après quelques jours de repos dans un lieu frais, pour séparer les cristaux de sulfate d'ammoniaque qui ont pu se déposer. (God.)

Solution de sulfate d'alumine et de zinc.

Pr. Sulfate d'alumine .... 600 Eau 400

Oxyde de zinc pulv. . . 60 F. dissoudre et filtrez. — La sol. doit marquer 3S°Bé. (Cod.)

Collyre alumineux ou styptique.

Pr. Sulfate d'alumine 1

Eau de roses 60

Des formulaires remplacent l'eau de

roses par l'eau commune,

celle de

plantain; d'autres y ajoutent de la gomme ou des blancs d'œufs. [Blanc d'œuf alumineux, Hôp. ail ).

Collyre alumino plombique. Eau de la

duchesse de Lamballe,

Pr. Eau de roses 125,0

— de plantain .... 125,0

Sulfate d'alumine ... 1,0

Acétate de plomb ... 0,5

On agite au moment de s'en servir.

(Dorv.)

Sulfas

SULFATE D'ALUMINE ET DE POTASSE. Alun alumino-potassicus ; == 3 S03A1203,S03K0 + 24 HO.

On le prépare dans l'industrie, soit par lixiviation des minéraux qui le contiennent tout formé, soit par le grillage des pyrites de fer schisteuses qui abandonnent ensuite à l'eau du sulfate d'alumine et du sulfate de fer; on ajoute du sulfate de potasse et on sépare l'alun formé du sulfate de fer par des cristallisations répétées. Ailleurs on réunit directement les deux sulfates d'alumine et de potasse et l'on fait cristalliser. — Dans le commerce on distingue Y alun de glace ou de roche, préparé avec les pyrites et qui contient du fer, et Valun de Rone, qui est rose à l'extérieur, mais moins ferrugineux.

Pur, il est en cristaux octaédriques, incolores, efflorescents, ou en masses transparentes ressemblant à la glace; sav. styptique; sol. dans son poids d'eau bouillante et dans 16 p. d'eau froide (Codex). Quand il a été chauffé dans un creuset, jusqu'à cessation de boursoufflement, il prend le nom d'alun calciné ; il est en masses spongieuses et légères, sol. dans 25 à 30 f. son poids d'eau à la temp. ordinaire.

Chim. — (Yoir Acide sulfurique, Sulfate d'alumine et Potasse.)

Act. phys. — C'est un astringent puissant, qui, par le retrait qu'il imprime aux tissus, en diminue les sécrétions, et en amène la sécheresse. En outre il coagule les matières protéiques et gélatineuses, et précipite le mucus sous forme de pellicules blanches et cohérentes. 11 est cependant absorbé, de sorte qu'il peut influencer au loin les sécrétions des muqueuses et les flux hémorrhagiques. Son usage prolongé fatigue le tube digestif, cause des nausées, des vomissements, de la diarrhée ou de la constipation. On remploie à l'intérieur (10 à 30 centigr. et plus, 2 à 12 gr. dans une potion contre la colique des peintres), comme anti-diarrhéique, anti-hémorrhagique, etc.; à l'extérieur, en solution, en poudre, en topique, contre les écoulements, les hémcrrhagies, les affections des yeux et de l'utérus; en insufflations

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