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TOURNESOL

On en connaît deux sortes : 1° Tournesol en pains, fourni par des lichens des genres Roccella, Variolaria, Lecanora. On traite ces lichens par l'urine au contact de l'air et on ajoute de la potasse. On obtient ainsi une pâte bleue que l'on divise en petits cubes. — 2° Tournesol en drapeaux, que l'on prépare en trempant dans le suc de la Maurelle, Crozophora tinctoria, Neck. — Euphorbiacées, des morceaux de toile grossière que l'on expose ensuite aux vapeurs ammoniacales produites par un mélange de chaux et d'urine putréfiée.

Ces deux substances ont quelques emplois dans la teinture, et sont utilisées, surtout la première, à préparer la teinture de tournesol des laboratoires.

Teinture de tournesol.

Prép. c. la Teinture de gentiane, avec 1 p. pour 5 p. alcool à 60°.

TROCHISQUES.

Cette dénomination, qui jadis s'appliquait à une foule de préparations solides mises sous diverses formes régulières, ne sert plus qu'à désigner la forme de cône donnée soit à des précipités humides pour en faciliter la dessiccation, soit à des masses obtenues avec des matières pulvérulentes réunies par l'eau et un mucilage. Cependant les trochisques de minium ont conservé la forme d'un grain d'avoine.

La plupart des trochisques médicamenteux sont destinés à être brûlés, dans le but de répandre des vapeurs propres à modifier l'atmosphère ambiante ; aussi sont-ils principalement formés de substances aromatiques ou volatiles, unies au charbon et au nitrate de potasse.

TURBITH. Ipomœa Turpethum, Brown. — Convolvulacées.

Racine originaire de l'Inde; en tronçons gros comme le doigt, rougeâtres à l'extérieur, blanchâtres en dedans, compactes, trèsrésineux, inodores, à sav. nauséeuse. Ils sont formés de faisceaux de fibres, arrondis et souvent criblés sur la coupe de pores très-apparents. — Contient résine(4 0/0), huile volatile, etc.

— C'est un purgatif moins actif que le jalap. La partie active paraît être la résine. Le turbith entre encore dans qques préparations, mais n'est pas usité seul. — (1 à 4 gr.)

URINE

Foudre de turbith.

Prép. c. la Poudre de jalap.

Résine de turbith.

Prép. c. la Résine de jalap.

TUSSILAGE. Pas- d' âne \ Tussilago farfara, L. — Synanthérées.

On employait autrefois les racines, les feuilles et les fleurs ; ces dernières sont seules usitées aujourd'hui. Elles sont toniques etbéchiques; on en fait un fréquent usage contre la toux, les catarrhes bronchiques, etc. — Infusé : 10 : 1000.

Sirop de Tussilage.

Prép. c. le Sirop de coquelicot.

URINE

Nous n'avons à nous occuper de l'urine qu'au point de vue des modifications qu'elle éprouve dans les états pathologiques; nous donnerons donc d'abord la description de l'urine normale, puis les moyens de reconnaître la présence de corps accidentels, et subsidiairement ceux qu'il importe d'employer pour déterminer la nature des dépôts qui se produisent dans l'urine et celle des calculs vésicaux.

Urine normale. — Couleur ambrée ; réaction lég1 acide, quand elle est récenle; odeur caractéristique ; D. voisine de 1020. Elle tient ordinairement en suspension des globules de mucus et des cellules épithéliales, faciles à séparer par la filtration. C'est une solution aqueuse de matières organiques et inorganiques : urée, acide urique, acide hippurique, mat. colorantes et extractives j potasse, soude, chaux, magnésie, sous forme de sulfates, phosphates et chlorures, etc. Voici, d'après MM. Becquerel et Rodier, la composition d'une urine normale :

Urée

Acide urique. .

Sels fixes indécomposables à la température rouge.

Matières

organiques.

Chlorures . .

Phosphates. .

Sulfates. . .

de chaux . .

de soude . .

de potasse. .

de magnésie.

Acide lactique

Lactate d'ammoniaque .

Matières colorantes. . .

Matières extractives . .

Chlorhyd. d'ammoniaque Acide hippurique.

Eau 971,934

URINE

L'ébullition ne la coagule pas. — Les alcalis caustiques y déterminent un trouble ou un précipité de phosphate terreux. — Le chlorure de baryum donne un précipité de sulfate et de phosphate de baryte. — Le nilrate d'argent précipite du chlorure, du phosphate et même du sulfate d'argent. — L'acétate de plomb précipite du sulfate, du phosphate et du chlorure de plomb. — L'oxalate d'ammoniaque donne un précipité d'oxalate de chaux. — L'alcool détermine un trouble qui disparaît par l'additionde q. s. d'eau (Gerhardt et Chancel).

Les proportions relatives des divers composants peuvent varier d'une manière assez large. Nous allons donner quelques indications sur les principaux.

a Urée. — Un peu d'urine concentrée lentement dans un verre de montre, et add. de qques gouttes d'acide azotique, donne très-promptement un dépôt cristallin d'azotate d'urée, qui, au microscope se présente sous forme de plaques hexagonales accolées ou superposées (fig. 162). Pour séparer l'urée, on peut agir sur une plus grande quantité d'urine; on la

Fie. 162.

Azotate d'urée.

Fig. 163. — Urée.

concentre à consistance sirupeuse, on ajoute vol. égal d'acide azotique concentré ; le mélange se prend presque en masse ; on dessèche sur des papiers buvards, on dissout le sel dans un peu d'eau tiède et on ajoute à la solution un excès de carbonate de baryte. L'azotate de baryte cristallise d'abord ; l'urée, restée dans les eaux-mères, est évaporée à siccité, et reprise par l'alcool qui la laisse cristalliser sous la forme indiquée dans la fig. 163.

L'urée est un alcaloïde susceptible de former des sels, bien que ses solutions soient neutres aux papiers réactifs. Sa formule = G2 H* Az2 O2; sous l'influence des ferments organiques, elle se combine avec 4 éq. d'eau et se transforme en carbonate d'ammoniaque : C2 ET* Az2 O2 -f- 4 KO = 2 (AzH», CO2, HO).

On peut doser grossièrement l'urée par le procédé que nous venons d'indiquer pour sa préparation.

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— Le dosage de l'urée présente de grandes difficultés. Les procédés les plus exacts sont ceux de MM. Liebig et Leconte. Le procédé de Liebig est fondé sur la propriété que possède l'urée de former avec l'azotate de mercure un azotate contenant 1 équivalent d'urée pour 4 équivalents d'oxyde mercurique. Sur cette donnée l'auteur a imaginé un procédé volumétrique, qui, avec quelque habitude, donne de bons résultats.

Le procédé de M. Leconte est fondé sur la décomposition de l'urée par le chlore ou les hypochlorites en azote et acide carbonique. « L'appareil dans lequel s'effectue la réaction est un matras de la capacité de 150 centim. c. muni d'un tube de dégagement dont l'extrémité externe s'engage dans une éprouvette graduée remplie d'eau. — Au lieu d'une solution de chlore on a recours à une solution, d'hypochlorite de soude ; pour la préparer on épuise méthodiquement 100 gr. de chlorure de chaux avec de l'eau, par trituration, dans un mortier de verre ou de porcelaine; on jette le liquide sur une toile serrée, on épuise le résidu par des lavages répétés, et, dans la liqueur limpide, on jette 200 gr. de carbonate de soude cristallisé finement pulvérisé. Quand la dissolution est effectuée, on filtre pour séparer le carbonate de chaux insoluble, on le lave sur le filtre et on porte le volume de la solution à 2 litres.

« Le ballon est à très-peu près rempli avec la solution d'urée et d'hypochlorite de soude ; le tube de dégagement plonge de quelques millimètres à peine dans le liquide. On chauffe, il se dégage de l'azote seulement parce que la liqueur fortement alcaline retient l'acide carbonique. On ne recueille pas les premières portions de gaz ; du tube abducteur, la petite colonne de liquide qui monte dans ce tube chasse devant elle l'air qu'il contenait, et ce n'est qu'au moment où cette colonne va s'échapper par l'orifice du tube que l'on reçoit le gaz sous la cloche graduée. Il faut chauffer doucement d'abord, puis sur la fin élever la température jusqu'à l'ébullition ; on sait que tout le gaz est chassé quand il y a production d'un bruit sec analogue à celui du marteau d'eau. En enfonçant de nouveau l'extrémité interne du tube abducteur dans le liquide, une nouvelle colonne liquide s'engage qui chasse devant elle les dernières portions de gaz. — Le gaz recueilli ne doit pas diminuer de volume quand on l'agite avec une solution de potasse causli{ue, preuve qu'il ne contient pas d'acide carbonique.

« Un décigramme d'urée devrait donner 37 centim. c. d'azote, on n'en obtient jamais que 34. Les matières albuminoïdes (Calvert), la créatine, et diverses matières azotées de l'urine donnent aussi de l'azote quand on les soumet à cette réaction. M. Leconte dit que dans l'urine brute les matières azotées autres que l'urée augmentent la quantité d'azote de 1/20 ,54/1000). — Pour s'en débarrasser en grande partie M. Leconte fait précipiter l'urine (20 centim. c), par le sous-acétate de plomb liquide (3 centim. c), chauffe à l'ébullition, filtre et lave le précipité. A la liqueur, il ajoute du carbonate de soude cristallisé (3 gr.) pour précipiter le plomb en excès, filtre, lave et porte le volume à 50 centim. c.

« On prend habituellement une quantité d'urine correspondant à 1 décigramme d'urée environ. Il faut faire au volume de gaz trouvé toutes les corrections de pression et de température nécessaires, et compter 34 centim. c. d'azote sous pression 76 centim. et température 0° pour un décigr. d'urée.

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Le volume d'azote observé, variable avec la pression et la température, doit être corrigé au moyen de la formule :

Dans laquelle

— le volume cherché ;

= le volume trouvé ;

= la température ;

== la pression supportée par le gaz ;

= la tension de vapeur ; 0,003665 == le coefficient de dilatation des gaz ; 0,760 = la pression normale.

(G. Méhu, Chimie médicale.)

b. Acide urique. — Il n'existe qu'en petite q. dans l'urine normale. Toutefois on peut reconnaître sa présence par le procédé suivant : con-

Fig. 164. — Cristaux d'acide urique. a, cristal d'acide urique vu de face; b, cristal plus petit; c, cristal vu de trois quarts; d, cristal brisé; e, cristal, vu de profil sur la tranche; f, rosace formée par des cristaux dont on ne voit que la tranche; g, les mêmes cristaux traités successivement par la potasse et l'acide acétique, les derniers sont incolores, tandis que les précédents sont d'un beau jaune ambré. (Formulaire pharmaceutique des Hôpitaux militaires. Paris, 1870, p. §23.)

centrer l'urine à la moitié de son vol., ajouter une petite quantité d'acide chlorhydrique et abandonner au repos dans un endroit froid. Après qques

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heures, on trouve le vase lapissé de petits cristaux bruns d'ac. urique impur. On recueille les cristaux, on les dissout dans un peu de potasse tiède, et la solution filtrée est précipitée par qques gouttes d'ac. chlorhydrique. — L'acide urique cristallise sous des formes très-variées (fig. 164 et 165). Il se dissout facilement et avec effervescence dans l'ac. azotique; si l'on évapore à siccité cette dissolution et qu'on humecte le résidu avec de l'ammoniaque, il se produit une belle couleur cramoisie, qui passe au violet par la potasse caustique. Cette réaction est caractéristique.

Pour doser l'acide urique, on peut employer le même procédé, en remplaçant l'acide chlorhydrique par l'acide acétique cristallisable ou l'acide phosphorique très-concentré, quand l'urine est albumineuse, afin que le

Fig. — 165. Formes diverses d'acide urique.

poids de l'albumine ne s'ajoute pas à celui de l'acide urique précipité. — Le dépôt desséché et pesé exprime assez exactement le poids de l'acide, sans qu'il soit nécessaire de le purifier par dissolution dans la potasse et précipitation. (G. Méhu.)

c. Acide hippurique. — Il existe dans l'urine normale, mais en beaucoup plus grande quantité dans l'urine des malades auxquels on fait prendre de l'acide benzoïque, et dans l'urine des herbivores. Pour l'obtenir, on filtre l'urine récente , on la concentre au quart de son vol. et on l'ad-

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ditionne de vol. égal d'acide chlorhydrique. Par refroidissement, il se produit de longues aiguilles prismatiques, qu'on lave à l'eau froide et qu'on dissout dans un peu d'eau bouillante; elles se déposent de nouveau à mesure que la liqueur se refroidit. Au microscope, il présente la forme de plaques allongées à 6 côtés (fig. 166).

Fig. 166. — Cristaux d'acide hippurique.

d. Mat. colorantes et extractives. — Quand on fait bouillir de l'urine avec 1/4 de son vol. d'acide chlorhydrique, il se produit une coloration pourpre, due à la transformation d'une mat. colorente rose, riche en carbone, et désignée sous le nom de purpurine. C'est celte mat. qui colore en rose les dépôts d'urales alcalins. — On trouve encore dans l'urine des mat. organiques provenant de l'oxydation des muscles et rejetées comme produits d'excrétion.

e. Les sels minéraux de l'urine : chlorures, sulfates, phosphates, sont reconnus par les réactifs ordinaires.

Urine pathologique. — Indépendamment des modifications que peuvent éprouver les sédiments, l'urine peut contenir en dissolution :

a. Albumine. — Caractères physiques et poids spécifique variables.

1° Si l'on porte à l'ébullition une urine albumineuse, il se produit un trouble qui peut n'être qu'un léger nuage, ou former un coagulum assez volumineux pour rendre l'urine presque solide. — Il faut se préoccuper de l'état de l'urine, qui, si elle est très-alcaline, devra être d'abord très-légèrement acidifiée par l'ac. acétique ; si l'urine est naturellement trouble et opaque, il faut la filtrer avant l'essai ; si l'urine a été additionnée d'une très-petite q. d'ac. azotique, avant d'être soumise à l'action de la chaleur, l'albumine peut rester en solution ; enfin, le précipité produit peut être formé de phosphates, qui se dissolvent par l'addition d'un peu d'ac. azotique étendu tandis que l'albumine persiste.

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2° L'acide azotique précipite l'albumine que contient l'urine ; il est important d'ajouter le réactif goutte à goutte, parce que trop peu ne donne aucun résultat, et qu'une trop grande quantité redissout le précipité. Quand l'urine est opaque on l'additionne d'un peu de potasse, on agite et Ton filtre ; on essaie ensuite l'action de l'ac. azotique. — 11 faut noter ici que l'ac. azotique produit un précipité dans l'urine des malades qui prennent du copahu, du cubèbe et autres médicaments résineux ; mais le précipité, au lieu de gagner le fond du tube, reste pendant plusieurs jours en suspension dans le liquide.

3° Le ferrocyanure de potassium précipite en blanc l'urine albumineuse, acidulée par l'ac. acétique (W. Odling).

— L'albumine peut être doiée en poids par le procédé de M. G. Méhu. Ce procédé est basé sur la propriété que possède l'acide phénique de précipiter l'albumine sans se combiner avec elle. — Voici comment on opère : on prépare d'abord le réactif phénique de la manière suivante :

Pr. : Acide phénique cristallisé. . . • 1

Acide acétique du commeree 1

L'urine à examiner est rendue légèrement acide par l'addition de qques gouttes d'acide acétique, puis filtrée. On en pèse 100 gr. auxquels on ajoute 2 centim. c. d'acide azotique, on agite et l'on verse ensuite, à l'aide d'une pipette, 10 centim. c. de solution phénique. On agite vivement pour diviser le précipité qui est ensuite recueilli sur un filtre Berzélius et lavé à l'eau phéniquée bouillante au 1/100. Le filtre est étalé et séché à l'étuve à 100 et même 105°, puis enfermé entre deux verres de montre, et refroidi sur l'acide sulfurique. L'appareil est enfin pesé, et en retranchant du poids total celui des verres, de la pince qui les unit et du filtre vide et sec, on a le poids de l'albumine. — Ce procédé donne des résultats très-exacts, et n'offre pas de difficultés sérieuses d'exécution.

b. Sucre. — L'urine diabétique est généralement pâle, d'un poids spécifique élevé, et mousse par l'agitation.

1° Additionnée d'un vol. égal au sien de sol. de potasse caustique et portée à l'ébullition, elle prend une couleur brun-marron, presque noir. — Il est important que la potasse ne contienne pas de plomb, ce métal pouvant réagir sur le soufre des mat. albumineuses que contient l'urine et donner lieu à une réaction trompeuse.

2° On reconnaît la présence du sucre, et même on le dose exactement au moyen des liqueurs de Barreswill ou de Pehling (Voir Sucre).

3° Si l'on humecte des morceaux d'étoffe de laine (ne contenant ni fil ni coton) avec une solution de bichlorure d'étain et qu'on les dessèche, ces tissus étant ensuite humectés d'urine diabétique et chauffés à environ 160% se colorent en brun foncé. Cette réaclion est très-caractéristique.

4° L'urine diabétique, additionnée de levure et maintenue à une température variant entre 20 et 40°, donne promptement un dégagement d'acide carbonique facile à reconnaître.

5° Quand on abandonne cette urine à elle-même, elle devient promptement acide par transformation du glucose en acide lactique.

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c. Bile. — L'urine bilieuse est brune-jaunâtre, d'un goût amer persistant ; elle mousse par l'agitation. — Une urine bilieuse, étendue en couche mince sur une assiette blanche, dans laquelle on laisse tomber qques gouttes d'ac. azotique concentré , développe au point de contact des zones colorées en vert, rose, violet et jaune, très-remarquables. On peut faire encore l'expérience, en versant dans une éprouvette sur de l'acide sulfurique concentré, une mélange d'urine et d'ac. azotique étendu : le phénomène se produit à la jonction des liquides (W. Odling).

d. Quelquelquefois l'urine contient des globules graisseux, que le microscope fait reconnaître dans les sédiments; quelquefois l'urine est opaque, se gélatinise par le refroidissement et contient, avec de l'albumine, une grande quantité de matière granuleuse très-divisée : c'est ce qu'on appelle urine chyleuxe. Enfin, pendant la grossesse , l'urine des femmes prend souvent des caractères particuliers : après deux ou trois jours, il s'en sépare une écume comme graisseuse, qui finit par retomber au fond du vase ; cette écume contient de la graisse, du phosphate ammoniacomagnésien, une matière granuleuse dense à caractère albumineux ; une telle urine abandonnée à elle-même, dégage à la longue une forte odeur de fromage putréfié.

Sédiments. — Les corps qui les constituent sont : Y acide urique, les urates de chaux, de magnésie, de potasse, de soude ou d'ammoniaque, Yoxalate de chaux, le phosphate de chaux, le phosphate ammoniacomagnésien, la cystine, diverses matières organisées, mucus, sang, pus, spermatozoïdes, etc.

a. Acide urique. — Tout dépôt, visiblement cristallin, rouge ou jaune, est de l'acide urique. Nous avons décrit plus haut ses caractères distinctifs. L'urine est généralement foncée, à réaction acide. Il se distingue des urates par son peu de solubilité dans l'eau et par le défaut de résidu, quand on l'incinère. — L'urate d'ammoniaque, qui disparaît de même en entier, dégage de l'ammoniaque par la potasse caustique.

b. Urates. — Tout dépôt qui se redissout par la chaleur est un urate. Urine ordinairement acide; par l'acide azotique et l'ammoniaque, ils donnent de la murexide, comme l'acide urique. Au microscope, ils sont souvent amorphes, qquefois sous forme de petits globules hérissés de pointes, sur-

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