‹ Aide-mémoire de pharmacieChapitre 351 sur 376 · Urate de soude · texte numérisé non relu

Urate de soude

tout l'urate de soude (fig. 167). L'urate d'ammoniaque se présente d'abord sous la forme d'un précipité amorphe, mais à mesure qu'il se dessèche, il tend à prendre une forme cristalline très-distincte, comme Ton! reconnu

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MM. Robin et Verdeil ; les cristaux en longues aiguilles paraissent émerger d'un centre commun, comme des rayons, ou bien se groupent en éventail, ainsi que le montre la figure 168.

Fig. 168. — Urate acide d'ammoniaque.

c. Oxalate de chaux. — Se rencontre dans les urines neutres, acides ou alcalines; il forme rarement des précipités distincts; il est ordinairement accompagné d'urates. Sa forme cristalline toute spéciale le fait aisément reconnaître au microscope : cristaux oetnédriques bien nets, marqués d'une croix formée par deux diagonales, simulant une enveloppe de lettre. La fig. 169 représente des cristaux d'oxaîate de chaux.

Fig. 169. — Oxalate de chaux.

Fig. 170. — Cristaux en sablier d'oxaîate (d'oxalurate? W. Odling) de chaux.

L'oxalate de chaux , chauffé sur une lame de platine, se transforme en carbonate sans se charbonner. La figure 170 représente une autre forme assez commune de l'oxalate de chaux que W. Odling attribue à Yoxalurate,

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d. Phosphate de chaux. — Les dépôts amorphes qui disparaissent par l'addition d'acide chlorhydrique sont ordinairement constitués par des phosphates terreux. Au microscope, le phosphate de chaux ressemble à l'urate d'ammoniaque, mais leurs réactions différentes permettent de les distinguer.

e. Phosphate ammoniaco -magné sien. — Se précipite de l'urine, toutes les fois qu'elle acquiert une réaction alcaline, par l'effet de sa décomposi-

Fig. 171.

Phosphate ammoniaco-magnésien.

don. Il est très-facile à reconnaître au microscope (fig. 171). Ce sont des cristaux prismatiques très-nets, affectant diverses formes.

f. Cystine. — Elle se rencontre rarement dans les sédiments : au microscope, elle paraît sous forme de plaques vaguement hexagonales; séparée de l'urine, elle se montre insol. dans l'ac. acétique, sol. dans l'ac. chlorhydrique et très-sol. dans l'ammoniaque : cette dernière solution la laisse cristalliser sous forme de plaques hexagonales nettes, superposées (fig. 172). La cystine contenant 26/100 de soufre , l'urine cystique additionnée d'acétate de plomb et de potasse, portée à l'ébullition, prend un? couleur noire.

g. Matières organisées. — Les globules de mucus se reconnaissent à leur forme arrondie; ils ressemblent aux globules de pus, mais peuvent

Fig. 172. — Cristaux de] cystine.

Fie; 173. — Globules de mucus et de pus. a, globules de mucus; 6, les mêmes traités par l'acide acétique faible; c, globules de pus; d, les mêmes, traites par l'acide acétique. (Formulaire pharmaceutique des hôpitaux militaires, p. 521.]

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exister dans l'urine en quantité considérable, sans que celle-ci soit albumineuse. Les globules de pus (fig. 173), grossis par l'action de l'acide acétique, sont arrondis et paraissent contenir une matière granuleuse. Les dépôts qui les contiennent se prennent en gelée par l'action de la potasse caustique ou de l'ammoniaque ; ils cèdent à l'éther une certaine quantité de matière grasse; l'urine qui les laisse déposer est nécessairement albumineuse. — Les spermatozoïdes se reconnaissent au microscope (voir Sperme); il en est de même des globules de sang (voir Sang). Enfin, on trouve,

Fig. 174. — Cellules épithéliales : a et b, cellules plus ou moins développées; c, les mêmes vues de proûl. {Formulaire pharmaceutique des hôpitaux militaires. Paris, 1870, p. 518.)

dans les sédiments des urines provenant des malades atteints d'affections des reins, des débris de la substance même de ces glandes, des cellules épithéliales (fig. 174), des tubes urinifères, etc.

Les sédiments sont généralement complexes et laissent voir, au microscope, des cristaux ou des dépôts amorphes des divers éléments qui les composent (fig. 175).

Calculs. — Ils sont ordinairement formés de couches concentriques. Les couches sont rarement uniformes et même rarement composées d'une seule substance : dans chaque couche, en effet, on rencontre de l'acide urique, des

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urates, des phosphates, des matières organiques et colorantes, et des traces de tous les sels qui se rencontrent dans l'urine. L'examen chimique d'un cal-

Fig. 175. — Sédiments, a, urates; b, oxalate de chaux; c, phosphate ammoniacomagnésien; d, ferment de l'urine diabétique. (Formulaire pharmaceutique des hôpitaux militaires. Paris, 1870, p. 525.)

cul doit donc avoir pour objet de déterminer le ou les composés dominants. L'examen physique a fait reconnaître que : 1° les calculs uriques ont géné-

Fig. 176. — Calcul d'acide urique à noyau Fig. 177. — Calcul de phosphate de d'oxalate de chaux. chaux à noyau d'acide urique.

ralement une couleur fauve, une structure laminée, une surface uniforme (fig. 176); 2° les calculs phosphatés ont la surface uniforme, pâle, blanche

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et même crayeuse; qquefois compactes, d'autres fois légers et friables (fig. 177) ; 3° les calculs d'oxalate de chaux ont une structure compacte, dure, une couleur foncée, une surface irrégulière [calculs muraux, fig. 178 et 179):

Fig. 178 et 179. — Calculs muraux (oxalate de chaux).

4° les calculs de cystine sont rares, fauves étant récents, verdâfres quand ils sont anciens; surface grossièrement cristalline.

Voici, d'après Gerhardt et Chancel, la marche à suivre pour déterminer la nature chimique d'un calcul ou de ses diverses couches.

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