XII PRÉFACE
médication externe s'inspirent de ces données précises pour mettre en œuvre l'agent thérapeutique.
Nous avons adopté la forme de dictionnaire afin de faciliter les recherches et d'éviter autant que possible au lecteur la nécessité de feuilleter une table volumineuse. Des caractères distincts sont employés pour la chimie, la toxicologie et les falsifications et mélanges ; chaque article est précédé d'un titre apparent qui en indique la nature ; les formules sont composées dans un type typographique plus fin avec des titres qui se lisent aisément ; de nombreuses figures éclairent les indications du texte. Nous espérons que l'ensemble de l'exécution matérielle sera généralement apprécié.
Ce livre a nécessité de nombreux emprunts aux ouvrages récents les plus estimés traitant des matières et des sciences qui nous sont familières; citons en particulier les livres de MM. Beale , Bouchardat, J. Bouis , Briand et Chaude, D. Gauvet, Chevallier, Deschamps, Dorvault, Gerhardt et Chancel, Gubler, Guibourt et Planchon, Jeannel , Jourdan, C. Méhu, Moquin-Tandon, W. Odling, Pelouze et Frémy, Poggiale, Réveil, Soubeiran et Régnauld, Trousseau et Pidoux; le Codex, le Formulaire des hôpitaux militaires, et un grand nombre de publications périodiques.
Nous croyons avoir fait un travail utile , non-seulement aux maîtres, mais plus encore aux élèves, qui y trouveront résumées presque toutes les matières des cours de nos écoles ; les médecins même le consulteront souvent avec intérêt.
L'accueil qui lui sera fait nous dira si notre confiance est illusoire ou justifiée.
E. Ferrand.
22 juin 1872.
DE FSàWfAGIE
Rapport des anciens poids médicinaux usités en France avec le gramme.
Poids actuels ou décimaux. Poids anciens.
2 livres lOOOf»» ....... 979sr 01
1 livre ou 16 onces 500 »» 489 51
1/2 livre ou 8 onces 250 »» 244 75
1/4 livre ou 4 onces . 125 .... 122 38
1 once 31 25 ....... 30 59
1/2 once ou 4 gros 15 62 15 30
2 gros 7 81 7 65
1 gros ou 72 grains 3 90 3 82
2 scrupules ou 48 grains 2 60 2 55
1/2 gros ou 36 grains 1 95 1 91
1 scrupule ou 24 grains 1 30 ....... 1 27
1 grain .... 0 054 0 053
Poids approximatif de diverses mesures arbitraires.
1 cuillerée à café d'eau pèse environ. . „ 5sr.
1 cuillerée à soupe représente 4 cuillerées à café et pèse environ .... 20
1 verre d'eau représente 8 cuillerées et pèse environ 160
1 poignée de feuilles sèches pèse environ. 30 à 40
1 pincée de fleurs sèches pèse environ 1 à 2
Gouttes. — Le poids des gouttes d'un même liquide varie singulièrement avec le diamètre extérieur du tube par lequel il s'échappe. Le diamètre intérieur influe beaucoup plus sur la rapidité de l'écoulement que sur le volume des gouttes. Il est donc nécessaire, pour qu'un même nombre de gouttes représente un même poids, de se servir d'un compte-gouttes invariable établi d'après certaines règles. On a pris, comme type, celui qui donne aux gouttes d'eau distillée un volume tel que 20 gouttes pèsent très-sensiblement
Ferrand, Aide-mémoire. 1
1 gr. ; chacune d'elles pèse donc 5 centigr. M. Salleron construit un comptegouttes (fig. 1) qui remplit ces conditions.
20 gouttes des liquides suivants,
Acide chlorhydrique à 1,17 . . .
— nitrique à 1,42
— sulfurique à 1,84
Alcool à 90». . . . . . . . . .
— absolu
— sulfurique (Eau de Rabel).
Alcoolat de mélisse
Alcoolature d'aconit
Ammoniaque à 0,92
Chloroforme
obtenues avec le compte-gouttes fype, pèse
0,950 Etber sulfurique pur 0,
0,861 Huile de croton 0,
0,700 Huile volatile de menthe p. . . 0,
0,335 — de térébenthine. . 0,
0,311 Laudanum de Rousseau .... 0,
0,360 — de Sydenham. ... 0.
0,350 Liqueur d'Hoffmann 0
0,397 Teintures alcooliques , — en
0,909 moyenne . . . 0
0,370 Teinture éthérée de digitale. . . 0
Arêomëtres-Densimètres. — Les aréomètres les plus répandus sont ceux de Baume et de Cartier ; le premier pour les liquides plus lourds que l'eau, le second pour les liquides d'une densité plus faible. — La graduation de Baume est ainsi établie : on prend un aréomètre tel que dans l'eau distillée à -j- 12°, 5, le niveau liquide arrive à l'extrémité supérieure de la tige ; et
Fig. 1. — Compte-gouttes de Salleron.
— Aréomètre.
à ce point on marque 0 . On porte l'instrument dans une dissolution de sel marin pur, faite avec 15 p. de sel et 85 d'eau distillée, et ayant aussi une temp. de -J- 12°,5. On marque 15 au point d'affleurement; on divise l'espace en 15 parties égales et on poursuit la graduation jusqu'au bas de la tige (fig. 2). — Selon l'usage auquel on destine l'instrument (Pèse-sirop, Pèse-sels,
Pèse-acides), on le construit de façon que la tige ne comprenne qu'une partie plus ou moins étendue de l'échelle. — En face des degrés de Baume on inscrit maintenant la» densité correspondante, en prenant pour point de départ le nombre 1000, correspondant au 0, et exprimant le poids d'un litre d'eau pure ; de sorte que le chiffre placé en face du degré trouvé exprime le poids d'un litre du liquide soumis à l'expérience.
Nous donnons ici le tableau des densités correspondant aux différents degrés usuels de l'aréomètre de Baume.
Rapport des degrés du pèse-aeide avec la densité des liquides. (Cod.)
DEGRÉS
DEGRÉS
DEGRÉS
DEGRÉS
DE
DENSITÉ
DE
DENSITÉ
PE
I DENSITÉ
DE
DENSITÉ
BAUME
BAUME
BAUME
BAUME
iO
Pour les liquides moins denses que l'eau, le second instrument de Baume, imité par Cartier, est gradué de la manière suivante : on choisit un aréomètre qui ait son point d'affleurement au bas de la tige dans une solution de 10 p. de sel dans 90 p. d'eau distillée, à la temp. de + 12°,o ; c'est le zéro de l'instrument. Le point d'affleurement dans l'eau à la même temp. est le degré 10. On divise l'intervalle en dix parties égales et l'on continue la graduation. La seule différence que présente l'aréomètre de Cartier, c'est que son 30e degré correspond au 32e de Baume, et que, par conséquent, l'intervalle entre le degré 10 et le degré 32 est, dans ce dernier instrument, divisé seulement en 20 parties égales. — L'aréomètre de Cartier était à peu près seul en usage, pour les liquides alcooliques, avant que Gay-Lussac eût construit l'aréomètre centésimal aujourd'hui adopté partout. Cet instrument est gradué directement en établissant les points d'affleurement exacts dans des mélanges, de composition connue, d'alcool et d'eau. Le zéro correspond à l'eau pure, le 100 à l'alcool pur. Les chiffres 10°, 20°, 30°, 40°, etc., sont établis par
l'affleurement dans des mélanges contenant 10/100, 20/100, 30/100, etc , d'alcool ; toutes les observations sont faites à + 15°. On 'divise ensuite en 10 p. égales l'intervalle entre 10° et 20°, entre 20" et 30°, etc. Les divisions ne sont pas tontes égales, ptr suite de la contraction variable qu'éprouvent les différents mélanges d'alcool et d'eau.
D'après ces principes, on voit que l'alcoomètre de Gay-Lussac indique immédiatement la richesse en centièmes, et en volume, d'un alcool étendu quelconque, pour la temp. de -}- 15°. Par exemple, le degré 50 trouvé dans un essai indique que l'échantillon contient 50/100, soit par litre 500 ce. d'alcool absolu. Quand la température est inférieure ou supérieure à -\- 15°, il faut avoir recours, pour obtenir des indications exactes, aux tables construites par Gay-Lussac et que nous avons en partie reproduites à l'article Alcool.
Solubilité d'un certain nombre de substances employées en pharmacie- (Codex.)