PREFACE XI
Quand il y a réelle utilité à le faire, les substances m- ' compatibles sont indiquées.
Enfin un paragraphe spécial est consacré aux moyens de reconnaître les mélanges et falsifications dont tant de médicaments sont l'objet : nous nous sommes préoccupé également de dévoiler les fraudes et de dénoncer les mélanges accidentels.
Toutes les formules du Codex medicamentarius (1) ont pris place à la suite des substances auxquelles elles se rapportent. Un certain nombre d'autres, adoptées par l'usage, ou recommandées par le nom de leurs auteurs, ont été empruntées au Codex de 1837, et à quelques formulaires estimés.
L'histoire générale de chaque substance est ainsi complétée par l'énumération des formes auxquelles elle se prête, et par les formules des médicaments composés dont elle est une des bases principales. Bien que ce mode de classement soit entaché d'arbitraire, puisque beaucoup de préparations auraient pu être rangées sous un titre différent de celui qui a été préféré, nous croyons qu'il offre certains avantages. En premier lieu, dans le plus grand nombre des cas, il est d'une logique absolue, alors que la substance type est bien l'élément unique ou incontestablement le plus actif de la préparation, ou quand le nom même du médicament composé rappelle ce point de départ (Alcoolat de mélisse composé, Pilules de coloquinte composées). Ensuite il offre la démonstration immédiate des applications pratiques tirées de l'observation et des principes établis par les essais physiologiques. Pour le même corps, les doses varient selon les effets qu'on veut obtenir : la méthode sous-cutanée, l'administration interne, la
(1) Codex medicamentarius, Pharmacopée française, Paris, 1866.