TISSUS LIQUIDES
ment en une masse rouge, gélatineuse, le caillot, qui se rétracte lentement et laisse passer un liquide jaune, qui n’est autre que le sérum. Le caillot est formé par la fibrine coagulée qui a retenu les globules. Le tableau suivant explique la composition du sang:
Sang liquide
Globules Plasma .
( Blancs, i Rouges.
| Fibrine.
( Sérum.
Les gaz dont on reconnait la présence dans le sang sont l’anhydride carbonique, l’oxygène et l’azote. Celui-ci est simplement dissous dans le plasma ; l’anhydride carbonique y est en partie dissous, en partie combiné ; quanta l’oxygène, il est fixé en totalité par l’hémoglobine.
Lymphe. — Tissu liquide formé de cellules incolores, tenues en suspension dans un plasma jaunâtre. Sa réaction est alcaline.
Elle ne constitue un tissu spécial que chez les Vertébrés. On la rencontre soit dans des lacunes interorganiques, soit dans des cavités closes, cavités séreuses , ou bien dans des vaisseaux lymphatiques. Ceux-ci présentent sur leur trajet de petits corps arrondis, ganglions lymphatiques, dans lesquels on admet que les cellules lymphatiques peuvent se former. Les cellules lymphatiques sont identiques aux globules du sang.
Le^ plasma lymphatique est plus aqueux que le plasma sanguin, il contient aussi moins d’albumine, de sels minéraux et de fibrine; la lymphe se coagule plus lentement que le sang, le caillot qu’elle forme est constitué par un réseau de fibrine englobant les cellules lymphatiques.
^ Chyle. — Lymphe mélangée aux produits absorbés de la digestion; amène au sang des graisses
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dont les granulations lui donnent l’aspect laiteux.
Hémolymphe. — Tissu liquide dans lequel baignent les organes des Invertébrés.
Dépourvu des globules rouges caractéristiques du sang proprement dit; contient des globules blancs suspendus dans un plasma coloré ou non.
Chez les Invertébrés inférieurs, l’hémolymphe est contenue dans des lacunes intêrorganiques communiquant entre elles directement. Chez les Invertébrés supérieurs, les lacunes communiquent par un système de canaux dont la structure diffère de la structure des vaisseaux sanguins des Vertébrés. Le cœur n’a pas non plus d’analogie de structure avec le cœur des Vertébrés.
Tissus épithéliaux. — Les tissus épithéliaux, ou épithéliums , sont constitués par des cellules soudées les unes aux autres par une substance intercellulaire qui souvent fait défaut.
Toujours dépourvus de vaisseaux, pauvres en fibres nerveuses, leur nutrition s’effectue par les vaisseaux sous-jacents.
Épithéliums de revêtement. — Permettent ou entravent les échanges entre les organes et le milieu ambiant; recouvrent les surfaces organiques.
La peau qui forme la surface du corps se compose d’un épithélium de revêtement, Y épiderme, uni à une couche de tissu conjonctif sous-jacent, le derme . Les cavités en communication avec l’extérieur, cavités muqueuses , sont tapissées d’un épithélium de revêtement joint à une couche sous-jacente de tissu conjonctif, qu’on nomme chorion ou derme muqueux; le tout forme une membrane muqueuse . Les membranes séreuses qui tapissent les cavités closes de l’organisme ( cavités séreuses) sont constituées par un épithélium de revêtement joint à une couche sous-jacente de tissu conjonctif.
TISSUS ÉPITHÉLIAUX.
Les cellules épithéliales contiennent, le plus fréquemment, un protoplasma granuleux avec noyaux, et recouvert d’une membrane ; minces sur les surfaces de contact avec les cellules voisines, épaisses sur la face profonde ou basale et sur la face superficielle ou plateau. La soudure des plateaux donne naissance à une formation continue, la cuticule.
Les cellules des épithéliums de revêtement sont : 1° lamelleuses et plates ( cellules endothéliales) ;; 2° aplaties et portant à leur surface des lignes d’empreinte des cellules voisines (cellules pavimenteuses) ; 3° cylindriques ( cellules cylindriques). Toutes peuvent porter sur le plateau des filaments protoplasmiques mobiles, cils vibratiles, que l’on n’observe jamais chez les Articulés.
Un épithélium simple est formé d’une seule couche de cellules ; s’il est composé de plusieurs couches, on le dit stratifié.
Un épithélium de revêtement peut être rangé dans une des variétés qui suivent :
((«! / Cellules plates et la-
\ melleuses
£ j Cellules cylindri-
^ [ ques
Cellules aplaties avec lignes d’empreinte. Molles ou
£ ) cornées
m I Cellules à cils \i- \ bratiles
Endothélium . . .
E. cylindrique. .
E.pavimenteux.
E. vibratile.. . .
Poumon, séreuses* Intestin.
Muqueuses.
Trachée.
Les épithéliums de revêtement tapissent les cavités suivantes :
1° Cavités séreuses. — Une cavité séreuse est un sac sans ouverture replié sur lui-même à la façon d’un doigt de gant. La paroi du corps est tapissée par un des feuillets de ce double sac (feuillet pariétal), tandis IL Girard. — Zoologie. 2
LES TISSUS
que l’autre ( feuillet viscéral) recouvre les organes enfermés. Les feuillets sont continus et le pli double qui les unit est le méso.
La cavité séreuse est tapissée par un endothélium qu'un liquide (sérosité), qui diffère du sérum en ce qu’il n’est pas coagulable par la chaleur, lubrifie.
Parfois les séreuses communiquent avec les lymphatiques voisins; elles ne s’ouvrent pas à l’extérieur. On les divise en : 1° séreuses 'proprement dites , tapissant les grandes cavités du corps ; 2° synoviales , manchons allant d’un os à un autre et revêtant une articulation ; 3° fausses séreuses , se développant accidentellement en des points où se font des frottements entre parties dures et molles.
2° Cavités muqueuses . — Communiquent avec l’extérieur parles orifices naturels du corps. Les membranes sont doublées d’une tunique musculaire ; leur surface libre est lisse ou surmontée de saillies microscopiques, papilles ou villosités , contenant un réseau sanguin, central, dans les premières; périphérique, dans les autres. Elles renferment aussi des nerfs, et des amas cellulaires groupés ou disséminés et dits organes adénoïdes. Un liquide épais, qu’on nomme mucus , lubrifie les épithéliums des muqueuses. On reconnaît deux groupes de muqueuses, 1° celles des voies digestives et aériennes; 2° celles des voies génito-urinaires.
Épithéliums glandulaires. — Ils sont le résultat d’une invagination d’épithélium de revêtement dont ils gardent la structure sur une certaine longueur, surtout au voisinage des orifices ( conduits vecteurs). Au fond de la cavité, le tissu donne en se modifiant des organes spéciaux, les glandes , sécrétrices ou excrétrices, éliminant des produits souvent liquides.
Les glandes sont richement vascularisées; dans