APPAREIL DIGESTIF ET ANNEXES
bouche, puis se séparent de nouveau; un orifice antérieur, la glotte , donne accès dans la trachée : tandis que l’orifice de l’œsophage est postérieur.
La langue est molle ou cornée, quelquefois protractile. Elle est fixée, en arrière, à un système cartilagino-osseux, l’appareil ou système hyoïdien.
Chez les Vertébrés à branchies, le pharynx et l’œsophage sont confondus; chez les autres, ils se séparent comme il vient d’être dit, et chez les Oiseaux l’œsophage offre une dilatation, 1 q jabot, dans laquelle sont emmagasinés les aliments.
L’estomac est de forme et de capacité très variables (fig. 54 à 56). L’orifice de l’œsophage, oe , est le cardia , l’orifice de l’intestin, le pylore, p. 11 peut être rectiligne et longitudinal (fig. 54), mais sà forme typique est celle d’une cornemuse (fig. 55) dont la grande courbure est dans la région cardiale, sc, ou dans la région pylorique, sp . L’estomac des Poissons et des Batraciens est fusiforme et longitudinal ; chez les Oiseaux et les Reptiles, il est sacciforme et transversal (fig. 56).
Dans l’intestin, on peut distinguer une portion grêle, contournée; dont la surface intérieure est augmentée par une valvule spirale ou des replis transversaux, les valvules conniventes ; souvent sa muqueuse porte des prolongements filamenteux, les villosités.
Cette première portion de l’intestin est séparée delà suivante par un épaississement de la paroi, \o. valvule iléocæcale ; au début du gros intestin, on observe un diverticule, cæcum , qui se termine en cul-de-sac ; enfin le rectum , portion terminale de l’appareil digestif, reçoit souvent les conduits urinaires et génitaux [cloaque).
Les glandes annexes du tube digestif sont :
Les glandes salivaires (parotides, sub-maxillaires
et sub-linguales), transformées parfois en organe sécrétant du venin.
Les glandes muqueuses , répandues dans toute la longueur du tube digestif; les glandes gastriques , limitées à l’estomac; les glandes de Lieberkiihn, limitées à l’intestin.
Le foie est une grosse glande communiquant
Fig. 54 à 56. — Diverses formes d’estomac de Vertébrés.
avec l’intestin par le canal cholédoque , auquel est annexée une poche [vésicule biliaire ), où s’accumule le produit de sécrétion [bile).
Le pancréas joue un rôle physiologique important dans la digestion intestinale ; il déverse, par le canal de Wirsung , ses produits dans l’intestin.
Le corps thyroïde est une glande placée sous la trachée, et qui, dans l’embryon, communique avec la bouche.
Le thymus est un organe glandulaire situé au-
dessous du corps thyroïde et comme lui sans relation directe apparente avec le tube digestif.
Les dents sont des organes calcaires, en rapport avec les os de la cavité buccales ( maxillaires ). Ces os présentent de petites cavités, les alvéoles, dans lesquelles s'enfoncent les dents. Une dent présente : 1° une partie superficielle, la couronne ; 2° une partie profonde, la meme, creusée d'une cavité contenant une substance nutritive, la pulpe dentaire. La couronne est revêtue d'une couche d’émail.
/ Dents.
i Bouche ’ Langue.
Glandes salivaires.
Glandes muqueuses.
Glandes gastriques.
Glandes muqueuses.
Glandes de Lieberkühn.
Vésicule biliaire.
Canal cholédoque.
iiiuc . Canal de Wirsung.
1 tif j Corps thyroïde.
V Thymus.
Appareil circulatoire. — L’appareil sanguin comprend : 1° un organe musculeux, le cœur , CR (fig. 57) creux et muni de replis, les valvules du cœur , ss , qui dirigent le cours du sang ; 2° des vaisseaux centrifuges, les artères , a , et des vaisseaux centripètes, les veines , v. Le cœur, entouré d’une membrane sacciforme, le péricarde , est situé en avant ou au-dessous de l’œsophage.
Chez les Vertébrés à respiration branchiale (Poissons, quelques Batraciens, et des larves de Batraciens), le cœur ne comprend que deux cavités, l’une antérieure est le ventricule, l’autre postérieure est l’oreillette ( o fig. 57).
Tubedigestif*
des
Vertébrés.
i Cavités pre- ] m
. ; < Pharvnx.
; stomacales.. ) ,
j Œsophage.. ..
[ \ Jabot.
1 Estomac
^ Intestin grêle.
Intestin \ Gros intestin..
Rectum.
Annexes
/ Foie du ^
Pancréas. .
Chez tous les autres, il se compose de deux oreillettes : l’une dans laquelle débouche le tronc commun des vaisseaux centripètes, dans l’autre est versé du sang qui a subi l’hématose. Au-dessous des oreillettes, ou en arrière, existe alors un ventricule qui est simple chez les Vertébrés aériens inférieurs*
Fig. 57. — Schéma de l’appareil circulatoire d’un vertébré.
double chez les autres. En ce cas, l’une des moitiés du cœur est remplie de sang oxycarboné, l’autre de sang hématosé (fîg. 57).
Les vaisseaux sanguins se divisent en artères, veines et capillaires, CP.
Les Poissons n’ont qu’un système d’artères, qui part du ventricule, et un système de veines, qui amène des organes le liquide sanguin dans l’oreillette unique.
Les autres Vertébrés ont un premier système artériel allant aux organes respiratoires et un deuxième allant aux diverses parties du corps.
De même pour le système veineux : l’un amène du sang qui a subi l’hématose, l’autre ramène le liquide des organes.
On peut encore dire qu’il y a une petite circulation qui, partant du cœur, y revient après avoir traversé le poumon (circulation pulmonaire); et une grande circulation , qui partant du cœur y revient après avoir traversé tous les organes, sauf ceux de la respiration .
Le tissu conjonctif forme partout une gaine aux vaisseaux; des nerfs spéciaux leur sont affectés et quelquefois pour les plus importants, des vaisseaux spéciaux. On observe, dans les veines, des valvules qui empêchent le retour du sang, ce qu’on n’observe pas dans les artères.
Les vaisseaux qui vont à l’organe respiratoire sont l’artère branchiale chez les Vertébrés à branchies, et l’artère pulmonaire pour les Vertébrés à poumons. L 'aorte se distribue aux autres organes. Elle donne pour la tête les carotides , pour les membres postérieurs les iliaques externes et pour les membres antérieurs les sous-clavières .
Chez les Poissons, les veines cardinales antérieures et les veines cardinales postérieures ramènent le sang des parties antérieures et postérieures du corps. Elles débouchent dans des canaux transversaux, canaux de Cuvier, qui arrivent dans l’oreillette.
Les cardinales antérieures (venant de la tête) sont nommées particulièrement veines jugulaires .
Chez les Mammifères, le sang de la tête et des membres antérieurs se rassemble dans la veme cave supérieure , il n’y a pas de cardinales postérieures, mais un gros tronc ( veine cave inférieure), qui ramène le sang de membres postérieurs.
Les vaisseaux capillaires forment un réseau microscopique que l’on rencontre dans l’organe respiratoire, et dans les autres organes; ils forment le passage des veines aux artères.
Parfois entre deux réseaux capillaires se rencontre un gros tronc, et l’ensemble est un système porte. Un seul système porte est constant, c’est le système hépatique. Il se compose de capillaires ramifiés sur
Fig. 58. — Centres lymphatiques d’un Batracien. — a , c, d , e, muscles»
— 6, ligament. — oc, orifice cloacal. — cl, [cœurs lymphatiques.
l’intestin, d’un gros canal et d’un système capillaire ramifié sur le foie. Chez les Poissons et Batraciens, un second système porte semblable se trouve dans le rein.
Le système lymphatique des Vertébrés inférieurs comprend des sinus entourant les vaisseaux sanguins, des lacunes sous-cutanées et des réservoirs contractiles, les cœurs (fig. 58).
Chez tous les autres, se rencontrent des vaisseaux
lymphatiques, qui naissent dans la profondeur des organes et aboutissent à deux troncs qui s’ouvrent non J.oin du cœur dans le système centripète. Chez les Mammifères, surtout, ils traversent sur leur tra- je Ldes renflements glandulaires, les ganglions lymphatiques. Lè système est encore en rapport avec un organe particulier, la rate , dont le rôle, comme celui des ganglions lymphatiques, est obscur.
Gomme les veines, les vaisseaux lymphatiques sont munis intérieurement de valvules qui ont pour but de régler le cours de la lymphe et de s’opposer à son retour en arrière.
Les cœurs lymphatiques ne sont pas, comme le cœur sanguin, formés d’éléments striés, leur structure rappelle celle du cœur des Invertébrés.
Respiration
branchiale.
Système / artériel .
Système
sanguin.
Respiration \ pulmonaire.
(Vertébrés inférieurs.
i *jinyiia-s
\ tique. I Vertébrés \ supérieurs.
Cœur ( Un ventricule, veineux. \ Une oreillette.
Artère branchiale, r Carotides.
. Aorte, j Sous-clavières.
( Iliaques externes.
/ Cardinales.
, Système \ Jugulaires.
\ veineux. I Canaux de Cuvier.
\ Systèmes portes.
/ Ventricule artériel.
Cœur Oreillette artérielle.
* * * I Ventricule veineux.
\ Oreillette veineuse.
Artère pulmonaire.
! Carotides.
Sous-clavières.
Iliaques externes.
Veine cave supérieure.
Veine cave inférieure.
. Système porte hépatique.
| Cœurs lymphatiques.
| Lacunes sous-cutanées.
/ Troncs lymphatiques.
) Vaisseaux lymphatiques.
(Ganglions.
Rate.
Système ' ( artériel . ]
Système '
Appareil respiratoire. — La respiration cutanée, commune à tous les Vertébrés, atteint son plus haut degré de développement chez les Batraciens.
Les Poissons respirent à l’aide de branchies; chez les Dipnoique. s, on observe simultanément des poumons et des branchies. Les branchies sont situées à la suite les unes des autres sur des arcs branchiaux , entre lesquels se trouvent des fentes qui mettent en rapport le pharynx et le milieu extérieur. Tantôt elles sont disposées dans des poches distinctes, s’ouvrant au dehors, tantôt dans une cavité commune recouverte par un opercule et séparée du corps par une fente externe, l’ouïe. L’eau, qui pénètre par la bouche, baigne les branchies et sort par les orifices des poches ou par les oufes.
La grande majorité des Poissons possède un e vessie Natatoire, organe aérien qui offre le même développement qu’un poumon, mais reçoit du sang artériel, alors que le poumon ne reçoit que du sang veineux.
Les poumons sont au nombre de deux, ils apparaissent chez l’embryon comme un diverticule aveugle du pharynx. A mesure qu’il s’accroît, ce cæcum se bifurque et reste en communication avec le pharynx par un conduit, la trachée, bifurqué en deux bronches allant chacune à un poumon.
Chez les Dipnoïques , les poumons sont en grande partie fusionnés; chez les Batraciens, ils se séparent ; chez certains Reptiles, ils présentent des appendices vésiculeux. Ces appendices prennent beaucoup d’importance chez les Oiseaux, où ils deviennent les sacs aériens. Les poumons des Mammifères se divisent en lobes , de plus ils sont protégés) par une séreuse, la plèvre, qui circonscrit une cavité pleurale.
APPAREIL EXCRÉTEUR.
Appareil respira-
Des branchies portées par des arcs
toire des Ver- < branchiaux. branchiale, i Orifice unique (ouïe).
Appareil excréteur. — Chez les Vertébrés, cet appareil est toujours pair. Il présente, chez les Batraciens et les Poissons deux formes successives et trois, chez les Oiseaux, Reptiles et Mammifères.
Le premier organe urinaire qui apparaît chez un Mammifère est le pronéphros , rein céphalique ou précurseur.
Le pronéphros dérive de l'épithélium du cœlome, il est formé d’nn certain nombre de canalicules s'ouvrant dans le cœlome par des néphrostomes ou pavillons vibratiles, d’une part, et par un canal qui arrive au cloaque, d’autre part. Ainsi s’établit la première communication avec l’extérieur, mais le pronéphros est éphémère, son canal excréteur seul persiste.
Il disparaît devant le corps de Wolff, mésonéphros ou rein primitif. Il est composé d’un grand nombre de canalicules, comprenant, outre le pavillon vibratile, un cæcum ( capsule de Bowmann) renfermant une artériole pelotonnée (glomérule de Malpighi). Le conduit excréteur est divisé en deux conduits parallèles, dont l’un, canal de Wolff , transporte l’urine et les éléments mâles, tandis que l’autre, canal de Millier , développé seulement chez les femelles, ne transporte que les ovules. Le corps de Wolff persiste chez les Poissons et les Batraciens.
Chez les Mammifères, les Oiseaux et les Reptiles, se produit un amas cellulaire dans lequel vient H. Girard. — Zoologie. 10
“ tébrés
’ Prolongements vésicu!eux(Rept J Sacs aériens (Oiseaux).
\ Cavité pleurale (Mammifères).
plonger un diverticule du canal de Wolff, c’est Y uretère. Ce canal, à son extrémité supérieure, forme dçs bourgeons creux, qui, se comportant comme les canalicules du rein primitif, deviennent les canalicules urinifères, tandis que l’uretère devient le conduit vecteur de l’organe ( métanéphros , rein définitif ). Quelquefois l’uretère s’ouvre dans le rectum, mais le plus souvent il aboutit à une poche spéciale, la vessie. Les canaux de Wolff deviennent les conduits
vecteurs de la glande mâle ( canaux déférents ), les canaux de Müller se soudent ou restent séparés. Dans l’un et l’autre cas, ils forment le conduit de la glande femelle.
I Poissons i Pronéphros.
j et Ba- J : traciens. )
Appareil excréteur des vertébrés.
i Mésonéphros .
' Mammi- \
Oiseaux, i Métanéphros , \ Reptiles.
Néplirostomes.
Canal excréteur.
Néphrostornes.
Capsule de Bowman.
Glomérules de Malpighi.
Canal de Wolff.
Canal de Müller.
Capsule de Bowman.
Glomérules de Malpighi.
Canalicules urinifères.
Uretère.
Vessie.
Canaux déférents.
Conduits de la glande femelle (1).
Appareil reproducteur. — Les sexes, chez les Vertébrés, sont séparés. Les glandes, logées dans la cavité viscérale, se développent aux dépens de l’épithélium de la cavité péritonéale, elles sont paires et pourvues de canaux vecteurs.
La glande mâle est formée d’un grand nombre de
(1) Ce tableau montre la succession de l’appareil excréteur chez les Vertébrés. — Les Poissons et les Batraciens n’ont que le pronéphros, et le mésonéphros ; les autres, outre le pronéphros et le mésonéphros , ont encore le métanéphros .
APPAREIL LOCOMOTEUR
ni
canaux séminifères, dans lesquels se produisent les cellules mâles; les canaux de Wolff deviennent les conduits de cette glande.
Les ovaires sont des masses cellulaires, au sein desquelles se développent les ovules. Les oviductes proviennent des canaux de Müller, qui, se fusionnant souvent à leur extrémité terminale, constituent une chambre copulatrice, au-dessous de laquelle se développent, par soudure des canaux, l’utérus simple ou double et les trompes de Fallope.
Appareil locomoteur. — Le squelette des Vertébrés peut se diviser en deux parties : 1° une interne, oonstituée par du tissu osseux et cartilagineux; 2° une extérieure, formée de productions de la peau (écailles des Poissons, carapace du Tatou, une partie de l’écaille des Tortues, les plumes, les poils).
Tous les Vertébrés possèdent un rachis ou colonne vertébrale , formée d’organes développés autour de la corde dorsale, les vertèbres .
Une vertèbre forme un anneau dorsal qui entoure la moelle. Un certain nombre d’entre elles portent des côtes, arcs qui se dirigent ventralement et s’unissent parfois à une pièce osseuse, médiane, le sternum. Les côtes et la colonne vertébrale forment le tronc, auquel sont reliés les os de la tête et des membres.
La colonne vertébrale se montre, chez l’embryon, comme une série de cylindres cartilagineux, destinés à devenir la partie centrale ou corps de la vertèbre ; entre les corps de deux vertèbres apparaît, plus tard, un disque de fibro-cartilage, le disque intervertébral. Dans le corps des vertèbres des Poissons, des Batraciens et de quelques Reptiles, la corde dorsale persiste, elle disparaît dans les vertèbres des Oiseaux, des Mammifères et de la plupart des Reptiles. Dans les espaces interverté-
braux, au contraire, la corde dorsale forme une masse molle, le disque gélatineux, qui occupe le centre du disque intervertébral.
Le corps d’une vertèbre peut être concave sur ses deux faces (vertèbres amphicœliques) , ou bien la face antérieure est concave et la face postérieure convexe (vertèbres procœliques) , ou bien l’antérieure convexe et la postérieure concave (vertèbres opisthocœliques). Rarement elles sont toutes deux planes ou toutes deux convexes.
Le centre d’une vertèbre est muni d’un arc supérieur, arc neural , formant avec le corps un trou dit trou vertébral ; et un arc inférieur ou arc hêmal (ventral) formant avec le corps le trou hémal , opposé au trou vertébral.
L’arc neural (dorsal) entoure la moelle épinière, il se compose de deux parties latérales, les neurapophyses , et d’une pointe médiane, la neur épine.
L’arc hémal embrasse les viscères ; il comprend les parapophyses naissant du corps et au bout desquelles sont placées les côtes vertébrales on pleurapophyses , et les hémapophyses ou côtes sternales; enfin une pièce médiane complète l’arc, c’est Yhémé pine ou arc sternal.
Aux neurapophyses se trouvent rattachées les apophyses transverses ou diapophyses, très longues, et les zygapophyses, très courtes. Chaque neurapophyse présente, formant avec la vertèbre suivante et la précédente, deux orifices intervertébraux, deux échancrures ( trous de conjugaison). A l’intérieur, l’ensemble des trous vertébraux forme un canal dit rachidien , communiquant avec l’extérieur par les trous de conjugaison.
La composition d’une vertèbre typique pourra donc se résumer comme il suit :
APPAREIL LOCOMOTEUR
( Diapophyses.
( Zygapophyses.
Chez les Vertébrés munis de membres postérieurs, les vertèbres de la partie postérieure du tronc se modifient pour former le sacrum : ce sont des vertèbres dites sacrées. En avant du sacrum, sont les vertèbres lombaires , en avant de celles-ci les dorsales, puis, en avant encore, les cervicales, qui forment le cou.
Toutes les dorsales portent des côtes unies ou non au sternum; les cervicales peuvent ou non porter des côtes ; les lombaires n'en portent jamais. Postérieurement au sacrum existent les vertèbres qui forment la queue; on les nomme caudales ou coccygiennes.
[Cervicales portant quelquefois des côtes. Dorsales portant toujours des côtes.
Lombaires, jamais de côtes.
Sacrées,
Coccygiennes, —
Les côtes sont des arcs osseux fixés au rachis et dirigés vers la face ventrale, elles peuvent s’unir à un sternum. La région du squelette, limitée par le rachis, les côtes et le sternum, est la cage thoracique.
La tête loge l’encéphale, la partie buccale du tube digestif et les organes de l’odorat, de la vue et de l’ouïe.
Vertèbre type.. .
I Neurapophyses .
Arc neural. . «
I Neurépine.
Trou vertébral.
Corps,
Trou hémal.
(Parapophyses.
Pleurapophyses.
ï Hemapophyses.
\ Hémépine.
Chez les Poissons les plus inférieurs, la tête se réduit à une capsule cartilagineuse sans mâchoires • Chez tous les autres Vertébrés, existent des mâchoires formant une deuxième portion, la face , qui limite la bouche.
Le crâne des Vertébrés inférieurs est immobile; il se compose d'une plaque basilaire postérieure, de plaques trabéculaires pour les parties antérieure et moyenne, et de capsules pour les organes des sens.
Chez les Vertébrés supérieurs, l’articulation du rachis et du crâne se fait par un condyle (Oiseaux et Reptiles) ou par deux (Batraciens et Mammifères).
On distingue, dans le crâne, la base, formée d’os d’origine cartilagineuse et une voûte formée par des os de membrane. Ce sont pour la base : Y occipital, le sphénoïde et le temporal ; pour la voûte : les pariétaux et le frontal .
La face se divise en deux régions : l’une nasale, forme la charpente du nez et la paroi des fosses nasales ; elle comprend les os ethmoïde , lacrymal , vomer et nasal ; l’autre, buccale, constitue le squelette de là bouche et la sépare des fosses nasales; elle comprend les os suivants, d’origine membraneuse et cartilagineuse : maxillaires supérieur et inférieur , palatin , jugal et Y hyoïde porteur de la langue.
Ajoutons encore les importants caractères que voici :
Les Mammifères ont le crâne articulé à la colonne vertébrale par deux condy les, le cœlome divisé en cavités thoracique et abdominale par un diaphragme .
Les Oiseaux et les Reptiles n’ont pas de diaphragme et leur crâne s’articule au rachis par un seul condyle.
APPAREIL LOCOMOTEUR
Tète.
Crâne.
Face..
Base . .
Voûte.
Région nasale. .
v Région buccale.
Î Occipital.
Sphénoïde.
Temporal.
\ Pariétal.
[ Frontal.
' Ethmoïde.
\ Lacrymal.
I Nasal.
\ Vomer.
1 Maxillaire supérieur.
Palatin.
Jugal.
Maxillaire inférieur»
Hyoïde.
Chez les Poissons, les côtés du cou portent une série d’arcs branchiaux ou viscéraux , séparés par les fentes branchiales ou viscérales. Ces fentes, qui se montrent chez les embryons de tous les Vertébrés, ne persistent que chez les Poissons. La première seule persiste chez les Mammifères, les Oiseaux et les Reptiles, elle contribue à la constitution de la partie moyenne de l’oreille.
Le premier arc [maxillaire) se divise en deux segments : le segment supérieur constitue chez les Poissons l’os palato-carré et chez les Oiseaux et Reptiles l’os carré. Le segment inférieur de l’arc se soude avec son congénère du côté opposé pour former le maxillaire inférieur, mandibule , qui se forme autour d’un cartilage préexistant, le cartilage de Meckel.
Le deuxième arc ( hyoïdien ) se divise en deux aussi. Le segment supérieur ( hyomandibulaire ) s’unit à l’os carré et soutient la mandibule (chez les Mammifères, l’hyomandibulaire et l’os carré perdent leur importance et, très réduits, pénètrent dans la région moyenne de l’oreille où ils forment de petits os, osselets de V oreille). Le segment inférieur s’unit à son congénère et donne trois pièces, le stylohyal , supérieur, en rapport avec le crâne; Yépihyal,
moyen, et le cératohyal , inférieur, qui forme la corne antérieure de Los hyoïde.
Chez les Poissons, les autres arcs viscéraux portent les branchies ; ils disparaissent en grande partie, chez les autres Vertébrés. Cependant, le troisième donne le tyrohyal, corne postérieure de l'hyoïde ; le quatrième forme un cartilage du larynx ( cartilage thyroïde ).
Les membres sont au nombre de deux paires : 1° membres antérieurs ou supérieurs ; 2° membres postérieurs ou inférieurs. Les relations entre les membres et le tronc sont établies au moyen d'une série de pièces formant deux ceintures : l’une, la ceinture scapulaire , joint au tronc les membres supérieurs : c’est Y épaule des Vertébrés élevés en organisation; l'autre, ceinture pelvienne , unit au tronc les membres inférieurs : c’est le bassin.
Les quatre membres des Vertébrés se divisent encore en deux groupes : ils sont terminés par des doigts ou par des rayons. Ceux-ci sont formés par un petit nombre de pièces dont les bases ( propté rygium , mésoptérygium et mêtaptèrygium ) supportent des pièces, la partie métaptérygienne offre seule quelque constance. Les membres digités se composent d'un os basilaire (humérus pour le membre antérieur, fémur pour le postérieur), suivi de deux os placés côte à côte (radius et cubitus; tibia et péroné) soutenant une première rangée d'os courts (carpe ; tarse) supportant elle-même des os plus ou moins longs (métacarpiens, métatarsiens) et des phalanges, dont le nombre varie de un à cinq (doigts).
La ceinture scapulaire forme, chez les Vertébrés à membres digités, un arc sans connexion avec le crâne ou le rachis, mais en rapport avec le sternum. La cavité articulaire (glénoïde), qui reçoit l'extrémité du membre antérieur, la divise en deux parties :
APPAREIL LOCOMOTEUR
la dorsale, qui est Y omoplate, est toujours simple; la ventrale, au contraire, se divise en une pièce antérieure, la clavicule, et une postérieure, le coracoïde.
La ceinture scapulaire des Poissons est un système osseux complexe en rapport direct avec le crâne.
Chez les Vertébrés supérieurs, trois os forment la ceinture pelvienne, ils correspondent dans Tordre suivant aux os de la ceinture scapulaire : ilion, pubis , ischion. Réunis autour d’une cavité dite colyloïde, ces trois os se soudent chez les Vertébrés supérieurs.
Dans le groupe des Poissons, la ceinture scapulaire comprend deux os.
Enfin, chez les Poissons et les Batraciens, il faut citer des membres impairs , ce sont des nageoires, médianes verticales, qui sont pourvues de rayons chez les premiers et qui en sont dépourvues chez les autres.
Nous résumons dans le tableau suivant la constitution des membres des Vertébrés :
| Membre antérieur Membres digités... ^
Membre postérieur, Membres radiés
Articulation des membres digités avec le tronc. . . .
/ Ceinture scapulaire
Ceinture pelvienne
/ Humérus.
( Radius.
) Cubitus.
\ Carpe.
I Métacarpe.
\ Phalanges.
! Fémur.
Tibia.
Péroné.
I Tarse.
f Métatarse.
\ Phalanges.
( Proptérygium.
< Mésoptérygium ( Métaptérygium.
(Omoplate.
Clavicule.
I Coracoïde.
\ Cavité glénoïde.
} Ilion.
J Pubis.
f Ischion.
\ Cavité cotyloïde/
Appareil phonateur. — LesVertébréspulmonés seuls possèdent un appareil phonateur, qui est la modification de la partie antérieure de la trachée [larynx).
Le larynx est constitué par une sorte de cadre cartilagineux, sur lequel sont tendues des membranes pouvant entrer en vibration sous l’action du souffle expirateur, l’étroite fente que limitent les membranes est la glotte . Outre cet appareil, les Batraciens présentent des organes résonnateurs, les poches vocales . Chez les Oiseaux, il y a deux larynx, l’un supérieur n’est point apte à produire des sons, l’autre inférieur, le syrinx, les émet.
Extérieur. — Le corps des Vertébrés est recouvert de téguments comprenant une couche profonde, le derme, et une couche superficielle, l’épiderme . Ils renferment les glandes et produisent des poils, des plumes, des écailles.
Système nerveux. — Le système nerveux se divise en deux parties : l’une, indépendante de la volonté, est le système viscéral ou du grand sympathique ; l’autre, soumise à l’influence de la volonté, est le système cérébro-spinal ou céphalo-rachidien .
Le premier, presque inconnu ailleurs que chez les Mammifères, comprend des centres [ganglions symphatiques ) et des nerfs [nerfs viscéraux , ou sympathiques).
Le second se compose d’un renflement ( encéphale ), contenu dans le crâne et d’une tige [moelle épinière ), située dans le canal rachidien. En dehors de ce système axial ou névraxe, on observe des centres latéraux, formés de ganglions cérébraux et spinaux.
La moelle épinière est formée de fibres périphériques et de cellules internes, c’est un cordon blanc percé d’un fin canal axial.
L’encéphale a été divisé en quatre parties :
1° Cerveau postérieur, couvert dorsalement par