‹ Aide-mémoire de ZoologieChapitre 67 sur 91 · I. — Les Reptiles · texte numérisé non relu

I. — Les Reptiles

Vertébrés amniens à respiration 'pulmonaire , à sang froid , cœur à quatre ou trois cavités. Température variable. Pas de mamelles , ni poils ni plumes, mais couverts d’ écailles ou de plaques osseuses. Condyle occipital unique. Membres disposés pour la reptation. Ovipares ou ovovivipares.

Deux groupes et, dans chacun de ceux-ci, deux ordres :

Reptile s.

Fente cloacale transversale. Plagiotrèmes..

Fente cloacale longitudinale. Dolichotrèmes.. .

Pas de paupières.

Des paupières • . j Cœur à trois ca-

\ vités

/ Pas de carapace.

Cœur à quatre

cavités

Carapace. Cœur à trois cavités . . .

Ophidiens.

Sauriens.

Crocodiliens.

C héloniens.

LES SAUROPSIDÉS.

Appareil digestif. — Tous les Reptiles possèdent des dents, sauf les Chéloniens qui ont un bec corné. Ces dents, chez les Crocodiliens seulement, sont comparables à celles des Mammifères, implantées dans des alvéoles. Chez ces animaux, d’ailleurs, on ne les rencontre que sur le bord des mâchoires. Chez les Plagiotrèmes, les os palatins sont souvent dentifères.

Chez les Sauriens, les dents sont creuses ou pleines (de là une distinction en Cœlodontes et Pléodontes). En outre elles sont implantées sur le bord libre ou sur la face interne des mâchoires (de là une nouvelle distinction en Acrodontes et Pieu rodontes).

Chez les Ophidiens, les deux branches de la mâchoire inférieure sont réunies par un ligament élastique et la gueule est rendue ainsi dilatable. Les Serpents -non venimeux sont Pléodontes et à dents lisses. Au contraire, ceux qui possèdent des glandes venimeuses ont, outre des dents, des crochets s’en distinguant par leur longueur et portés par les maxillaires supérieurs. Ces crochets peuvent être pleins (aglyphodontes), porter un ou plusieurs sillons soit en avant, soit en arrière ( protèroglyphes , opistoglyphes ), ou être percés d’un canal central (solénoglyphes).

La langue est épaisse chez les Chéloniens, adhérente < au plancher buccal chez les Crocodiliens, variable chez les Sauriens; protractile, longue et bifide chez les Ophidiens; où elle n’est jamais une arme. Voile du palais absent, sauf chez les Crocodiliens, où il est rudimentaire. OEsophagé large et extensible. Estomac vaste, intestin terminé par un cloaque. Le cœlome s’y ouvre par deux canaux péritonéaux (Crocodiliens), remplacés quelquefois par deux cæcums (Chéloniens).

REPTILES

Le foie et le pancréas ne manquent jamais.

Deux glandes salivaires sublinguales.

Chez les Ophidiens, il s’en ajoute deux, labiale inférieure et labiale supérieure, celle-ci devenant venimeuse chez certains d’entre eux. Chez un seul Saurien (Heloderma horridum ), les sublinguales deviennent venimeuses.

Appareil circulatoire. — Le cœur des Plagiotrèmes et des Chéloniens présente deux oreillettes

Fig. 66. — Coupe longitudinale d’un cœur de Crocodile.

et un ventricule, avec valvules auriculo-ventriculaires et sigmoïdes. Chez les Crocodiliens, le ventricule est divisé en deux par une cloison ; il y a deux ventricules RV et LV (fîg. 66). Le droit est l’origine de l’artère pulmonaire et de la crosse aortique droite RAo, le gauche donne issue à la crosse aortique gauche LA o. Ces deux crosses à leur naissance sont en communication par le foramen de Vanizza F, leur réunion forme plus loin l’aorte. Mais auparavant, la crosse gauche a envoyé des artères à la tête et aux membres antérieurs. Ces régions reçoivent H. Girard. — Zoologie. 12

LES SAUROPSIDÉS.

donc du sang hématosé, mélangé d'une petite quantité de sang non hématosé, et le reste du corps, un mélange de sang veineux et artériel.

Chez tous les autres Reptiles, la cloison qui sépare les ventricules est incomplète et il y a mélange des deux sangs. La loge gauche ne donne aucun vaisseau; de la loge droite sortent l'artère pulmonaire et deux crosses aortiques. La loge gauche se remplit de sang hématosé et la droite de sang non hématosé. La disposition des valvules est telle qu’au moment de la contraction ventriculaire, le sang non hématosé remplit l'artère pulmonaire, tandis que le contenu de la loge gauche passe dans la loge droite et dans les crosses aortiques, qui reçoivent ainsi du sang presque exclusivement hématosé (Sabatier).

Il existe un système porte rénal et des cœurs lymphatiques.

Appareil respiratoire. — Des poumons, invariablement. Trachée à anneaux incomplets. Bronches courtes.

Chez les Dolichotrèmes, les poumons sont divisés. Ils forment un sac unique chez les Plagiotrèmes. Chez , les Ophidiens, le poumon droit, très allongé, ne sert à la respiration que dans sa partie antérieure. Le gauche est très rudimentaire et disparaît parfois. Le Caméléon possède des ébauches de sacs aériens.

Appareil urinaire. — Reins lobés. Uretères s’ouvrant séparément dans le cloaque. Urine épaisse. Les Chéloniens et Sauriens ont une vessie.

Appareil reproducteur. — Glandes males, munies d'un épididyme et d’un canal déférent qui s'ouvre dans le cloaque. Il y a toujours des organes copulateurs.

Deux ovaires, deux oviductes, un organe érectile

REPTILES

jPms»

simple ou double. Fécondation interne. OEufs pourvus d’une coque parfois calcaire (Chéloniens), parfois parcheminée (Plagiotrèmes).

Quelques Serpents couvent leurs œufs.

Les œufs, chez la Vipère et l’Orvet, éclosent dans la partie terminale des oviductes.

Squelette. — Crâne osseux, soudé (fig. 67). Un seul condyle occipital. Pariétal impair percé chez les Lézards d’un trou médian où est engagée la glande pinéale, qui apparaît comme un œil médian recouvert d’une plaque dite intra-pariétale et plus ou moins transparente.

La mâchoire supérieure ost presque toujours mobile.

Chez les Plagiotrèmes, les ptérygoïdiens, palatins et vomers sont unis sur la ligne médiane. Chaque moitié de la mâchoire inférieure peut compter jusqu’à six os soudés en avant ou unis par un ligament (Serpents).

L’os carré, Qu, relie le maxillaire inférieur et le ptérygoïdien, P t, à la région temporale du crâne, ou à un os squamosal , S q, séparé de cette région.

Du ptérygoïde au maxillaire supérieur, Mæ, s’étend

Fig. 67. — Moitié gauche d’un crâne de Serpent. — P mx, prémaxillaire. — P£, palatin.

— ■ Bo, occipital basilaire. — BS, sphénoïde basilaire.

LES SA.UROPSIDÉS.

un long, os ( transverse , Tr) et du pariétal au ptérygoïde s’étend une columelle (fig. 67).

Les vertèbres sont généralement procœliques, quelquefois opisthocœliques ou amphicœliques, rarement biconcaves (les quatre sortes existent dans le cou des Tortues).

La région la moins variable du rachis est la cervicale. Le rachis présente en général cinq régions (deux chez les Ophidiens: caudale et précaudale).

Les vertèbres cervicales des Tortues sont dépourvues d’apophyses transverses et les apophyses épineuses des dorsales s’unissent à des ossifications dermiques pour constituer les pièces médianes du dos [neurales), de la carapace [bouclier). Les vertèbres cervicales des Crocodiles portent des côtes, sauf les deux premières. On observe aussi chez ces animaux et les Plagiotrèmes des apophyses épineuses inférieures dans le rachis antérieur et des os en Y, fixés à la partie inférieure du corps des vertèbres caudales.

Le sternum est rudimentaire ou nul. Il porte, chez les Lézards, un os en T, Y épisternum. Chez les Crocodiles, les régions tendineuses postérieures au sternum s’ossifient [sternum abdominal). La partie ventrale de la carapace des Tortues est formée par des os dermiques (fig. 68). Chez ces Reptiles, les côtes forment les parties latérales du bouclier, en se soudant à des plaques dermiques, costales ou marginales. Parmi celles-ci, deux sont médianes, la pygale en arrière et la nucale en avant. Chez les Lézards et les Crocodiles, les côtes thoraciques s’unissent aux côtes sternales, comme chez les Oiseaux.

Dans la ceinture scapulaire, le coracoïde et l’omoplate sont bien développés; il n’y a pas de clavicule chez les Crocodiles, et l’arc est logé dans le thorax chez les Tortues. L’arc pelvien est nul, chez les Ophi-

REPTILES

diens; bien développé en ses trois os typiques, chez les autres. Fémur et humérus horizontaux.

Deux membres chez quelques Sauriens; il n’y en a pas du tout chez les Ophidiens. Partout ailleurs, quatre pattes bien développées. Le membre postérieur rappelle d’une manière frappante celui de l’Oiseau.

Extérieur. —

La peau est recouverte d’écailles , supportées par des pièces dermiques osseuses.

Appareil phonateur. — Assez rare dans ce ne

Fig. 68. — Carapace centrale de Tortue. — cl , I cl, la clavicule. — Les autres lettres indiquent des ossifications dermiques.

groupe ; on le trouve que

chez les Crocodiles, Geckos et Iguanes. Chez les Serpents, le son est produit par la sortie de l’air par la glotte (sifflement).

Des pièces dermiques solides forment parfois un grelot (Serpent à sonnettes).

Système nerveux. — Moelle épinière longue; hémisphères (fîg. 69) H mp développés. Cervelet, C6, avec un grand lobe médian et deux latérauxpetits. Tubercules bijumeaux.

Organes des sens. — Tégument peu sensible, renfermant parfois des pigments de diverses couleurs.

Sens du goût rudimentaire. Olfaction peu développée, sauf chez les Chéloniens, dont les narines sont

LES SAUROPSIDÉS.

garnies de valvules empêchant rentrée de Peau.

Pas d’oreille externe, membrane du tympan à fleur de peau. Chez les Ophidiens, membrane, caisse du tympan et trompe d’Eus tache font défaut. Limaçon non spiralé. Columelle (étrier), en relation avec la fenêtre ovale.

OEil pourvu d’un cercle osseux et d’un peigne.

Fig. 69. — Cerveau de Lézard. — oif, membrane nictitante lobe olfactif. — P y, corps pituitaire. 0ll troisième pau-

développée chez les autres. Une seule chez le Caméléon, où les yeux peuvent se mouvoir indépendamment l’un de l’autre; chez les Ophidiens, les paupières sont soudées et forment une membrane transparente qui entoure l’œil complètement.

Ophidiens. — Corps apode , bouche dilatable. Acrodontes. Dents recourbées en arrière retenant la proie , mais impropres à la mastication. Prémaxillaire rudimentaire, maxillaire supérieur bien endenté et long ; ou court et ne portant que les crochets venimeux. Langue bifide , protractile. Vertèbres procœliques , pas de sternum, côtes nombreuses. Ni tympan, ni paupières, téguments couverts d'écailles variables. Pas de vessie urinaire.

Tous carnivores; se déplacent par ondulations latérales du corps; en grande majorité terrestres.

Pupille circulaire pu fendue. Chez les Dolichotrèmes , une membrane nictitante, une glande lacrymale et une glande de Harder, qui accompagne la

— Pn, glande pinéale. — Mo, bulbe.

— Mb, lobes optiques. — ii, iv, vi , nerfs crâniens.

pière. Deux paupières, dont l’inférieure est la plus

sMaiaiHdQ

Bouche non dilatable... Tortricides.

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