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CHAINES FLOTTANTES

projection horizontale, mais épousant toutes les sinuosités du terrain, tant que l'inclinaison, en pente ou en rampe, ne dépasse pas 30 degrés.

Une chaîne sans fin très pesante repose sur les wagonnets par l'intermédiaire d'une fourche, et ceux-ci sont espacés à une distance variable, 40 à 30 mètres, mais telle que la chaîne ne retombe jamais sur le sol. A mesure qu'il se présente un wagonnet vide ou plein, il suffit de le pousser sur la voie pour qu'il soit immédiatement entraîné; à l'autre extrémité, les wagonnets se détachent seuls, la chaîne se relevant au passage.

La chaîne s'enroule sur deux poulies horizontales terminales.

L'ensemble se meut d'une façon continue et uniforme, à une vitesse de 1 à 4m 50 par seconde.

Si les dénivellations ne permettent pas un mouvement automatique, il faut commander l'une des poulies par un moteur.

La chaîne flottante s'emploie au fond comme au jour, pour des tonnages considérables et une distance pouvant atteindre 3 et 4 kilomètres.

Au charbonnage du Hasard, près de Liège, une chaîne flottante transporte 4000 tonnes de charbon en 8 heures, à une distance de 3200 mètres en pente de 0,0 J4 . Le poids de la chaîne est de 10 kilos par mètre. L'entraînement est produit par l'adhérence de la chaîne sur deux tambours à gorges, actionnés par des engrenages.

La vitesse est de 4 m 50 par seconde, et la force motrice de 450 chevaux.

les défauts de ce mode de transport sont, d'après M. Cambessedès (4), les suivants:

L'usure de la chaîne est considérable ;

11 est nécessaire d employer des berlines lourdes et très solides, ce qui entraine un surcroit de dépenses ;

L'entretien des voies est dispendieux.

Bibliographie

Cambessédès. — Transports. 4 e et 5' fascicule du Cours d'exploitation des mines.

A. Kvrard. — Moyens de transport.

(1) Bulletin de l'Industrie minérale, 4888.

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