‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 118 sur 286 · MANEGE · texte numérisé non relu

MANEGE

conde, — il peut supporter ce.trayail tODS les jours pendant 8 faeoresy divisées en 2 relais; d'où travail exercé en une seconde=40^"'.5^ et travail total par journée = 1166400 km.

Le même cheval^ allant an trot, fait parcourir 2°* par seconde au point d'application de Teffort moyen quMI exerce^ mais cet effort est réduit à 30 kil.^ et la durée du travail journalier doit ellemême s'abaisser à 4 heures 1/2; d'où travail exercé en une seconde = 60^.^ et en une journée 972400 km.

Un bœuf, attelé de même, exerce un effort moyen= 60 kiL, lorsqu'il fait parcourir au point d'application de cet effort 0"*60 par seconde, et travaille ainsi huit heures sur vingt-quatre en deux relais; d'où travail exercé en une seconde= 36kro, et en une journée 1036800 km.

Un mulet^ attelé de même, exerce un effort = 30 kil., fait parcourir au point d'application 0™.90 par seconde, et peut travailler ainsi huit heures sur vingt-quatre en aeux relais^ d'où travail exercé en une seconde = 27km, et en une journée 777600 km.

Un âne, enfin, exerce un effort moyen = 14km. , fait parcourir au point d'application 0"'.80 par seconde, peut travailler ainsi huit heures sur vingt-quatre en deux relais, d'où travail exercé en une seconde =1!^".2, et en une journée 322500 km.

On ne connaît pas les rayons des manèges qui ont fourni ces résultats, et la longueur de ces rayons exerce une très-grande influence sur l'effet produit^ et principalement sur la fatigue que l'animal éprouve. Obligé comme il l'est de faire un tour entier sur lui-même pour chaque circonférence qu'il fait décrire au point d'application de son effort, il résulte, de ce double mouvement de translation et de rotation, ce que Desagulters appelait un entortille^ ment qui doit lui causer une gêne excessive dans les cercles à petits rayons, en diminuant encore l'effet produit par suite de l'obliquité du tirage.

Yoici quelques observations un peu différentes de M. Hacheiie, et pour lesquelles les rayons des manèges sont donnés .

A Antony, près Paris, un cheval exerçait un effort = 100 kiL sur l'extrémité d'un rayon iz: 3°^. 575, faisait parcourir 0«^.37 par seconde au point d'application de cet effort, travaillait ainsi dix heures par jour, d'où travail journalier dépensé =1332000 km., il élevait ainsi du fond d'une carrière 36000 kil. de plÀtre de23'".4, d'où travail utile z=: 842400 km = 0.63 X travail dépensé.

Trois chevaux, attelés à la fois au manège de la brasserie du Bon-Pasteur, dont le rayon =rr 3m^ exerçaient chacun uneffort=100 kil., et faisaient parcourir au point d'application 0°'.81 par seconde, ils travaillaient ainsi 4 heures 1/2; d'où travail journalier dépensé par cheval = 81*"* X 16200'= 1312200 km.

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