OR
Aciiùn des réactifs. Vov est insoluble» même lorsqu'il est Irésdiyîsé^ daas les acides nitrique^ hydrochlorique et sulAirique; mais il est solnbte dans l'eau régale^ qui le traustorme eu chlorure d'or ou chlorure aurique, lequel a la propriété de colorer en rouge la peau de Thomme.
Cette dissolution, lorsqu'elle est fort étendue, se colore en bleu par le proionUfeUe de fer, et il s'y forme un précipité d'or métallîque brun. Go précipité nait sur-le-champ, si la dissolution n'est pas très-étendue. Une dissolution de chlorure stasmeux, à laquelle on a ajouté assez d'acide hydrochlorique pour que la liqueur soit claire^ colore d'abord la dissolution trésétendue de chlorure auriqae en rouge pourpre, et détermine dans la dissolution concentrée un précipité rouge pourpre foncé d'or métallique qui ne se dissout pas dans l'acide hydrochlorique libre.
Hais Yacide oxaUque est le réactif qui convient le mieux pour séparer l'or de sa dissolution dans l'eau régale, lors même que cette dernière contient en outre du cuivre, de Turane, du bismuth, du cadmium, du nickel, du cobalt, du zinc, du fer^ du manganèse ou leurs oxydes, des terres ou des alcalis. On acidifie d'abord la liqueur par l'addition d'un peu d'acide hydrochlorique; puis, y versant la dissolution d'acide oxalique ou même d'un oxalate^ il se produit d'abord une coloration noire verdâtre foncée, puis, en maintenant la dissolution à une très-douce chaleur pendant quarante-huit heures environ^ l'or réduit se précipite lentement, mais assez complètement sous formes de petites lamelles jaunes. On le réunit sur un filtre ; on le fait rougir faiblement au creuset de platine et on le pèse.
Ce procédé ne conviendrait pas si l'or devait être séparé de l'argent, du platine ou même de quantités considérables de plomb. Je me borne à indiquer la mèthoue suivante pour séparer l'or d'un alliage avec environ 15 pour cent d'argent.
Réduisez l'alliage en lame mince, — pesez, — versez dessus de Teau régale, et chauffez le tout pendant longtemps. L'or se dissoudra complètement, et l'argent se transformera en chlorure d'argent è peu près insoluble, qui conservera la forme de la pièce sur laquelle on a opéré. On le divisera soigneusement avec un tube de verre, puis on étendra la liqueur d'une grande quantité d'eau -, — on fera chauffer. Tout le chlorure d'argent se déposera ^ on filtrera et pèsera (page 24).
On évaporera alors la liqueur filtrée jusqu'à ce que l'acide nitrique soit dissipé; puis, traitant par Vtmde oxalique, comme on Ta dit ci-dessus, l'or sera séparé par filtration.
On cherchera alors dans la liqueur filtrée les oxydes des autres métauX; cuivre, fer, etc., qui pourraient s'y trouver encore.
1226 OXYDES. — OXYGENE.
OXYDES. Les combinaisons formées par deux corps oxygénés étant soumises à Inaction d'une pile voltaïque faible^ se décomposent (voyez Acides, page 2). Celui des composants qui se rend an pôle négatif est appelé oxyde. S'il est soluble^ il manifeste généralement des propriétés alcalines caractérisées par une saveur urineuse et par la faculté de ramener au bleu la teinture de tournesol rougie par un acide. On donne aussi le nom A' oxyde à des corps incapables de produire des combinaisons avec les acides, et qai ne présentent ni propriétés acides ni propriétés alcalines^ Voxyie de carbone, par exemple.
OXYGÈNE. Gaz simple^ sans couleur ni odeur^ pesant à la température de la glace fondante 1.1057 fois son volume d'air. — Il a été découvert par Bayenei par Priesiley en 1774; — partie intégrante de l'atmosphère terrestre^ on il est associé à Fazote (page 94), il détermine seul et entretient la combustion (p. 356). — Il est très-peu soluble dans l'eau dont il est un des principes constituants. Il se rencontre dans le plus grand nombre des matières minérales, végétales ou animales, et joue le rôle lo plus important dans les combinaisons qui s'opèrent sur la terre.
Préparation. On se procure Toxygène de la manière la plus économique, en le tirant du peroxyde de manganèse naturel. On délaie celui-ci dans l'eau aiguisée d'acide hydrochlorique, pour le débarrasser du carbonate de chaux auquel il est souvent mêlé; la chaui est ainsi dissoute, et l'acide carbonique n'est dégagé que lorsque toute effervescence a cessé. On introduit alors le peroxyde dans uoe cornue de grès, qu'il ne doit remplir qu'aux deux tiers de sa capacité. On adapte à son col un bouchon traversé par un tube de verre convenablement recourbé, et dont on engage l'extrémité soas un flacon plein d'eau et renversé sur la tablette d'une cuve. On chauffe doucement, puis jusqu'au rouge; on laisse perdre les premiers litres du gaz qui se dégage mêlé à l'air des flacons ; l'on recueille les autres, et d'un kilogramme de peroxyde on retire ainsi 25 litres environ d'oxygène, que l'on renferme ensuite dans des vessies. Il reste dans la cornue un mélange de protoxyde et de peroxyde de manganèse.
Autre méthode. On peut encore introduire dans une cornue de verre 50 de peroxyde de manganèse en poudre, 30 d'acide sulfurique concentré; puis peu à peu, pour éviter un dégagement de chaleur trop brusque, 30 d'eau. On chauffe alors doucement d'abord, puis un peu plus fort. On recueille le gaz comme il a été dit cidessus, en laissant perdre les premières portions. Il reste dans la cornue du protosulfate de manganèse.
Troisième méthode. Mélangez 3 de ehromate acide on bichromate de potasse et 4 d'acide sulfnrique ordinaire dans une grande cornue.
PAIN et btscuit. 1227
Chauffez modérément : il se dégagera de rosygëoe pur avec une rapidité que vous pourrez modérer. Une cornue ordinaire et une* lampe suffisent pour obtenir proroptement, facilement et arec économie, une assez grande quantité d'oxjgéne.
Enfin^ on obtient encore de Toxigéne, en fondant dans une cornue de verre du chlorate de potasêe, qui se transforme en chlorure de potassium par la fusion, et abandonne ainsi Toxygène de Tacide et de la base.
PAIN eibiscuil. 100 kilogrammes de farine pure pétrie avec 57 kilogrammes d'eau donnent 157 kilogrammes de pâle; qui fournit 13& kilogrammes de pain cuit. La cuisson de ces 135 kilogrammes de pain exige 108 kilogrammes de bois sec.
Diaprés d'autres expériences sur une très-grande échelle, faites, en 1783, par une commission de TAcadémie des Sciences, et trèsbien dirigées, 100 kilogrammes de blé donnent par la mouture à la grosse 67 kilogrammes de farine propre à faire du pain blane 4" 8 kil. farine propre au pain bis.
Les 67 kil. farine donnent 87^.864 pain blanc ; les 8 kil. farine bise donnent 10^.500 pain bis.
En d'autres termes, 16 kil. farine donnent 21 kil. pain cuit^ de sorte que le poids de la farine étant donné, il faut y ajouter ses ^ pour avoir le poids du pain cuit qu'elle devra donner.
108 kil. blé donnent donc environ 98 kil. pain, dont les ^ pain blanc et ^ pain bis.
Par la mouture économique (p. 1170) on obtient pour 100 kil. de blé première qualité 99 kil. pain dont les ^ en pain blanc et les ^ en pain bis.
Prix de la mouture. D'après Sganzin, le prix ordinaire de la monture pour la marine est Gxé à 1 fr. 30 c. par quintal métrique de farine, et le rendement n*est calculé qu'à raison de 53*^.90 farine par quintal de blé, ce qui parait très-faibic.
Fours d pain et à biêcuit. Les fours employés à la fabrication du biscuit ont moins de montée, ou de flèche, que ceux qui servent à la fiil>rication du pain. Elle est de O'n.ôS à 0''.58 pour les premiers, et deO".65 à 0™.70 pour les seconds relativement à des diamètres transversaux variables de 3™. 35 à 5°^.52, et è des distances depuis la bouche jusqu'au fond, variables de 4"" à 4°>.50.
Produits et consommations. Les produits des fours sont évalués comme suit : chaque fournée àe pains comporte 180 pains qui ont 0°>.22 à 0^.27 diamètre, 0'".08 épaisseur moyenne, et pèsent 1*'.50 chacun. On peut faire dans le même four jusqu'à 10 fournées en 24 heures.
i 228 PALLADIO. — PANTOGRAPHE.
Chaque fournée de bisouit de mer est d'environ 480 galettes pesant ensemble 80 kil. et ajant 0"»1 3 en earré et 0«.015 épaisseur. Il peat 7 avoir aussi 10 fournées en 24 heures.
Les boulangeries ont besoin de chaudières alimentées par des conduits d'eau douce. Chaque fournée de pain consomme environ 115 kil. d'eau chauffée de 40 à 50^^ et chaque fournée de biscuit 43*'. 50 à la même température.
PALLADIO. Né à Vicence en 1518, mort en 1580. Il est le prince des architectes, si Ton ne considère l'architecture qu'au point de vue artistique.
PANTOGRAPHE. Instrument qui sert surtout à réduire les dessins, et dont on voit (pi. TLCV, fig. 3) une assez bonne perspective que j'ai empruntée à la topographie de M. Salneuve.
Invention, Le pantograpbe parait avoir été mis en pratique vers la Gn du XYP siècle, par le peintre Georges de Dillmgen. Chriêtophe Scheiner^ savant jésuite, informé de ses résultats et lié avec Gtfofjfr^i qui avait refusé de lui faire connaître l'instrument, chercha à résoudre le problème du pantographe et y parvint da nouveau. Il appliqua même, dit-on, l'instrument à la reproduction des solides, et il en publia la description en 1631. En 1743, il recevait de Langloisy sous la désignation bizarre de singe perfectionné, les améliorations qui Pont amené à peu prés à la forme indiquée par la figure (Voyez Machines de V Académie des Sciences, 1743).
Description. Il se compose essentiellement de deux régies AU, AG articulées en A (fig. 3 et 4, pi. XCY), et de de» règles plus courtes CD, DB articulées sur les premières aux points G, B, et entre elles au point D. AB, BD, DG, AC ont d'ailleurs des longueurs égales que nous désignons par 1, de sorte que, quekjae mouvement que l'on donne au système, ABCD forme toujours an losange.
En un point variable I de la longueur BD, cette règle est traversée par un axe vertical fixé dans un plomb qui pose sur la table à dessiner ; en un point K de AH est un calquoir, et en un point E de AG un crayon. En suivant^ avec le calquoir K, les traits du modèle, le crayon E, singeant les mouvements de E, reproduit ces traits à une échelle qui dépend, comme on va le voir, des position» respectives du calquoir K, du pivot I et du crayon E.
Théorie. Bemarquons d'abord que, le calquoir K et le pivot I ayant été disposés dans des positions quelconques, la droite Kl prolongée coupera la branche AG en un point E dont la distance BE=c sera constante, quelque variation que subissent les angles du système.
En ciïet, appelons p la dislance BI du pivot à l'articulation B, et
PANT06RÀPHE. 1329
k la distance AR du calqnoir au sommet A ; imagioons par le point I «e fMiraUèlc 10 à AB=/, KIE étant une droite, OKI, BIE, formeront deux triangles semblables dont tes côtés f arailèles donneront la relation
OK:m::,.:.E=2îil!!!=»4^
Ainsi, 01=19 BI = p, OK = i — ji étant des quantités invariables^ c=BE, qui ne dépend que de ces quantités^ aura une valeur constante indépendante de la valeur des angles ; et, quelque inclinaison que prenne la droite Kl par le jeu de Tinstrument, cette droite passera toujours par nn seul et môme point E de A6, point dont la distance c à Particulation B ne dépendra que des positions données au calqnoir R et au pivot I. Le point E est la position que TtçohVaxe du crayon.
On voit en outre que les triangles EBI, EAK^ ayant toujours leurs côtés parallèles, seront toujours semblables, quels que soient les angles des règles { et les positions de celles-ci ; d'où
KI:EI::AB:EB::I :c c'est-à-dire que les dittanee$ respectives ^ au pivot j du calquoir et du
crayon êont entre elles dans le rapport constant -.
Donc^ si le calquoir trace une droite RR', le crayon tracera une droite parallèle EE' qui sera à la première dans le rapport con-
stant -. Car R'IE' étant nécessairement une droite aussi bien que
RIE, les parties de ces droites ont pour rapport constant
FA~ m ~ BE~ c
et les triangles EIE', RIE', ayant leurs angles en I égaux comme opposés au sommet^ et les côtés qui le comprennent proportionnels^ sont semblables, d'où
KR'rEE' ::!:(?
et toute figure décrite par le calquoir est reproduite par le crayon dans oc même rapport.
La constitution de l'instrument s'opposant à ce que le pivot I soit indéfiniment rapproché de rarticulation D, soit V le point le plus voisin de D où le pivot puisse être amené sur la règle BD, et P cette valeur maximum dcBI; cherchons la position qu'il faudrait alors donner au calquoir R pour que le crayon E, nécessairement
PANTOGRÀPHE-
sitQé sur la droite RI', traçât une copie de même grandeur que le modèle : c^est évidemment demander de faire c =1 dans la formule (i), ce qui donnera K=2 P ou AK=2Br.
Or on peut fixer à tout jamais le calquoir dans cette position extrême, et pour les réductions à toute autre échelle^ on n^aura pins à faire varier que les positions du pivot I et du crayon E, qui dépendent d'ailleurs Pune de Tautre^ puisque K, I^ E, sont toujours en ligne droite. Faisant alors SI la grandeur d'une ligne du modèle, m celle de la ligne homologue de la copie^ la formule (1) donne pour placer le pivot et le crayon les valeurs ci-dessous de p et de Cy K étant constant.
cm , m
de sorte qu'aux réductions à — indiquées dans la première co-
lonnc répondent les distances c et p du crayon et du pivot à Tarliculation B, marquées dans la deuxième et la troisième.
En verlu d'un ancien et incommode usage, les artisles indiquent sur l'échelle de l'instrument les positions du crayon qui correspondent à des diminutions de moitié^ des deux tiers, etc.^ etc., ce qui explique l'emploi de la quatrième colonne qui montre la concordance entre leurs indications et l'expression habituelle des rapports de grandeur des lignes. Ainsi une réduction an ^ est pour eux une diminution des 4*
Je n'insiste pas sur les rapports d'agrandissement des figures que l'on obtiendrait en mettant le calquoir à la place du crayon et réciproquement, parce (jue le pantographe est rarement employé dans ce but ; mais j'indique sommairement comment il faut procé-