PESANTEUR.— PESON. —PHILIBERT DELORME
La tangente TB, en ces points, est égale au rajoa isométrique, et la sous-tangente SB est égale à Tabscisse
tang. =r; sous-tang. ■= r 1/^-= x^,
de sorte que Pordonnco TS=yi coupe la demi-diagonale OB ea deux parties égales.
La sous-normale est d'ailleurs égale i la moitié de la normale ea ces poinis
normale = r j/^i; sous-norm. = - ]/ 0 et le rayon de courbure p y est le double de la normale
Quant au paramétre p de l'ellipse, il est le tiers de son grand ^xe, et le rayon de courbure R' à l'extrémité du grand axe, est la moitiéde ce paramétre :
Le plus grand rayon de courbure R ou celui de l'extrémité da petit axe^ est égal à une fois et demie ce petit axe :
L'ellipse isométrique jouit de beaucoup d'autres propriétés singu^ lîéres sur lesquelles je n'insiste pas ici. Je crois pourtant devoir remarquer qu'elle est un pendule simple (p. 1256); c'est-à-direque, si elle oscillait dans son plan autour de P, ses oscillations seraient synchrones avec colle d'un pendule simple qui aurait pour* longueur PQ=2i=: petit axe.
PESANTEUR. Voyez Chute des graves, p. 389 et p. 795.
PE50N. Voyez la page 110 de l'article J^alonce^.
PHILIBERT DELORME, ingénieur et architcele, né à Lyon au commencement du XVP siècle^ mort à Paris le 9 février 1577^ inventeur d'un système de cbarpeoles qui porte son nom (p. 735). Il a élevé les châteaux d'Anet, de Meudon^de St-Maur et celui des Tuileries.
PHOSPHORE. Corps qui ne paraît devoir rester que très-provisoirement rangé parmi les corps simples. Il a été découvert^ en. 1669, par un bourgeois de Hambourg nommé Brandi , qui ne le cherchait pas^ et ce, aux lieu et place de la pierre pbilosopbale qu^il
PHOSPHOftE. — PIERRES DE CONSTRUCTION, lîîi
ckorcbait dans le résida d'une disUilalton d'arine humaine putréfiée. Il a été découvert une seconde fois, quelques années plus tard, par Kunckel, et c'est ce dernier qui l'a nommé phosphore (porte- ^umière).
Le phosphore est solide à la température ordinaire ^jaunâtre, corné, translucide et flexible comme la cire, il se colore parfois et spontanément en rouge sous l'influence des rayons solaires. Il s'en*flamme d'autant pins aisément à Pair, que la température extérieure est plus élevée ; il s'y brûle en répandant une épaisse fumée blanche et dégage une légère odeur d'ail; il luit dans l'obscurité, ce qui lui a valu son nom. Son poids spécifique est 1.77; il est donc plus pesant que l'eau; et comme il est insoluble dans ce liquide, on l'y plonge pour le conserver. Il est fusible vers 35*, et dés lors, dans l'eau portée à cette température; il bout entre 200 et 300 degrés.
Le phosphore, seul ou combiné avec le fer, le cuivre, le cobalt et le nickel^ se dissout aisément dans l'acide nitrique et Teau régale qui le convertissent en acide phosphorique ; l'acide hydrochlorique ne le dissont pas. Il est soluble dans une dissolution de potasse pure. Il forme avec l'oxygène plusieurs acides dont la composition est indiquée page 1220.
Le phosphore se titre aujourd'hui des os des animaux par un procédé pour lequel je renvoie à l'article Phosphore du Diciionnaïre technologique rédigé par M. Payen. L'analyse des minéraux qui le contiennent est assez délicate; j'en ai donné une idée, page 39.
PIERRES DE CONSTRUCTION. L'art des constructions divise les pierres en pierres argileuses A^ calcaires B, gypseuses C, siliceuses D, diverses E.
A Les pierres argileusesj parmi lesquelles on classe les schistes micacés et les ardoises, ne font point effervescence par l'action des acides; elles n'étincellent pas sous le choc du briquet. Leur résistance et leur dureté sont très-variables ; leur adhésion aux mor^ tiers assez grande par les faces qui ne sont point polies. Elles sont généralement altérables à l'air et à l'eau. Leur poids est d'environ 2600 kil. le mètre cube. Un centimètre cube de ces pierres s'écrase sous des pressions comprises entre 420 et 680 kil.
B Pierres calcaires. Il y en a une très-grande variété. Elles font effervescence avec les acides^ n'étincellent pas sous le choc du briquet; elles sont décomposables au feu, qui en dégage l'acide carbonique et les transforme en chaux plus ou moins pure. Leur mètre cube pèse de 2000 à 2700 kil., à l'exception de la lambourde et du lufau, pour lesquels il se réduit à environ 1500, Leur résistance à l'écrasement diminue, en général , avec ce poids ; elle est comprise, pour un centimètre cube^ entre 133 kil. et 788 kil.^ la lam-
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bonrde et le liifr« exceptés poar lesquels elle s^abnsse à 23 k» Leor adhésion aux mortiers augmente avec la porosUé et diminue aTec le poli. Les Tariétés tendres absorbent l'homidité atmoephéri<pie et s'écaillent à la surface.
C Pùrres gyp$emeê. Elles ne font point efbnresoenoe arec les acides^ n'élsueellent pas sous le choc du biiquet. Elles sont fmhbds, déliquesoftotes, altérables an feu ;
D Ptf rras Meeuieê. En général, elles ne font poinl effbrresoence par Faction des acides^ ei elles étincellent sous le choo du briquet. Elles comprennent un grand noesbre de variétés parmi lesqiiellee on distingae, savoir :
Les porphyreê et les granité^ dont le mètre cube pèse de ilM k 2880. Le eentimétro cube s'écrase sous des pressions variables de de A2a kil. à 2600 kil. Us éclatent souvent par le choc, sont inaltérables à Pair et à Teau^ à moins que le feldspath y domine, et conviennent, dés lors, aux travaux sous l'eau. Ils soot altérables à un feu violent et n'adhèrent que faibleaMst aux mortiers.
X># meèdUrei. Excellenles pierres de eonstrudson , inaltéraUes à l'air, à Peau, à la gelée et souvent au feu. Forte adhésion aux mortiers.
Les grès. Inaltérables à l'air, à la gelée^ quelquefois altéraUes à rea9> résistent asseï bien au feu. Faible adhésion aux mortiers. On a, pour legrés dur: poids du mètre cube, environ 2500 kil., résistance minimum d'un centimètre cube à l'écrasement, 813 kil., e4 pour le gféstendre, poids 2400 à 250# k., et résistance très*va* riable de 2^5 à 77 k.
E Pierres diverses. Elles comprennent beaucoup de variétés^ et Ton j fait entrer des espèces qui se classeraient aussi bien dans les divisions déjà énumérées. On distingue principalement, parmi les pierres diverses, savoir :
Les pierres dites volcaniques : basaltes, laves, pouzzolanes, amphiboles, pjroxènes, trapps — très-dures — faible adhésion aux mortiers — inaltérables à l'air, à l'eau, à la gelée — fusibles à un feu violent. Le poids du mètre cube des basaltes varie de 2000 h 3000 k. La résistance d'un centimètre cube à l'écrasement varie de 1000à2000kilog.
Pierres talqtieuses. Friables, généralement infusibles.
Réiisiance des pierrss â Fécrasernsni. Je me suis contenté de donner les charges extrême^ sons lesquolles on a écrasé <m centimètre cube de diverses pierres. On trouve dans une foule d'ouvrages des tables assez étendues de résultats analogues que je ne reproduis pas iei, où elles pourraieut devenir la cause de graves erreurs. L'iugénieur chargé d'une construction doit, eu effet, constater par luimême hi résistance spéciale des matériaux qu'il emploie ; il ne peut imprndemmentsc fiera des résultats roojens.