PISÉ
rizoDtales^ y compris la plus élevée qui ne contient qu'une sphère^ on a facilement
n indique aussi combien il j a de sphères sur un côté de la base, n étant 10, on aurait 5=385.
Pile pyramidale d base triangulaire. On a
M s= 1 donne S = âftO
Pile ohUmgue à base rectangulaire. Les tranches sont ici des rectangles^ à l'exception de la plus élevée qui ne contient qu'une rangée, m étant le nombre de sphères de celte rangée^ celui de la W^ tranche contiendra n (m-|-n — 1) sphères ou n rangées, a^ant chacune (m -[-îi — l)sphéres9 la pile totale en aura S
Si Ton suppose m = 10 et n=lO, on trouve S=880.
Lorsque les piles ne sont pas entières, on les complète par la pensée; on calcule la pile entière E^ puis celle qu'il a fallu ajouter A : la différence E-^A est la pile tronquée.
Nombres de tranches par pile. Connaissant S pour chaque pile complète» on peut avoir à trouver n. Or, pour la pile d base carrée, n sera la racine cubique du plus grand cube contenu dans 3 S. Pour la pile d base triangulaire^ n sera la racine cubique du plus grand cube contenu dans 6 S. Quant à la pile oblongue^ comme il entre dans son équation trois quantités diflerentes, il faut connaître deux d'entre elles pour obtenir la troisième.
PISÉ. Genre de construction économique qui convient parfaitement à certaines dépendances des usines, telles que ballet à char* bon, écuries, magasins, baraquements, ateliers de charronnage, forges de maréchal, eU>,, etc. ; mais qui ne peut être adopté que dans les localités où Ton n'a i redouter ni des gelées ni des pluies d'une longue durée.
Le pisé exige une terre franche grasse, collante^ mais en même temps un peu graveleuse. L'argile proprement dite ne conviendrait pas parce qu'elle se fendillerait au soleil ; les terres végétales un peu /brle« sont au contraire très-convenables. La terre doit être passée i la claie, pour la débarrasser des racines et des gros cailloux. Elle a ordinairement, en sortant de la fouille, le degré d'humidité nécessaire : ce que l'on reconnaît à ce qu'elle frit corps en la serrant dajia
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la maiD. Si elle est trop sèche, on l'humeote avec le moins d'eau possible, bien également, et on la corroie. Enfin, il fiint éviter pour le travail les temps plovienx et les grandes sécheresses.
Les constructions en pisé doivent reposer sar une fondation en pierre ou en brique, qui s'élève d'environ On.50 au-dessns du solj pour mettre les murs à Tabri de l'humidité.
Voici maintenant comment les murs se construisent par parties de niveau au-dessus de cette fondation. On dispose au-dessus d'elle un coffrage formé de quatre planches, deux longues d'environ trois mètres, les deux autres ayant en longueur l'épaisseur qu'on veut donner au mur, soit 0<n.50 à 0"'.€0 environ. Ces quatre plan* chesont à peu près C. 80 de hauteur. Il résulte de leur arran* gement une sorte de caisse n'ayant ni dessus ni fond* Pour la maintenir dans sa forme, on passe d'abord par dessous et en travers du mur quelques chevrons horizontaux de 0™.08 d'équarrissage, et qui dépassent les faces du mur. Ils portent vers chaque bout une mortaise, dans laquelle on engage les tenons d'autres petite chevrons verticaux d'environ un mètre de long, et qui s'élèrent dès lors audessus de la partie supérieure de la caisse. On relie leurs bouts supérieurs par des cordes qui se croisent ainsi au-dessus de la caisse. Pour s'opposer an rapprochement des planches qu'elles tendent à opérer, on étrésiUanne l'encaissement en dedans. Gela fait, on étend sur le mur et au fond de la caisse un lit de mortier ; puis unterras* sier débite la terre à detix manœuvres, qui la portent dans des paniers à irais piseursj, qui se sont partagé le travail à faire dans Tin* tèrieur du moule. Cette terre, versée dans la caisse ou moule, est d'abord battue par les piseurs avec leurs pieds, puis avec une masse de bois dur armée d'un manche. On procède couche par couche, et Ton bat jusqu'à ce que chaque couche ait été réduite à la moitié de son épaisseur. On enlève les étrésillons intérieurs à mesure que les eouefaes s'élèvent dans la caisse. Quand, de cette manière, et à l'aide de plusieurs caisses semblables, on a fait un rang de niveau au-dessus de la fondation, on délie les cordes, on dispose de nouveaux chevrons horizontaux dans des tranchées laissées à la partie supérieure de la couche ; puis, sur ces chevrons, appelés loÊiçanniersj on construit, de la même manière, un nouveau moule, et ainsi de suite. On enlève les premiers Jançonfuers, en les chassant perpendiculairement è la surfilée du mur, dans lequel ils laissent dès lors des ouvertures que Ton ne bouche guère que six mois ou un an pinsjard.
Lorsque la fiiçon d'un rang de niveau exige que l'on déplace ho rizofitalement le moule ou que Ton en dispose plusieurs les uns à la Buite des autres, il est clair que l'une des faces doit être enlevée. Il convient, d'ailleurs, de donner à tous les joints montants d'un rang de niveau une inclinaison d'environ ^0"*. On incline dans l'autre sens les joints montants du rang supérieur.
i2ye PIVOTS.
EdGo, pour donner pl«s de solidité et de liaison anx encoignures, les assises des murs qui les forment doivent se surmonler et se croiser alterna tÎTemen t. La solidité augmente lorsque tous les joints quelconques se lient par du mortier.
Pour les portes et fenêtres, on bâtit les jambages et le linteau en pierres ou en briques, et quand cette construction est faite, on continue le mur latéralement en liant le pisé aux pierres par du mortier.
La plus haute assise ne reçoit que la moitié de la hauteur des autres.
S'il doit y avoir des planchers, on établit des sablières en bots sur le pisé pour recevoir les bouts des charpentes; même disposition pour le comble.
On laisse sécher six mois au moins avant de crépir^ et ce crépissage se fait avec du mortier clair en commençant par le haut; on Pétend avec un balai.
Dans les constructions ordinaires, on donne un soixantième de talus (fruit) aux murs et une épaisseur de 0°^.50 à Oa>.60.
Ces constructions sont très-durables lorsqu'elles ont été bien faites; je pense qu'on ne devra y employer que des ouvriers exercés qu*on trouvera, du reste, en grand nombre dans les départe-* ments du Bhône, de l'Ain et de Plsère.
D'après Francœur {Dictionnaire technologique), un terrassier, dftias manœuyres et trois piseurs peuvent faire ensemble^ par jour, douze mètres carrés d'ouvrage, et la façon d'un mur en pisé, près de Lyon, ne revient pas à un franc le mètre carré, lorsque l'on est voisin du lieu qui fournit la terre (voyez les ouvrages de Cointe^ reaux).
PIVOTS. La résistance éprouvée par les corps qui tournent sur des pivots, à la manière des aiguilles aimantées, a été l'objet de quelques expériences Ae Coulomb, dont je résume ici les principaux résultats.
Les pivots étaient en acier, les chapes et les plans de support ont été en grenat j agate, cristal de roche, verre ou acier.
Le mode d'expérimentalion consistait : à faire pirouetter le corps tournant sur la pointe de son pivot ; — a observer très-exactement, an moyen d'une montre à secondes, le temps que le corps employait à accomplir les quatre ou cinq premiers tours ; — à déduire de cette observation cequeCoulomb appelle un tour moyen qui lui donnait la vitesse initiale; — puis^ à compter le nombre de tours accomplis jusqu'à ce que le mouvement eût cessé. Toutes les précautions avaient d'ailleurs été prises pour n'avoir point à tenir compte de la résistance de l'air ou pour la rendre négligeable.
Gela posé, b étant la fraction de tour accomplie pendant lapremt^e seconde du mouvement du corps tournant, et X le nombre total de