PLOMB
gereasës. Il se ternit à Pair, où il se couvre d'ane couche grise que l'on croit être un sous-oxyde. Si Pair est humide, il s'empare de son acide carbonique et se recouvre de carbonate de plomb. Il ne décompose l'eau ni à l'aide de la chaleur ni à l'aide des acides. Les plombs du commerce sont tous impurs; ils renferment du cuivre^ souvent de l'antimoine, de l'arsenic, du zinc, du soufre^ parfois des traces d'argent. D'après M. Dumas, le moyen le plus sûr de se procurer du plomb parfaitement pur consisterait à décomposer la céruse de Glichv par le charbon.
Résistance. Un fil de 0*^.002 de diamètre rompt sous une tensioa de 9 kiL Un centimètre cube s'écrase, d'après Rennie, sous une charge de 136 kil. Coriolts a eu l'occasion de remarquer l'influence de la durée sur l'écrasement. Ainsi un lingot de plomb d'une hauteur dé 680 n'avait plus que 317 après avoir été soumis pendant une minute à une charge de 1760 kil. Au bout d'une heure, cette hauteur était réduite à 245, et au bout de vingt-quatre heures, à 223. On ne donne ni la hauteur primitive du cylindre ni sa section.
Quant à la résistance à la rupture par extension, Navier a trouvé une moyenne de 1^.35 par millimètre carré de section transversale avec des extrêmes très-distants qui ont varié de 0.84 à 1^.74^ ou 0k.80 pour le plomb fondu et 1^.35 pour le plomb laminé.
D'après une expérience de MarioUe, un vase ue plomb en forme de baril, ayant 0^.487 longueur, 0<».325 diamètre au milieu, 0°*.217 aux extrémités et 0°^.0056 épaisseur, terminé par des bascts planes faites avec le même plomb, a supporté, sans rompre, ia pression d'une colonne d'eau de 32'n.48. Les platines se courbèrent de plus de 0"'.04.
Le plomb ayant été limé au milieu de la hauteur du baril, sar une étendue de O'^.lô en longueur et 0"'.ll en largeur, et l'épaisseur réduite à un peu moins de 0^.0022 au milieu de ce qui était limé, le plomb céda et il s'y fit une fente.
D'après deux expériences de Jardine^ d'Edinburgh, un tuyau de plomb de 0'".038 diamètre et 0>».005 épaisseur a supporté, sans altération apparente, la pression d'une colonne d'eau de 300 met. de hauteur, et s'est rompu sous celle d'une colonne d'eau de 360 met.
Un autre tuyau, de la même épaisseur et de O'^.OSOS diamètre, a supporté, sans altération apparente, la pression d'une colonne d'eau de 240 met. Il a rompu sous celle d'une colonne d'eau de 300 met.
Action des réactifs. L'acide carbonique, même faible, attaque le plomb. — L'acide nitrique l'attaque avec énergie, le convertît eu protoxyde et le dissout, même k froid. L'acide sulfurique étendu ne 'attaque pas ; concentré et bouillant, il le convertit en sulfate de
PLOMF. i^n
prMoxyde. L^acide bydrochlorique ne Tattaque pas sensiblemont , mais Teau régale le dissout, aiosi que Taoîde acétique^ aidé toutefois du GODtacl de l'ain Le nitre l'attaque promptemeot à Taide d'une chaleur peu éleyée.
Oxydes. On lui connaît deux oxydes principaux : le proioxyddj ou masiicoij qui forme la principale partie des litharges du commerce;— le peroxyde, dit oxyde puce ^ — enfin plusieurs oxydes întermédiairesy confondus soos le nom de minium.
Le protoxirde» jaune sale, d'une teinte rougefltre lorsqu'il est en
Îoadre, facilement fusible, un peu sol uble dans Feau^ solubledans » acides nitrique et acétique^ est formé de plomb 92.83 -f- oxygène 7.17; il forme avec Teau un hydrate blanc.
Le peroxyde ou oxyde puce se décompose très-facilement par la chaleur qui le ramène à Tétat de protoxyde. Les acides forts l'attaquent à froid-; bouillants^ ils le décomposent avec dégagement d'oxygène^ et il se forme des sels de protoxyde. L'acide bydrochlorique, même & froid, l'attaque facilement et le convertit en proto* chlorure. — Il est formé de plomb 86.62-4- oxygène 13.38.
Le minium est considéré comme probablement composé de peroxyde et de protoxyde; soit : plomb 89.62 -f-o^Jg^^e 10.38. Il est d'un rouge éclatant, un peu orangé.
Comhinaisons principales. Le plomb se combiné avec le chlore^ le sélénium, le phosphore, l'arsenic, l'iode, le souire, etc. On prétend même qu'il se combine en petite quantité avec le fer^ à une très-haute température.
Son protoxyde forme un grand nombre de sels. Ceux d'entre eux q^ni sont solubles sont très-vénéneux et d'une saveur sucrée et as* tringente; ils se reconnaissent facilement à ce qu'une baguette de zinc en précipite le plomb à l'état métallique.
L'hydrogène sulfuré en précipite du protosulfure de plomb d'un brun noir ; l'acide sulfurique et les sulfates solubles en précipitent du sulfate de plomb parfaitement blanc formé de protoxyde de plomb 73.56 -|- acide sulfurique 26.44, et que Ton dislingue des antres sulfates en ce qu'il se dissout dans une dissolution de potasse et surtout en co qu'il noircit instanlanément lorsqu'on l'humecte avec de Tbydrosulfate d'ammoniaque.
Minerais. Le plomb se rencontre en assez grande quantité dans la nature, et particulièrement à l'état de galène^ ou protosulfure de plomb; lorsque ce sulfure est parfaitement pur^ il est formé de plomb 86.55 -|- soufre 13.45.
Analyse. Pour analyser la galène, on la traite par l'acide nitrique étendu à une chaleur très-modérée, afin d'éviter la formation d'un sulfate ; le soufre se sépare en nature ; on lave et l'on dessèche le ré. sidu ; on fait brûler le soufre, et il reste un peu de sulfate de plomb. — On précipite le plomb de la dissolution nitrique par l'acide sul.