‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 194 sur 286 · PLUIE · texte numérisé non relu

PLUIE

furiqueott par un sulfate. Oo recueille le sulfale de plomb; on le lave avec très-peu d'eau^ parce qu'il n'est pas absolument insoluble ; on le fait sécher et rougir légèrement, puis on le pèse. 100 de sulfate correspondent à 68.39 de plomb.

On peut voir, h l'article AUiagej comment on sépare le plomb de Pétain, de Tantimoine^ du bismuth^ de l'argent^ du cuivre^ etc.

PLUIE. La quantité de pluie se mesure par la bauteur à laquelle elle s'élèTerait si elle était retenue sur la surface où elle tombe. En général, cette quantité moyenne annuelle augmente à mesure que la latitude diminue, de sorte qu'elle croit avec la température des zones.

Le nombre moyen des jours plu?ieux suit une marche inverse, en sorte qu'il pleut plu$j mais mains souvenij à mesure que l'on ayance vers Féquateur. Ainsi, entre le 12"* et le 43*^ degré de latitude nord, le nombre moyen annuel de jours pluvieux est de 79; il s'élève à 105 du 43"** au 46"^; il est de 134 à la latitade de Paris, et de 161 du 51"* au 60*' degré nord.

La quantité de pluie qui tombe en un même lieu est plus grande en été qu^en hiver, bien quMl pleuve plus souvent dans cette dernière saison; et, dans nos climats, la pluie qui tombe en juin, juillet et août, équivaut & celle que fournissent les neuf antres mois de Tannée.

La pluie tombe en plus grande abondance le jour que la nuit ; et dans un même lieu la quantité de pluie que Ton recueille est d^autant moindre que la jauge est plus élevée au-dessus du sol : ce qui semble indiquer que les gouttes augmentent de volume en traversant les couches inférieures de l'air où elles condensent de nouvelles vapeurs. Cependant on croit quMI tombe plus de pluie dans les pays montagneux que dans les plaines.

Quantités moyennes de pluie recueillies en différents points du globe.

Bièi.

Douvres O.W

Parties élevées des Alpes (2i l'état de pluie , neige et grtic). . . . . . • ..... 0.94

Vivien 0.«

Rome 0.91

Ljron . 0.39

Liverpool 0.06

Alancliester 0.84

Venise 0.81

Genève 0.80

Lille 0.76

IJtrecht 0.73

La RochcUe 0.66

nièi.

Cap français (St-Domiogue). • 3.08

La Grenade (Antilles) 2.84

Tivoli (Saint-Domingue). . . . 2.73

Carfaguana 2.49

Bombaf 2.08

CalcuUa 2.05

Kendal 1.56

Hospice du Saint-Bernard. . . 1.50

Gènes 140

Gharlestown 1.30

Joyeuse. 1.24

Pise 1.24

Milan 0.96

Naples . 0.05

PLUIE — POIDS ET MESURES. 1293

met.

Paris (daiiB la cour de TObser-

▼aloirc) (♦) 0.56

Paris (sur la terrasse de l'Obn

scrTaloire) {*) 0.53

met.

Le bassin de la Seine . . . {**) 0.53

Marseille 0.47

Pétersboarg 0.46

Upsal 0.43

Il n'est nallement démontre que les défrichements, la destruction des forêts^ diminuent la quantité de pluie qui tombe annuellement. Ainsi M. Flaugergues a trouvé que la quantité de pluie avait augmenté i Yiyiers depuis 1778, quoique Ton ait détruit la plus grande partie des forêts qui couvraient TÂrdéche. Cependant M. BouismgauU remarque qu'à partir de Panama^ en se dirigeant vers le sud, on rencontre un pays couvert de forêts épaisses où les pluies sont

{fresque continuelles^ tandis qu'au delà de Tumhezj vers Payta, où es forêts ont disparu, la p^uic est presque inconnue^ à ce point, dit-il, que, se trouvant à Pajta, les habitants affirmaient qu'il n'y avait pas plu depuis dix-sept ans.

Pénétration. D'après Mariotte^ les terres labourées ne se laissent pénétrer par les fortes pluies d'été que de O'u.ie ; et, suivant £ahi'rej dans la terre recouverte de quelques herbes, la pénétration n'a jamais lieu jusqu'à 0n>.65.

D'après le mêmc^ une masse de terre ntiede 2™. 60 d'épaisseur^ après quinze années d'exposition à toutes les intempéries, n'avait pas laissé pénétrer une seule goutte d'eau jusqu'à la plaque de plomb qui la supportait.

Buffon ayant examiné^ dans un jardin, un tas de terre de 3 mètres de haut qui était resté intact depuis plusieurs années, reconnut 3ue la pluie n'avait jamais pénétré au delà de 1*.30, chiffre bien îslant de celui de Mariotie.

Il en est tout autrement du sable et des terrains où les roches se montrent à nu. Suivant M. Àragoj le sable se laisse traverser comme un crible; et quant aux roches, tous les mineurs savent que l'eau augmente dans les galeries les plus profondes quelque temps après qu'il a commencé à pleuvoir à la surface. Enfin, d'après M. Àrago, les sources qui, sur nos c6tcs maritimes, jaillissent à tontes les hauteurs des falaises verticales du calcaire crayeux^ augmentent beaucoup immédiatemement après la pluie.

DaUon évalue au ^ de leur poids la quantité de pluie des terres de jardin qui en sont saturées.

POIDS ET MESURES. Je classe sous ce titre les tables de conversion des mesures anciennes en mesures métriques, et je m'abs-

[^) Cet excès a été obserré anmaellemeni depuis 13 années.

('^^} Ob compte qu'un tiers seulement de la quantité de pluie qui tombe dans le bassin de la Seine s'écoule par le fleuve ^ le reste s'évapore, entretient la TégétatioQ ou s'écoule dans la mer par des voies souterraines (M. Dauss0).

POIDS ET MESURES

tiens de reproduire les tables de conversion inverse^ que Ton peut considérer aujourd*hni comme à pea près inutiles^ la pratique desingéniears ne les conduisant que bien rarement à transformer desmëtres en pieds^ pouces^ lignes^ on des kilogrammes en livres. Je me dispense également, et sans plus de scrupule, de présenter le tableau des mesures légales que tous connaissent. J^j trouve d'ailleurs cet avantage, que je suis en même temps dispensé de déGnir scientifiquement le mèire^ cet archétype passé à Tétat de Protée, depuis que la géodésie lui donne autant de valeurs différentes qu'elle mesure de méridiens différents. Le rapport du mètre h la longueur du pendule à secondes a été^ il est vrai, déterminé par Borda avec une exactitude qui suffirait toujours pour retrouver le premier (p. 1258), si jamais, a par l'effet des révolutions dont VhiS' (c toire of^e tant d'exemples j ce prototype venait à s'altérer ou à se (c perdre^ » mais la science repousse cette assimilation^ objectant que a la gravité n'exercera peut-être pas toujours la même puissance (( d<ms les siècles futurs l »

SMIen est ainsi, il ne nous reste plus à transmettre à la postérité que cette définition aussi exacte qu'elle est vulgaire : Le mètre est Us longueur d'une règle en platine j déposée aux Archives ^ aujourd'hui rue du Chaume, presque en face de la rue de Rambuteau.

Si l'on pouvait supposer que notre monnaie parvint jusqu'à eux, à travers les révélations et les changements dans l'intensité de l'attraction terrestre, nos descendants retrouveraient encore le mètre avec beaucoup d'approximation, en alignant suivant leurs diamètres

19 pièces de 5 francs -f- 1 1 pièces de 2 francs^

opération plus facile que celle qui consisterait à mesurer la distance du pôle à réqaateur.

La combinaison suivante donne encore la longueur du mètre avec une moindre somme :

20 pièces de 1 franc -{-20 pièces de 2 francs. Conversion des toises^ pieds, pouces et lignes en mètres.

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