‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 285 sur 286 · VOLANTS— WATT · texte numérisé non relu

VOLANTS— WATT

Soient p le rayon de Taxe du volant, /"rstang. <p le coefficient du frottement de cet axe sur ses coussinets, ou (p Fangle de ce frottement^ fW = W tang. <p sera là résistance que le frottement op>pose à la rotation , et ^izpfyf le travail qu'elle consomme pour

chaque tour du volant ; — désignant toujours le nombre moyen de

révolutions en une minute^ Nicp/'W sera le. travail consommé on une minute par le frottement; divisant par 60 pour avoir le travail consommé par seconde, et divisant encore par 75 pour obtenir ce travail en chevaux^ il vient enfin :

^^. W=3 0.000'6981 N/p W chevaux. . . (33)

Me'ttantpour W les valeurs trouvées plus haut, nous avons pour le travail exprimé en chevaux, qui sera consommé par le seul frottement du volant, savoir :

Dans la machine â simple effet (26)

6i94i^ chevaux (33)

Dans la machine d double effet (28)

i^83^^chevaux (34)

Et enfin dans la machine d deux cylindres (30)

592>5 ^^ ■ chevaux de frottement. . . (35)

Ainsi le frottement du volant de la machine de Watt , qui a été citée plus haut, devait, en donnant à / et p des valeurs probables, consommer le travail d'un cheval au moins.

WATT (James), le plus illustre ingénieur des temps modernes, né à Greenock en 1736, mort à Heathfield, près Birmingham , le 25 août 1819. « Portez vos regards sur la métropole de ce puisce sant empire, disait Davy, sur nos villes^ sur nos villages, sur « nos arsenaux, sur nos manufactures ; examinez les cavités soua terraines et les travaux exécutés à la surface du globe. Contemc( plcz nos rivières, nos canaux, les mers qui baignent nos côtes,

iSSO ZINC.

« partoot Toas trouverez l'empreinte des bienfaits éternels de ce « grand homme. »

Cinq statues ont été élevées sur divers points de l'Angleterre à ce bienfaiteur du genre humain ; et elles n'ont pas coûté une obole au trésor public! Gloire au peuple qui comprend ainsi Archimède et ne comprend pas Alexandre !

ZINC. Métal blanc-bleuàtre^ inconnu aux anciens^ et qui n'est guère exploité en Europe que depuis un siècle. Il est peu malléable à froid^ mais il le devient assez pour se laisser laminer, eo feuilles minces et étirer en fils^ vers la température do lOOo ; au'^ dessus de cette température il devient cassant, et vers 900« il peut être pulvérisé. Il entre en fusion vers 360<> dès qu'il commence è rougir, et si on le chauffe plus fortement, il se volatilise , on peut le distiller à la chaleur blanche.

Son poids spécifique varie de 6.8 à 7.^. Il est peu tenace, car un fil de 0^.002 diamètre rompt sous une charge de 12 kil. Il est moins mou que l'étain et le plomb, et il graisse la lime. Il a une odeur et une saveur particulières. -

Action de l'atmosphère et de Peau, Le zinc s'altère peu dans Tair sec; mais, dans Tair humide, il se recouvre promptement d'une couche de son protôxyde qui est d'un gris clair, et qui le préserve, dit-on, de toute oxydation ultérieure. La présence des alcalis fa« vorise Toxy dation du zinc par l'air et par l'eau. Le zinc décompose l'eau facilement ; cette décomposition 6st lente, mais déjà sensible à la température ordinaire à l'aide du contact de l'air ^ et pour peu qu'on chauffe, il se dégage de l'hydrogène.

Action des réactifs. Le zinc se dissout aisément dans l'acide hydrôcbloriqué et dans l'acide sulfurique^ à la température ordi* naire, en dégageant beaucoup de gaz hydrogène. Il se dissout encore dans l'acide nitrique^ et même avec le temps dans la potasse pure^ dans l'ammoniaque et dans les acides végétaux. Ces réactions sont beaucoup plus vives pour le zinc du commerce que pour le zinc pur, ce que l'on attribue aux matières étrangères, carbone, plomb, arsenic, cuivre, cadmium^ fer, manganèse, qui se trouvent souvent associées au premier.

Oxyde. On ne connaît guère qu'un oxyde de zinc : blanc, léger, cotonneux, insipide, inodore, infusible, passant au jaune serin par l'effet de la chaleur, et revenant au blanc par le refroidissement à moins qu'il ne contienne de l'oxjdc de fer. Il est formé de zinc 80.1 -j- oxygène 19.9. On peut l'obtenir soit en chauffant le zinc

Page 1