COMBUSTIBLES— ESSAIS
teau poar Penleyer. Quelquefois il est livide, feuilleté et peu ductile ; c'est qu'alors il est pénétré d'une petite quantité de litbarge qui eu augmente sensiblement le poids.
Ces signes indiquent que Texpérience a été faite trop rapidement; il faut la reprendre. En général , il conyient de répéter au moins deux fois Texpérience^ et l'on ne doit compter sur les résultats que quand ils ne dîflfèrent que de 1 à 2 dixièmes de gramme. (Voyei Traité des essais par la 9oie sèche,)
Ce qui se passe dans cette opération est facile h romprendre ; Toxjgéne d*une partie de la litharge se combine avec le carbone du charbon pour former de Facide carbonique qui se dégage ; le plomb rendu libre se sépare; comme dans la litharge 0.9283 plomb correspond à 0.0717 oxygène, P grammes de plomb rendu libre suppose O grammes d^oxygéne absorbé, on a donc :
0 0717 P: 0 :: 0.9283 : 0.717, d'oùOzz:-^ XP = 0.0772XP.
Mais chaque gramme d'oxygène absorbé par le carbone développe une chaleur suffisante pour élever 2967 grammes d'eau de lo; donc à un nombre P de grammes de plomb, rendus libres par la combustion complète de 1 gramme de charbon, correspond un nombre de calories exprimé par
donc, si l'on avait brûlé 1^-000 de combustible au lieu de i gramme, on aurait obtenu un nombre de calories = 229 X P*
Ce qui montre que la puissance calorifique du combustible est exprimée par le produit formé du nombre abstrait de grammes If et du nombre constant 229 : quelques auteurs ont admis 230.
Si l'on voulait tenir compte de l'hydrogène du combustible, il faudrait déterminer, par une analyse directe, la quantité de ce gaz qu'il renferme, puis compter que 1 gramme d'hydrogène a dû absorber (voyez équivalents) — — grammes d'oxygène pour se convertir en eau, ce qui aurait produit une quantité de chaleur capable
d'élever -^~ grammes d'eau de i^-, on ferait ensuite facile-
ment la part du carbone seul.
Au reste, ce mode d'essai est peut-être plus curieux qu'utile.
20 Les essais des combustibles se font tout naturellement dans la pratique des arts, où l'on a, soit dans la quantité d'eau qu'ils vaporisent, soit dans la quantité de minerai qu'ils portent , etc. , des mesures directes d Wets utiles toutes spéciales, et des termes de comparai-