COMBUSTIBLES— BOIS
son qui permettent de les classer avec certitude suivant l'ordre de préférence à leur accorder, en tenant d'ailleurs compte de leur prix de revient. Ces résultats de la pratique sont les seub qui puissent sûrement guider des ingénieurs.
Bois. Considéré comme combustible, le bois ajant une année de coupe contient sur lOO kilog. (abstraction faite des résines, gommes, etc.)^
Carbone ou charbon pur 38^.48
iDans la proportion rigoureusement nécessaire pour former eau combinée 35^.5^
Eau mélangée 25
Cendres i
1 00 kilog.
Lorsqu'il est vert, l'eau mélangée peut s'élever de 0.36 à 0.50 de son poids. Lorsqu'il a été parfaitement desséché, il absorbe de nouveau l'humidité atmosphérique.
Poids du bois cordée — Le poids des bois cordés varie avec l'esseoce, le degré de dessiccation, la grosseur des bûches, et surtout avec la bonne foi du vendeur.
Toutes choses égales d'ailleurs, le stère de grosses bûches renferme plus de bois que le stère de petites bûches , quelquefois plus du double,
Marcus Bull a reconnu , d'après une moyenne tirée d*un grand nombre d'expériences, que le Dois cordé donnait 0.56 de plein et 0.44 de vide. D'après cette donnée, on obtiendra approximativement le poids d'un stère en multipliant par 0.56 ou même par \ le poids d'un mètre cube plein ou le poids spéciâque.
Voici, au surplus, un assez grand nombre de résultats.
On a, d*après M. Berthier : Chêne des environs de Moulins, en grosses bûches refendues de l'°.3 de longueur, cordé par le marchand, 375 kil. — Chêne coupé en 4 dans sa longueur, donne un volume moindre de ^, et rangé avec soin, pèse 450 kil. — Chêne en grosses bûches refendues, 420 kil. — Chêne de 80 ans, un an de coupe, bûches de 1*°. de long, diamètre 0.05 à O^'.IS exactement cordé, mais sans un soin minutieux pour remplir les vides, 525 kil. — Chêne de charbonnage, 220 à 260 kil. — Chêne en branchages de 0^.10 très sec, 333 kil. — Aulne en brancliages très sec, 300kil. — Noisetier après trois mois de coupe, 310 kiU — Hélre en gros rondins refendus, très sec, cordé avec soin, 440 kil. — Uêire vieux et ver-
368 COMBUSTIBLES— CHARBON DE BOïS.
Bffei» pratiquée. — D'après M. Lefebvre^ on consommait aulre^ fois^ sous la chaudière d'une machine à vapeur à basse pression Tusine de Baealan» de la force de 13 cbeYanx^ 1367 kil. de bois de pin maritime vieux et résiné, en 12 heures detrayail.
Dans la pratique des salines, 1 kil. de bon bois à brûler ne vaporise que 2^.5 à 3, et tout au plus 3*^.5 d'eau prise à la température atmosphérique. »
J*ai constaté, sur une longue fabrication» que dans les fours à réverbères chauités au bois où Pon recuit les tôles, on consommait 0.'^^44 de mauvais bois poar recuire lOOkii. de fortes tôles.
Charbon ob bois. Le charbon conserve la forme et la structure du bois dont il dérive» mais le volume de celui-ci est fortement diminué par la carbonisation. On estime qu'une bûche de 0"'.97 de longueur et de 0''.325 de circonférence se réduit» en se carbonisant» si le bois n'est pas résineux» de O^'.OS sur sa longueur et de O"*.! 1 sur sa circonférence» ce qui équivaut à une réduction de ^ environ pour la longueur et de ^ à peu près pour le diamètre» de sor(e que le volume d'une bûche isolée est à celui du charbon qu'elle produit à peu prés comme S7 : 1 1 . Leur poids relatif dépend en général de la qualité du bois» et pour une même espèce il dépend même du terrain sur lequel ce bois a végété. On sait en effet que le charbon £iit avec un bois qui a poussé sur un terrain calcaire pèse moiiis, toutes choses égales d^ailleurs» que celui qui provient de bois pris sur des terrains siliceux ou argileux. Ces poids peuvent» dit-on» tsrier pour une même essence dans le rapport de 2 à 3» fait qui me parait douteux. Quoi qu'il en soit» il y a certainement d'asseï grandes variations dans les poids des charbons de bois» ainsi que le montrent les chiffres suivants.
Poids du mètre cube de charbon. — J'ai trouvé» pour la moyenne d'un très grand nombre d'observations de charbons mêlés dans le département de l'Ariége» 225 kil. D'après Dielrich» Mercadier» d'Aubuisson, M. Marrot» le mètre cube dans le même département» varierait de 204 à 235 kil.
J'ai encore trouvé en Bretagne :
Gros charbon de fourneau (chêne et un peu de bouleau')» 227 kil.; charbon de forge» mêmes essences» plus menu» 194 kil.; charbon de hêtre dans les Basses-Pyrénées» 186 kil.; charbon de hêtre et de sapin» 162 kil.; charbon de makis en Corse» 251» charbon de sapin dans les Vosges, 138kil.; charbon mêlé pour haut fourneau, 228 kil. D'autres observateurs. indiquent» comme limites du poids des charbons en général» 130 à 250 kil.
M. Berthier donne pour le charbon de bois dur du commerce» 200 à 240kil.; cbart)on (hêtre et chêne)» 210kil.; id. de [bois dur et \ sapin» 150kil.; id, de pin sylvestre» 157.; id. de pin» 141 kil.;
COMBDSTIBLES— GHABBON DE BOIS. 369
Eiapia, 1 35 kîl.; de bois dur et de bois résineux^ très sec, 180kii; même, avec son maximom d'humidité, 360 kil.; de bois dur Picardie, sur le marché, I80kil.^ de l'Yonne, sur les bateaux et lors humide, 250 kii.
M. Fournet donne, pour charbon de chêne et hêtre, encore
ad, 200 à 210 kil.; de bouleau, id., lOOkil.; de sapin, id., 175
.; d'autoe, id., 160 kil.
M. Bobin, pour charbon de hêtre, tout chaud, 230 kil. ^ de chêne,
,200 kil.; de pin en branches refendues, id., lOOkil.; de pin en
ochages, id., 177 kil.
M. L^byre, pour pin maritime des Landes, 6 heures après être Ude la meule et tassé par trois secousses, 194kil.; id. sans être pié, 174kil.
iJbpporI du poids du charbon au poidê du bois. Le poids du bois Mé étant pris pour unité, on a obtenu pour celui du charbon qui iproYient : dans rAriège, 0.18 à 0.20; dans le Puy-de^Déme, BU pour le chêne, 0.203 pour le hêtre, 0.17 pour le bouleau en pdias ayant trois mois de coupe, 0.146, pour le sapin en branches, I 0.10 de diamètre au plus et immédiatemiOBt après Tabatage, i495, pour le même bois, après trois mois de coupe -, dans le 'BaslûD, 0 29, pour le pin, en prenant des soins extrêmes, et façonial le bois, le dressant parbitement (procédé JIe6tn); en Bavière, Lis, pour les bois résineux, 0.20, dans Seine-et-Marne, 0.20, dans ICiier, 0.15, en Corse, pour le bois de gros makis, dans les Ar- ■mes, 0.217, dans l'arrondissement de Youziers, 0.21, 0,213, Ll7; dans rarnMidissement deSedan, 0.23. En moyenne, pour tout p département, 60 à 66kiL de charbon pour 1 stère de bois pesant ksis dur 375 kil. le stère, bois tendre 300 kil. ^ dans la Meuse, 80 19. charbon par stère de bois pesant, bois dur 375kil., soit 0.21. kuis les Vosges, 8st.087 bois mêlé m'ont donné 1 m^e cube char-' Inde fourneau, et 2 st. 535 sapin 1 mètre cube charbon de forge. , 70 beaux hêtres des Pyrénées, entièrement livrés au charbonnage,
K donné jusqu'à 39748 kil. charbon, soit enyiron 560 kil. par ar- . PIqs communément on n'oblient que 335 kil. par arbre. On Mrbonise un mois après Tabatage.
Un hectare de taillis de chêne de 16 ans a donné, dans les Pyré- , 4378 kiL diarbon; — un hectare de bois de hêtre de 18 ans a né sensiblement le même produit; un hectare d'aulne, tremble, leau de 10 ans, donne environ 4000 kil.) un hectare de gros ma- (Curse) a donné 5140 kil. 1 pin maritime de cent ans dans les des donne 184 kil. de charbon ; un hectare de pins maritimes du iBème Ige, environ 18400 kil. (M. Lefobvre); un hectare de hêtres le haate futaie, assez bien garni de vieux arbres, donnerait, d'après te même, 27750kil. charbon.
Baueignements généraux. — Un bois qui croit encore donne un